Wall Street : une fin de semaine haussière
Vert !
Wall Street progresse en début de journée à New York, portée par les espoirs de paix en Iran et l'enthousiasme pour l'intelligence artificielle malgré un indice de confiance des ménages américains déprimé. Le Dow Jones avance de 0,57% à 50.571 points, alors que le S&P 500 prend 0,45% à 7.479 pts. De son côté, le Nasdaq s'octroie 0,46% à 26.414 pts.
Après un début de semaine compliqué sur fond de craintes inflationnistes en lien avec la poussée des prix de l'énergie, les indices ont rebondi depuis mercredi. Après une hausse de 18% depuis ses plus bas niveaux atteints au début du conflit en Iran, le S&P 500 est en passe d'enregistrer une huitième semaine consécutive de progression. Une telle séquence haussière n'a plus été observée depuis 2023.
Le Pakistan a annoncé que son chef d'état-major se rendait dans la capitale iranienne, signe de progrès dans les négociations visant à mettre fin à la guerre. Une délégation qatarie de négociateurs est arrivée à Téhéran en coordination avec les États-Unis afin de parvenir à un accord, a rapporté 'Reuters'. Une source iranienne de haut rang a par ailleurs déclaré jeudi à l'agence que les divergences s'étaient atténuées et le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a également fait état de signes de progrès dans les discussions.
"Même si des divergences majeures entre les États-Unis et l'Iran doivent encore être résolues pour mettre fin à la guerre, la poursuite des pourparlers de paix reste un facteur favorable pour les investisseurs", déclare Peter Cardillo, économiste en chef chez Spartan Capital Securities.
La séance sera également dominée par la prise de présidence de la Fed par Kevin Warsh, qui doit prêter serment à 15h00 GMT (17h00 heure de Paris), en remplacement de Jerome Powell. Au-delà de la cérémonie, les premières déclarations du 11e président de la Réserve fédérale seront épiées afin de déceler sa position concernant les taux d'intérêt qui font l'objet de vives inquiétudes chez les opérateurs depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par les frappes israélo-américaines fin février.
Très attendu, Nvidia a perdu 1,8% hier malgré la publication de solides résultats et perspectives, les investisseurs se montrant prudents face à un environnement de plus en plus concurrentiel pour le géant américain des puces d'IA. Pour autant, la confiance des investisseurs en l'avenir de l'IA reste forte. Le pari de 2 milliards de dollars de l'administration Trump sur l'informatique quantique a par ailleurs insufflé une énergie supplémentaire au compartiment technologique américain.
"Nous assistons au plus fort boom des investissements depuis la crise financière", indique à 'Bloomberg' Guy Miller, directeur de la stratégie marchés chez Zurich Insurance. "Cela se traduit par une rentabilité record des entreprises ; nous sommes dans un cercle vertueux qui génère également de la rentabilité pour d'autres fournisseurs et d'autres entreprises".
Du côté des indicateurs économiques du jour, les opérateurs ont pris connaissance d'une nette dégradation du moral des ménages américains. L'indice final du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour le mois de mai est en effet ressorti à 44,8, contre 49,8 un mois avant et 48,2 en lecture avancé, au plus bas historique. Le sous-indice des anticipations d'inflation à un an a atteint 4,8% contre 4,7% en avril et 4,5% en première lecture.
L'indice des indicateurs avancés du Conference Board pour le mois d'avril s'est lui affiché en légère hausse de 0,1% d'un mois sur l'autre, alors qu'il était attendu en baisse de 0,1%. L'indice avait diminué de 0,6% en mars.
Sur le marché pétrolier, les cours restent très volatils. Le WTI (contrat juillet) progresse désormais de 1% à 97,4$, tandis que le baril de Brent prend 1,5% à 104,1$. L'indice dollar avance de 0,2% face à un panier de devises de référence et le bitcoin s'adjuge 0,2% à 77.430$.
Les valeurs
* Estee Lauder grimpe de 10% après que le fabricant de cosmétiques et le groupe espagnol Puig ont mis fin à leurs discussions concernant une éventuelle fusion qui aurait donné naissance à l'un des plus grands groupes mondiaux de parfums et de soins de la peau. Bien que les deux entreprises aient publié des communiqués distincts jeudi annonçant la fin des discussions, aucune n'a fourni de précisions. Les analystes de Wall Street avaient déjà exprimé leur scepticisme quant à ce rapprochement, remettant en question la capacité d'Estée Lauder à intégrer de nouvelles marques alors même que l'entreprise est en pleine restructuration et a déjà supprimé des milliers d'emplois.
* Ross Stores bondit de 7% après que le détaillant à prix réduits eut relevé ses prévisions annuelles, misant sur la résilience de la demande pour ses vêtements et accessoires à prix réduits malgré les incertitudes macroéconomiques qui pèsent sur l'horizon. La direction anticipe désormais des ventes périmètre comparable en hausse de 6% à 7%, contre +3% à +4% visé précédemment, avec un bpa de 7,5 à 7,74$ contre une fourchette précédente allant de 7,02$ à 7,36$. Sur son premier trimestre fiscal, le détaillant discount a dégagé un bpa de 2,02$ contre 1,47$ un an plus tôt et 1,71$ de consensus, pour des revenus de 6,01 Mds$, en hausse de 21%. Les ventes à magasin comparable ont bondi de 17%, un record, contre 8,78% de consensus.
* AMD (+4,6%) collabore avec des partenaires taïwanais pour augmenter sa capacité de production, alors qu'une demande plus forte que prévu met le marché mondial des processeurs sous pression, a déclaré vendredi sa directrice générale, Lisa Su.
* Workday gagne 3,3%. La société spécialisée dans l'édition de logiciels de gestion basés sur le cloud destinés aux entreprises, aux institutions éducatives et aux organismes gouvernementaux, a dévoilé un bpa trimestriel de 2,66 dollars, contre 2,23$ un an plus tôt et 2,51$ attendus par les analystes, pour un chiffre d'affaires de 2,54 Mds$ (+13%). Le chiffre d'affaires lié aux abonnements, un indicateur clé pour le groupe, a bondi de 14,3% à 2,35 Mds$, les nouvelles affaires nettes représentant 40% de cette croissance, selon le directeur commercial Rob Enslin. Sur l'ensemble de l'année, la direction table désormais sur une marge opérationnelle de 30,5% contre 30% précédemment et 30,1% de consensus. Les revenus liés aux abonnements sont toujours anticipés entre 9,93 et 9,95 Mds$.
* Citigroup (+0,2%) prévoit de consacrer une part importante de ses recrutements mondiaux dans le domaine de la gestion de fortune à l'Asie, où sa banque privée connaît une croissance plus rapide et affiche une productivité plus élevée que dans les autres régions, a déclaré Andy Sieg, responsable mondial de la gestion de fortune du groupe américain.
* Take-Two Interactive chute de 7% alors que l'éditeur de jeux vidéo a dévoilé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes. Mais surtout, l'entreprise a indiqué que l'exercice 2027 devrait "établir de nouveaux records de performance opérationnelle avec la sortie de Grand Theft Auto VI le 19 novembre". Les investisseurs et les analystes suivent de près le lancement de 'GTA VI', car le titre devrait être une véritable mine d'or pour Take-Two, avec des ventes potentielles de plusieurs millions d'exemplaires et des milliards de dollars de recettes dès les premiers jours suivant sa sortie.
Sur le trimestre clos, la société a dégagé un bpa ajusté de 0,80$ pour des revenus de 1,68 Mds$, en hausse de 6,1%. Les réservations nettes ont atteint 1,58 milliard de dollars, dont 932,7 M$ aux États-Unis. L'EBITDA ajusté s'est établi à 235,8 M$. Sur le nouvel exercice, le management anticipe un bpa ajusté entre 5,75 et 6$ pour des réservations nettes allant de 8 à 8,20 milliards de dollars contre une estimation moyenne de 9,10 milliards de dollars. L'EBITDA ajusté est prévu entre 1,55 et 1,61 Md$.
* BJ's Wholesale trébuche de 8% malgré des résultats meilleurs que prévu au premier trimestre, grâce à la croissance du nombre d'adhérents, des ventes en ligne et de carburant. La firme a réalisé un BPA ajusté de 1,10$ sur son premier trimestre contre un consensus de 1,03$ pour un chiffre d'affaires total de 5,66 milliards de dollars (+9,9%) contre 5,4 Mds$ attendus. La direction a réitéré ses objectifs pour l'exercice et notamment un bpa compris entre 4,4 et 4,6$.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote