Le bras de fer va se poursuivre entre OpenAI et Elon Musk
Un procès prévu en avril
OpenAI et Microsoft n'ont pas pu échapper à un procès concernant les accusations d'Elon Musk selon lesquelles la startup de Sam Altman aurait trahi sa mission initiale d'organisme à but non lucratif en acceptant des milliards de dollars de financement du géant du logiciel et en prévoyant de fonctionner comme une entreprise à but lucratif, indique Bloomberg. Un juge fédéral d'Oakland, en Californie, a rejeté en effet hier les demandes d'OpenAI et de Microsoft visant à faire rejeter les accusations de Musk et a ordonné la tenue d'un procès devant jury, prévu pour fin avril. Musk avait rappelons-le aidé Altman et d'autres à lancer OpenAI en 2015 et a ensuite fondé sa propre entreprise d'IA, xAI, il y a deux ans de cela.
OpenAI affirme que la plainte de Musk "demeure sans fondement et s'inscrit dans sa stratégie de harcèlement habituelle" et se dit impatient de le démontrer lors du procès. "Nous restons pleinement mobilisés pour renforcer la Fondation OpenAI, qui compte déjà parmi les organisations à but non lucratif les mieux dotées au monde", ajoute la startup dans un communiqué relayé par Bloomberg. Dans sa décision, la juge de district américaine Yvonne Gonzalez Rogers a refusé quoi qu'il en soit de rejeter l'accusation de M. Musk selon laquelle OpenAI aurait manqué à son engagement de fonctionner comme une fondation caritative. Bloomberg note que la juge a également refusé de rejeter les accusations de fraude, s'appuyant sur des communications internes impliquant Greg Brockman, cofondateur d'OpenAI, en 2017. Dans un courriel daté de septembre de cette année-là et cité par le juge, Shivon Zilis, également membre du conseil d'administration, informait Musk que Brockman souhaitait "maintenir la structure à but non lucratif" d'OpenAI. Selon la décision, deux mois plus tard, dans une note privée, Brockman écrivait : "On ne peut pas dire que nous soyons engagés envers le statut d'association à but non lucratif. On ne veut pas dire que nous le sommes. Si, trois mois plus tard, nous adoptons la certification B Corp, alors c'était un mensonge".
Marc Toberoff, l'avocat de Musk, a déclaré selon Bloomberg, par courriel, que la décision confirme "l'existence de preuves substantielles que la direction d'OpenAI a sciemment donné de fausses assurances à M. Musk concernant sa mission caritative, assurances qu'elle n'a jamais respectées au profit de son enrichissement personnel".
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