Wall Street : Trump assomme les indices
Ouverture bien rouge en vue...
Wall Street recule assez nettement à 30 minutes de l'ouverture, rattrapée par le retour au premier plan du risque géopolitique après les dernières déclarations de Donald Trump. Le président américain a qualifié le cessez-le-feu de "perte de temps" après que les États-Unis ont lancé des frappes contre l'Iran en réponse à des attaques visant des navires transitant par le détroit d'Ormuz.
"Pour moi, je pense que c'est fini", a déclaré Trump à Ankara, aux côtés du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, lors du sommet annuel de l'alliance militaire. "En ce qui me concerne, c'est une pure perte de temps. Je ne veux pas avoir affaire à eux, mais ce sont des ordures... Vous savez ce que sont des ordures ? Ce sont des ordures. Ce sont des gens malades, dirigés par des gens malades ; ce sont des gens vicieux et violents, et s'ils avaient une arme nucléaire, ils l'utiliseraient".
L'arrêt des attaques contre la marine marchande et la question de la dérogation américaine figuraient au coeur du protocole d'accord ayant mis fin aux hostilités entre les deux belligérants et instauré une période de 60 jours pour négocier un accord de paix plus large... L'accord provisoire semble désormais tenir sur un fil.
"L'accumulation de nouvelles négatives pèse actuellement sur les marchés et, en l'absence de publications de résultats majeurs susceptibles d'inverser la tendance dans les prochains jours, il semble que les marchés ne bénéficieront que d'un répit limité", indique à 'Bloomberg' Michael Field, stratégiste actions en chef chez Morningstar. La déclaration de D.Trump "marque la rupture la plus grave à ce jour d'un accord qui s'effritait depuis des semaines", ajoute Violeta Todorova, analyste de recherche principale chez Leverage Shares. "Les marchés considéraient le protocole d'accord de juin comme le signe d'une désescalade durable. Cet optimisme semble désormais fragile".
Outre la géopolitique, les marchés restent également confrontés à la forte volatilité au sein de la thématique de l'IA : les investisseurs délaissent les semi-conducteurs au profit de valorisations plus attractives dans d'autres segments technologiques.
Sur le front macro, les stocks finaux des grossistes du mois de mai seront à suivre avant le très attendu compte-rendu ('Minutes') de la dernière réunion de la Fed ce soir (20H). Du côté de la micro, avant le début de la saison des trimestriels la semaine prochaine avec les principales banques de Wall Street, les investisseurs se contenteront de deux publications majeures : PepsiCo (jeudi) et Delta Air Lines (vendredi)
Les cours pétroliers remontent donc vigoureusement à la suite des dernières déclarations du locataire de la Maison-Blanche. Le baril de Brent pour livraison en septembre bondit de 4,3% à 77,4 dollars, au plus haut depuis deux semaines. "Cette flambée de tension "rappelle au marché la fragilité du passage par le détroit", déclare à 'Bloomberg' Saul Kavonic, analyste principal du secteur de l'énergie chez MST Marquee. "Cela va à l'encontre du sentiment dominant selon lequel le marché risquait d'être inondé par une offre excédentaire, et pourrait inciter certains détenteurs de positions courtes records à les couvrir", a-t-il ajouté, faisant référence aux traders susceptibles de clôturer leurs paris sur une baisse des prix.
L'once d'or perd 1% à 4.075$. L'indice dollar avance de 0,15% face à un panier de devises à 100,9 points et le Bitcoin recule de 2% à 62.150$.
Les valeurs
* SpaceX est tombé sous son cours d'introduction après que son inclusion au Nasdaq a permis aux premiers investisseurs de céder leurs titres à des fonds. Le groupe d'Elon Musk est néanmoins plébiscité par les analystes qui commencent à suivre le dossier.
* Nvidia est-elle devenue bon marché ? Après avoir effacé 16% depuis son record historique du 14 mai, et perdu environ 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, l'action de la star des processeurs graphiques (GPU) qui était, il y a peu encore, la valeur la plus prisée de Wall Street, se négocie désormais à 18 fois les bénéfices prévisionnels à 12 mois, selon des données compilées par 'Bloomberg'. La dernière fois que l'action a été aussi bon marché, c'était au début de l'année 2019. Pour mesurer l'ampleur de cette baisse, il suffit de noter que l'ancien leader du marché est désormais moins cher que l'indice S&P 500 (qui se négocie à plus de 20 fois les bénéfices prévisionnels) et que l'indice Nasdaq 100, à forte composante technologique (qui affiche un ratio de près de 23 fois). Le recul de la valorisation de Nvidia ne résulte pas d'une détérioration des perspectives. Au contraire, les analystes de Wall Street ont relevé leurs prévisions de bénéfices pour les trimestres à venir, rappelle l'agence. Ce repli témoigne plutôt du déplacement de l'intérêt des investisseurs pour l'IA vers d'autres segments, comme les fabricants de puces mémoire et de solutions de stockage tels que Micron Technology. Même des concurrents de Nvidia, comme Advanced Micro Devices et Intel ont vu le cours de leur action doubler, voire tripler, cette année.
* Exxon Mobil a indiqué que ses résultats du deuxième trimestre pourraient afficher une hausse d'environ cinq milliards de dollars par rapport au trimestre précédent, en raison de la flambée des cours du pétrole, ainsi que de l'amélioration des marges de raffinage de la société.
* Apple prévoit de dépenser plus de 30 milliards de dollars dans le cadre d'un accord d'approvisionnement en puces conclu cette semaine avec Broadcom, ce dernier devant par ailleurs agrandir une usine dans le Colorado, ont déclaré le géant américain de l'électronique et le fabricant de puces.
* Rivian abandonne 4,5% en avant-Bourse, le constructeur de véhicules électriques ayant cédé mardi 75 millions d'actions à 15,50 dollars, soit une décote de 6% par rapport au dernier cours de clôture, dans le cadre d'une levée de fonds complémentaire de 1,2 milliard de dollars.
* United Airlines, Southwest Airlines et Delta Air Lines chutent avec la remontée des cours pétroliers.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote