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Trois ans de prison requis contre l'"ennemi public n°1 des balances"

| AFP | 100 | Aucun vote sur cette news
Trois ans de prison avec incarcération immédiate ont été requis à l'encontre du détenu et créateur du groupe Telegram
Trois ans de prison avec incarcération immédiate ont été requis à l'encontre du détenu et créateur du groupe Telegram "Balance ta Balance", dans lequel étaient publiées des photos et des informations personnelles d'autres détenus ou d'anciens condamnés ( Damien MEYER / AFP/Archives )

Trois ans de prison avec incarcération immédiate ont été requis à l'encontre du détenu et créateur du groupe Telegram "Balance ta Balance", dans lequel étaient publiées des photos et des informations personnelles d'autres détenus ou d'anciens condamnés.

Suivi par plus de 20.000 personnes, ce groupe, créé en juin 2023 à la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône), a diffusé pendant plus d'un an des informations privées concernant une centaine de personnes, pour la plupart passées par la prison.

Ces publications comportaient de nombreux détails, tels que leur adresse, des extraits de leur dossier judiciaire ou encore leur numéro de cellule.

Incarcéré depuis l'âge de 20 ans, le créateur du groupe, Kevin M., dont le casier judiciaire comporte 13 mentions, purge actuellement une peine de 14 ans de prison, notamment pour enlèvement et vol aggravé.

Son groupe, affublé d'un smiley "balance" et d'un drapeau pirate, se présentait comme "l'ennemi public n°1 des balances".

"Les textes me font honte mais je savais que c'est ce que voulait ma communauté", a justifié le jeune homme.

Parmi les extraits projetés à l'audience, une photo d'un homme souriant en short sur une plage était accompagnée d'un long texte descriptif se concluant par: "on compte sur vous, faites le job".

"Qu'est-ce que cela signifie +faites le job+ ?", interroge le président, Guillaume Daieff. "C'était juste pour faire le buzz, c'est ce qu'attendait le public", répond le prévenu, assurant n'avoir jamais cherché à provoquer de représailles contre les "balances".

"On m'a balancé"

"Il n'y a pas eu de preuves de violences commises à la suite de ses publications", précise son avocate, Me Sukeyna Elachguer, qui a demandé à la cour de revoir la peine à la baisse.

"Il a voulu faire le buzz entre détenus. En prison, il ne reste que l'honneur", a-t-elle résumé.

Une victime du groupe, également détenue, a témoigné en visioconférence des conséquences de la publication d'une conversation qu'il avait eue avec un policier, décrivant l'expérience comme "le plus gros coup d'épée reçu dans sa vie".

Dans cette affaire, la plateforme Telegram n'a pas donné suite aux demandes d'aide de la justice dans un premier temps, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire
Dans cette affaire, la plateforme Telegram n'a pas donné suite aux demandes d'aide de la justice dans un premier temps, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire ( - / AFP/Archives )

D'autres groupes, comme "Balance ton four", ont été créés en parallèle, présentés par le prévenu comme des sortes de "filiales".

"Je me servais de la visibilité de +Balance ta Balance+", explique Kevin A., qui relayait des annonces de dealers afin de gagner de l'argent.

"C'était comme de la publicité, avec des jeux-tombolas pour gagner des stupéfiants", précise-t-il.

Dénonçant une forme de "justice privée" dans laquelle les victimes ont été "livrées à la vindicte populaire", la procureure Flore Mevel l'interroge sur sa définition du mot "balance".

"C'est quelqu'un qui veut s'en sortir, qui n'assume pas ses actes et qui dénonce ses proches", résume Kevin M. "Etes-vous incarcéré à cause d'une +balance+?", poursuit la magistrate. "Oui, on m'a balancé", dit-il.

Dans cette affaire, la plateforme Telegram n'a pas donné suite aux demandes d'aide de la justice dans un premier temps, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire.

Avant de finalement collaborer en septembre 2024, peu après l'arrestation de son dirigeant Pavel Durov, notamment pour la modération déficiente de sa plateforme. Dans une déclaration transmise à l'AFP, la plateforme a estimé que c'était "le processus de transmission des demandes qui était défaillant, non la réponse de Telegram à ces demandes".

La décision sera rendue le 19 mai.

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