Meta : un accord à l'amiable pour éviter des sanctions monumentales ?
Discussions avec des procureurs généraux pour régler le procès accusant le groupe de favoriser les comportements addictifs des 'ados'
[US:US30303M1027:0]Meta[:US] et les procureurs généraux de plusieurs États américains ont entamé des discussions en vue d'un éventuel règlement du procès accusant le géant technologique d'avoir conçu Facebook et Instagram de manière à favoriser des comportements addictifs chez les adolescents, a rapporté mercredi Bloomberg News, citant des sources proches du dossier.
Ces pourparlers interviennent alors que le procès fédéral, qui se tient à Oakland en Californie, en est à sa deuxième semaine. Un groupe de 29 États réclame des sanctions financières ainsi que des modifications du fonctionnement des plateformes de réseaux sociaux de Meta, relate Bloomberg. Meta conteste les accusations et les mesures correctives proposées Meta a rejeté les accusations portées par les États, qualifiant de déraisonnables les changements proposés concernant la conception de ses plateformes ainsi que les éventuelles sanctions financières.
La Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey sont à l'initiative de cette procédure. Ces États affirment que Meta a sciemment créé des fonctionnalités visant à inciter les jeunes utilisateurs à passer de longues périodes sur Facebook et Instagram, tout en fournissant aux consommateurs des informations trompeuses sur ses mesures de sécurité. Cette action s'inscrit dans le cadre d'un examen plus large des effets des réseaux sociaux sur les jeunes utilisateurs et des mesures prises par les entreprises technologiques pour remédier aux risques potentiels.
Les sanctions potentielles pourraient atteindre... 1.400 milliards de dollars (!), selon une estimation faite par Meta d'une issue défavorable du procès, estimation relayée par Bloomberg. Tout accord négocié serait évidemment bien inférieur à ce montant potentiel. Toutefois, aucun accord n'a été annoncé pour l'instant et les discussions ne déboucheront pas nécessairement sur une entente, nuance Bloomberg. L'ampleur des sanctions potentielles accroît l'importance de ce procès pour Meta et ses actionnaires, en particulier si l'affaire aboutit finalement à des changements opérationnels affectant Facebook et Instagram, ajoute Bloomberg.
Mark Zuckerberg devrait témoigner selon l'agence, alors que le procès a déjà donné lieu aux témoignages d'Adam Mosseri, le patron d'Instagram, ainsi que d'employés actuels et anciens de Meta. L'issue du procès pourrait avoir des conséquences allant au-delà des sanctions financières, notamment si Meta est contraint de modifier des fonctionnalités ou d'autres aspects de ses plateformes.
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