Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
8 152.82 PTS
+0.27 %
8 165.5
-0.09 %
SBF 120 PTS
6 173.36
+0.26 %
DAX PTS
24 894.44
-0.15 %
Dow Jones PTS
49 003.41
-0.83 %
25 939.74
+0.88 %
1.199
-0.43 %

Le Sénat se saisit d'une loi-cadre pour faciliter les restitutions coloniales

| AFP | 79 | Aucun vote sur cette news
Les statues des Œuvres des trésors royaux d'Abomey exposées puis restituées au Bénin, au Musée du quai Branly à Paris le 10 septembre 2021
Les statues des Œuvres des trésors royaux d'Abomey exposées puis restituées au Bénin, au Musée du quai Branly à Paris le 10 septembre 2021 ( Christophe ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

Des pièces d'un trésor rendues au Mali ? Des effets personnels d'un émir du XIXe siècle renvoyés en Algérie ? Face aux demandes de restitution qui affluent, le Sénat examine mercredi une loi-cadre pour faciliter la sortie de biens coloniaux des collections françaises.

Attendu de longue date et plusieurs fois repoussé, ce texte du gouvernement atterrit dans la soirée à la chambre haute qui l'examine en première lecture et devrait l'adopter très largement, avant sa transmission à l'Assemblée nationale.

Concrétisation d'une promesse du président Emmanuel Macron lancée à Ouagadougou en 2017, le projet de loi entend encadrer et simplifier le processus complexe de restitution de biens acquis par la France de manière "illicite", souvent durant la période coloniale.

Il permettra, à terme, d'apporter une réponse plus efficace et documentée aux pays réclamant la restitution d'oeuvres ou objets actuellement conservés dans les musées français.

En raison du principe d'inaliénabilité des collections publiques, le retour de ces objets dans leurs pays d'origine ne pouvait jusque-là se faire qu'au compte-gouttes via des lois spécifiques. Parfois, un "prêt" ou un "dépôt" était privilégié à une restitution complète pour éviter de passer par le Parlement.

Très souvent, cela relevait d'ailleurs d'une annonce présidentielle dans le cadre d'un déplacement diplomatique, une démarche unilatérale parfois qualifiée de "fait du prince".

Ce fut le cas récemment pour un "tambour parleur" confisqué à la Côte d'Ivoire depuis 1916, le "Djidji Ayokwe", dont une loi de l'été 2025 a permis la restitution.

"Ni déni ni repentance"

"Il faut dire stop à ce +fait du prince+, au profit d'une méthode rigoureuse", martèle la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, en première ligne sur ce dossier au Sénat.

Dans une démarche transpartisane, les sénateurs plaident pour rendre obligatoire la consultation d'une "commission nationale permanente" et d'un "comité scientifique bilatéral", au regard de critères précis certifiant le caractère illicite ou non de l'appropriation.

"L'idée n'est pas de vider les musées français, mais d'aboutir à de l'authenticité dans la réponse de la France, sans déni ni repentance mais dans la reconnaissance de notre histoire", explicite Mme Morin-Desailly.

Le projet de loi ne vise que les biens ayant été acquis entre 1815 et 1972.

Il pourrait ainsi permettre de traiter plusieurs demandes déjà soumises par différents pays. Le rapport du Sénat sur cette loi-cadre en dénombre une douzaine, certaines étant très généralistes, d'autres plus précises.

L'Algérie réclame ainsi des effets personnels de l'émir Abdelkader, héros anticolonial, et le Mali des pièces du trésor de Ségou. Le Bénin, déjà destinataire de 26 objets ces dernières années, a également transmis d'autres demandes, comme pour une statue du dieu Gou.

Ce projet de loi, présenté par la ministre de la Culture Rachida Dati, pourrait être le dernier à porter le nom de la candidate aux municipale à Paris, qui s'apprête à quitter le gouvernement.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du mercredi 21 janvier 2026 au mardi 27 janvier 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 27/01/2026

La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, ouvrant la semaine sur une note positive, alors que les investisseurs se préparent à une salve de résultats des poids lourds de la technologie et…

Publié le 27/01/2026

Christian Dior proposera un dividende de 14,30 euros par action...

Publié le 27/01/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

Publié le 27/01/2026

Le bénéfice opérationnel des activités poursuivies de Memscap s'établit à 317 kE...

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.