BASF : aurait relevé son offre sur Evonik Industries à plus de 11 milliards d'euros
Cette offre révisée inclurait des garanties sur les emplois et les sites de production d'Evonik...
[FR:DE0005151005:0]BASF[:FR] serait passé à l'offensive. Le groupe allemand aurait relevé son offre de rachat sur Evonik Industries, la portant à plus de 11 milliards d'euros, selon des sources proches du dossier citées par 'Bloomberg'. La firme basée à Ludwigshafen proposerait désormais environ 24 euros par action, améliorant ainsi une offre précédente qui valorisait Evonik à près de 10,3 milliards d'euros, croient savoir les sources de l'agence. Cette offre révisée inclurait des garanties sur les emplois et les sites de production d'Evonik. Cette nouvelle proposition représenterait une prime d'environ 38% par rapport au cours de clôture d'Evonik avant que l'intérêt de BASF pour un rachat ne soit révélé en septembre. Les discussions seraient en cours et rien ne garantit qu'elles aboutiront à une transaction, ont précisé les sources.
Cette semaine, le groupe a promis de respecter les garanties d'emploi existantes chez Evonik jusqu'en 2032, intensifiant ainsi ses efforts pour faire aboutir son offre. Dans une vidéo publiée sur le site web de BASF, son directeur général a affirmé : "cela signifie que les licenciements économiques ne sont pas à l'ordre du jour jusqu'en 2032. Les conventions collectives et la tradition de partenariat social resteront intactes".
Markus Kamieth s'est également engagé à ce qu'un futur membre du directoire du groupe issu de la fusion soit basé au siège actuel d'Evonik, dans la ville d'Essen, dans l'ouest de l'Allemagne, avant de mettre en garde contre des tentatives de rachat par des acteurs étrangers si Evonik continuait à s'opposer à un accord. "L'industrie chimique est en pleine consolidation, d'une manière ou d'une autre. La question est la suivante: prenons-nous nous-mêmes l'initiative en tant qu'entreprises allemandes... Ou attendons-nous simplement que les entreprises chimiques européennes soient dépassées sur le marché mondial ou de plus en plus rachetées par des investisseurs étrangers ?", a-t-il déclaré.
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