Coface : 155,5 millions d'euros de résultat net à neuf mois
Dont 47,7 millions au 3e trimestre
Coface a réalisé un chiffre d'affaires à neuf mois de 1,41 MdE en hausse de 1,7% à périmètre et taux de change constants et de 1,9% en données publiées. Les revenus d'assurance-crédit ressortent en hausse de 0,9% à changes constants et de 0,6% en données publiées à 1,136 MdE. L'activité client enregistre une progression de +2,5%. La rétention client se maintient à niveau élevé (93,1%). L'effet prix reste légèrement négatif (-1,3%). Les activités hors assurance (affacturage, services d'information et de recouvrement de créances) progressent de 10% à 134,9 ME. La croissance à deux chiffres des services d'information se poursuit (+11,2% à change constant en incluant les filiales non consolidées et +15,3% avec Cedar Rose). Le recouvrement de créances est en croissance de +28,1%, alors que l'affacturage rebondit à +7,3%.
Le ratio de sinistralité net ressort à 37,7%, en amélioration de 1,9 ppt. Le ratio combiné net est de 72,4%. Le ratio de sinistralité brut s'affiche à 36,6%, en amélioration de 0,3 ppt sur un an avec un provisionnement d'année d'ouverture stable et des reprises sur antérieurs toujours élevées. Le ratio de coûts net ressort en hausse de 2,4 ppts à 34,7%, reflétant la poursuite des investissements en ligne avec la stratégie.
Le résultat net (part du groupe) recule de 11,8% à 155,5 ME à neuf mois, dont 47,7 ME au 3e trimestre. Au 30 septembre 2026, les capitaux propres part du groupe s'établissent à 2,14 MdsE (-3,2%). Le rendement annualisé sur fonds propres moyens nets des actifs incorporels (RoATE) s'établit à 10,7% au 30 septembre 2026, en baisse de 0,7 ppt principalement due au résultat technique.
La reprise très partielle et très irrégulière du trafic dans le détroit d'Ormuz n'a pas permis de baisse sensible des prix du pétrole. Dans le même temps, les frappes ciblées sur les raffineries russes ont entrainé des tensions sur le marché des produits pétroliers et notamment le diesel. Ces hausses de prix se diffusent à l'ensemble de l'économie et maintiennent une pression inflationniste poussant les banques centrales à relever leurs taux directeurs, indique Coface. En parallèle, les investissements capacitaires dans le domaine des centres de données se sont poursuivis à un rythme effréné. La demande de nombreux composants et notamment les mémoires, dépasse largement l'offre disponible, ce qui constitue un facteur inflationniste supplémentaire.
Sur la fin du trimestre, des doutes sur la santé financière de certains acteurs très endettés du secteur de la technologie ont également refait surface, constate Coface. Ces tendances ont entraîné une hausse des taux d'emprunt. Cette augmentation, dans une économie très endettée révèle les fragilités, tant au niveau des entreprises que des États et notamment la France.
Bien que le groupe soit basé en France, son portefeuille de risques est très diversifié et le pays ne représente que 14% des revenus de Coface et 10% de ses expositions. Les obligations d'état françaises représentent environ 5% du portefeuille d'investissement du groupe. Dans cet environnement toujours difficile Coface "maintient un niveau de vigilance très élevé et poursuit ses investissements dans la donnée et la technologie".
La croissance des activités de services atteint 10%, avec notamment un très bon niveau d'affaires nouvelles en affacturage, et dépasse une nouvelle fois celle de l'assurance, "justifiant pleinement les choix stratégiques de Coface".
La hausse des taux d'intérêt et du coût de l'énergie vont continuer de mettre la pression sur les États et les entreprises les plus endettées. Coface a donc de nouveau augmenté le volume de ses actions de prévention ciblées tout en maintenant un niveau d'acceptation élevé pour accompagner ses clients... Le groupe fait aussi état de la cooptation de John Gaines au Conseil d'administration.
Xavier Durand, directeur général de Coface, ajoute : "Au cours du troisième trimestre 2026, l'économie mondiale demeure fortement affectée par les tensions géopolitiques et les déséquilibres macroéconomiques. Le maintien des prix de l'énergie à un niveau élevé, les investissements dans l'intelligence artificielle et la persistance de déficits publics élevés ont entraîné une hausse des taux d'intérêt, mettant en difficulté les emprunteurs les plus fragiles, entreprises comme Etats. Les défauts d'entreprises se sont maintenus à un niveau record et se traduisent par l'apparition de sinistres de taille plus importante. Dans ce contexte, Coface enregistre sur le troisième trimestre une croissance de ses revenus de 5,4%, notamment grâce à un niveau de production nouvelle record et une activité client plus soutenue. Les revenus hors assurance continuent d'enregistrer une bonne performance avec une croissance à deux chiffres portée par l'ensemble des métiers et notamment l'affacturage.
Notre expertise et notre vigilance en matière de gestion du risque nous ont permis encore une fois de maintenir notre ratio combiné à un niveau meilleur que notre objectif de moyenne de cycle. Ces bons résultats sont obtenus alors même que nous poursuivons nos investissements stratégiques".
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