Wall Street persiste dans le vert, dans l'espoir d'un accord provisoire avec l'Iran
Nouveaux sommets du Dow Jones et du S&P 500, malgré les chutes de SpaceX et d'AMD
Wall Street poursuit sur sa lancée ce mercredi, les éternels espoirs d'accord (provisoire) en Iran galvanisant les opérateurs et surtout probablement les algorithmes. Le Dow Jones bondit actuellement de 1,13% à 54.699 pts, au sommet, alors que le S&P 500 inscrit lui aussi un record, en progression de 0,41% à 7.768 pts. Le Nasdaq grappille 0,19% à 26.636 pts, malgré les chutes de SpaceX et d'AMD. La bourse de New York avait déjà terminé hier en très forte hausse, portée par une désescalade du conflit au Moyen-Orient et le reflux des cours du pétrole. Le Dow Jones clôturait au plus haut historique, s'adjugeant 1,71% sur les 54.000 pts, alors que le Nasdaq s'accordait 2,59% et que le S&P 500 inscrivait aussi un record de clôture, en hausse de 1,79% à 7.736 pts.
Le site d'information Axios rapporte que les USA seraient proches d'un deal sur Ormuz, visant une annonce demain. Les États-Unis, l'Iran et Oman seraient ainsi "sur le point de conclure un accord provisoire pour rouvrir le détroit d'Ormuz, Washington espérant pouvoir l'annoncer mercredi", selon deux sources régionales d'Axios et un responsable américain. L'accord, qui serait "en négociation depuis plusieurs semaines" d'après Axios, viserait à rétablir le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran ainsi qu'à relancer les pourparlers sur un accord nucléaire.
Donald Trump avait décidé samedi de ne pas mettre à exécution ses menaces de lancer une campagne de bombardements massifs sur l'Iran, afin, avait-il affirmé, de laisser davantage de temps à la diplomatie - et ce tout en menaçant de donner le feu vert à des frappes majeures si aucun accord n'était rapidement trouvé... L'accord en préparation répondrait d'après Axios à certaines exigences de l'Iran concernant un contrôle accru du trafic dans le détroit d'Ormuz, contrôle qu'il n'exerçait pas avant le conflit.
Selon deux sources régionales du site d'information, l'accord à l'étude prévoit un dispositif temporaire de 60 jours entre Oman et l'Iran dans le détroit d'Ormuz, susceptible d'être prolongé. Tout le trafic entrant dans le détroit et se dirigeant vers le Golfe emprunterait une voie située au nord, dans les eaux iraniennes. Tout le trafic sortant du détroit vers la mer d'Arabie emprunterait une voie située au sud, dans les eaux omanaises, en coordination avec l'Iran. Aucun péage ni frais ne serait facturé durant cette période de 60 jours. Les parties s'emploieraient à déminer la voie médiane du détroit dans un délai de 30 jours.
Une fois la voie médiane déminée, elle serait utilisée pour le trafic entrant et sortant, selon les modalités d'un accord permanent à négocier entre Oman et l'Iran.
Axios note qu'outre les pourparlers entre Oman et l'Iran, des responsables du Qatar, du Pakistan et de l'Arabie saoudite ont également participé aux efforts de médiation. Le site évoque des sources régionales. La Maison Blanche aurait pris "une part active aux négociations", toujours d'après ces "sources régionales".
Ces derniers jours, plusieurs échanges téléphoniques auraient eu lieu entre l'émissaire de Trump, Steve Witkoff, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi et le ministre omanais des Affaires étrangères Badr al-Busaidi. Deux sources régionales ont indiqué à Axios qu'Araghtchi avait donné son accord de principe au cours du week-end, mais qu'il lui fallait encore obtenir l'aval du Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, et du Conseil suprême de sécurité nationale. Un responsable américain et une source régionale ont fait savoir selon Axios que les dirigeants iraniens avaient finalisé le processus d'approbation hier.
Interrogé sur Fox News, Trump a indiqué que "nous saurons dans 48 heures" concernant l'Iran. Le président américain a maintenu que le pays serait "frappé fort" si les discussions échouaient et que le détroit restait fermé. Il a aussi évoqué de "très bonnes discussions" toute la journée avec l'Iran.
Les cours du brut se tassent encore ce mercredi avec un WTI en repli de 0,6% à 75,3$ le baril. Trump déclare qu'un accord avec l'Iran pourrait intervenir dès aujourd'hui, après que les discussions se sont poursuivies mardi, avertissant l'Iran qu'il ferait face à de graves conséquences s'il se retirait et réaffirmant qu'il ne peut pas posséder d'arme nucléaire, indique Fox News. Le CENTCOM a déclaré que le détroit d'Ormuz restait ouvert, les forces américaines contribuant à protéger la navigation commerciale alors que les pourparlers entre l'Iran et Oman se poursuivent. Les responsables indiquent que maintenir le détroit ouvert est la priorité immédiate, tandis que des rapports font état d'une probable attaque contre un navire au large des côtes du Yémen par les Houthis soutenus par l'Iran.
Sur le front économique aux USA, les créations de postes aux États-Unis dans le privé pour le mois de juillet 2026 se sont établies au nombre de 44.000 seulement selon le rapport d'ADP ce jour, contre un consensus FactSet de 75.000 et après une lecture révisée à 95.000 en juin. Le rythme des embauches a été irrégulier selon les secteurs le mois dernier, mais l'évolution des salaires a envoyé un signal clair : la croissance annuelle des rémunérations pour les personnes changeant d'emploi a atteint son niveau le plus élevé depuis près d'un an.
Les indicateurs PMI américains du jour sont ressortis particulièrement robustes, en lecture finale, pour le mois de juillet 2026. Le PMI composite s'est établi à 54,5, contre 53,6 de consensus Bloomberg et autant pour sa lecture flash. L'indice des services, à 54,6, dépasse lui aussi les attentes des économistes qui étaient en moyenne de 53,6 - en ligne avec la lecture préliminaire. Les indices du jour traduisent une accélération de l'expansion de l'activité nationale américaine en juillet.
L'indice ISM des services américains pour le mois de juillet 2026 s'est établi à 54,1 contre un consensus FactSet de 54,5. Il reste néanmoins largement au-dessus de la barre des 50, signalant une vive expansion de l'activité nationale dans les services le mois dernier.
Les inscriptions au chômage et les chiffres de la productivité seront annoncés jeudi, tandis que le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi tiendra la vedette vendredi.
Dans l'actualité des entreprises, SpaceX, AMD, Arista, Amgen, Gilead Sciences ou Booking publiaient hier soir leurs comptes trimestriels. Eli Lilly, Sandisk, Western Digital, Walt Disney, Shopify, Uber Technologies, Applovin, CVS Health, McKesson, DoorDash, Phillips 66, Motorola Solutions, Metlife ou Honeywell, dévoilent leurs chiffres ce jour. ConocoPhillips, Datadog, Cloudflare et Parker-Hannifin, seront de la partie demain.
Du côté de la Fed, Jeff Schmid, président de la Réserve fédérale de Kansas City, a déclaré mardi soir que l'inflation était trop élevée et que sa réduction nécessiterait des taux d'intérêt plus élevés. "Compte tenu de la vigueur de la demande et de l'investissement, je ne considère pas l'orientation actuelle de la politique monétaire comme restrictive", a affirmé Schmid lors d'un discours prononcé à Omaha. Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis, estime lui aussi, cité par CNBC, qu'il est temps de lentement remonter les taux, sans toutefois de hausse exceptionnelle, afin de contrôler l'inflation.
Les valeurs
SpaceX réagit en forte baisse de 8% à Wall Street, suite à sa toute première publication financière trimestrielle en tant qu'entreprise cotée. Le groupe d'astronautique, vol spatial et IA d'Elon Musk a affiché pourtant pour son 2e trimestre fiscal des revenus en très forte progression de 92% en glissement annuel, à 7,81 milliards de dollars, bien au-dessus du consensus qui se situait à 6,8 milliards de dollars. La perte par action, de 9 cents, est quant à elle trois fois moins lourde que prévu, ce qui constitue donc également une bonne surprise. L'Ebitda a triplé à 3,54 milliards de dollars, tandis que la perte nette est sous contrôle à 541 millions de dollars, deux fois moins lourde que l'an dernier.
En matière de capex, enfin, l'addition est très lourde et totalise 18,37 milliards de dollars sur le trimestre clos, contre 10,11 milliards un trimestre avant et 2,82 milliards sur la période comparable de l'an dernier. Ce capex provient essentiellement de l'IA, pour 15,83 milliards de dollars (contre 749 millions un an avant). Il se situe à 1,37 milliard pour le segment connectivité et 1,17 milliard pour le segment spatial.
Le groupe revendique par ailleurs un backlog assez impressionnant de 47,5 milliards de dollars, ainsi qu'un niveau de trésorerie et équivalents de... 100 milliards de dollars. Elon Musk tente aussi de prolonger la lune de miel en réitérant des projections internes de 1.000 milliards de dollars de revenus pour 2030, évoquant une probabilité non nulle que cela se produise même dès 2029. Les marchés ne semblent pas émus par ces perspectives lointaines, alors que celle des expirations de lock-up permettant aux insiders d'écouler leurs actions est quant à elle bien plus proche, dès cette fin de semaine. SpaceX a fait ses premiers pas le 12 juin sur le Nasdaq, introduit sur un cours de 135$ avant de grimper jusqu'à 225$ avec l'effet de l'étroitesse du flottant. Il a ensuite inscrit un plancher sur les 106$ début août.
Nvidia (+3,7%). Elon Musk a indiqué hier en marge des résultats de son groupe d'astronautique, vol spatial et IA, que SpaceX développerait désormais ses services d'IA exclusivement sur les systèmes de Nvidia. "Nous estimons que l'architecture Vera Rubin est la meilleure. Nous considérons qu'il s'agit du meilleur système informatique pour l'IA et nous accordons une grande importance à notre étroite collaboration ainsi qu'à notre partenariat avec Nvidia à bien des égards", a ainsi déclaré Musk. "Nous travaillons donc exclusivement avec Nvidia". SpaceX prévoit selon Musk de terminer l'année avec une puissance de calcul supérieure à 2 gigawatts et anticipe une capacité proche de 10 gigawatts d'ici la fin de l'année prochaine.
Musk a également indiqué que l'entreprise prévoit de déployer le système Vera Rubin NVL72 de Nvidia aussi bien au sol que dans l'espace, dans le cadre de son programme de satellites Starmind. Selon Musk, SpaceX commencera à lancer les satellites Starmind l'année prochaine. Les centres de données en orbite sont considérés par Musk comme une solution alternative à la construction de centres de données massifs sur Terre, sans que de vastes étendues de terrain soient nécessaires et alors que le refroidissement pose moins de problèmes.
AMD replonge de 7% à Wall Street, malgré des comptes du 2e trimestre supérieurs aux attentes. Le groupe de Lisa Su a affiché sur la période close des revenus de 11,54 milliards de dollars, en croissance de 50% en glissement annuel, ainsi qu'un bénéfice net GAAP de 2,3 milliards de dollars et qu'un bénéfice ajusté par action de 1,66$, lui aussi meilleur que prévu. Le consensus était d'environ 11,3 milliards de revenus pour 1,62$ de bpa ajusté. La marge brute trimestrielle a été de 54% et la marge brute ajustée de 56%. Le bénéfice opérationnel est ressorti à 2 milliards en GAAP et 3,1 milliards en données ajustées. Le bénéfice net ajusté a été de 2,8 milliards. Les revenus du segment centres de données ont flambé de 107% à 6,7 milliards, avec les produits AMD EPYC et AMD Instinct.
La trésorerie nette affectée aux activités d'investissement des opérations poursuivies atteint 2,61 milliards de dollars sur le trimestre clos, contre 2,28 milliards un an plus tôt. Les acquisitions "d'investissements de court terme" se situent à plus de 2 milliards contre 492 millions de dollars un an auparavant... Pour le troisième trimestre 2026, AMD prévoit un chiffre d'affaires d'environ 13 milliards de dollars, à plus ou moins 300 millions de dollars près, ce qui dépasserait donc le consensus en milieu de fourchette. La valeur médiane de cette fourchette de chiffre d'affaires correspond à une croissance d'environ 41% sur un an et à une hausse d'environ 13% par rapport au trimestre précédent. La marge brute non-GAAP devrait s'établir à environ 56%.
Arista Networks (+3,5%), l'équipementier américain de réseau qui compte les géants hyperscale Microsoft et Meta parmi ses grands clients, a publié des revenus historiques de 3,04 milliards de dollars pour son 2e trimestre, en croissance de près de 38% en glissement annuel, et de relever sa guidance annuelle à 12,6 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté trimestriel par action s'est établi à 1,02$ (+40%), largement supérieur au consensus, contre 73 cents un an avant. Le groupe a lancé des plateformes de fabrique IA à 1,6 Tbit/s, incluant des options à refroidissement liquide optimisées pour les réseaux de type 'scale-up', 'scale-out' et 'scale-across'.
Gilead Sciences (-2,4%), spécialiste du développement et de la commercialisation de produits thérapeutiques destinés au traitement du VIH, de l'hépatite B ou des maladies d'oncologie, a publié au titre de son 2e trimestre des revenus de 7,8 milliards de dollars en croissance de 12% et supérieurs aux attentes, avec surtout les traitements VIH. La perte GAAP par action a toutefois été de 8,45$ avec les charges d'acquisitions. Les ventes de produits, hors Veklury, ont augmenté de 10% sur un an pour atteindre 7,6 milliards de dollars Les ventes de Biktarvy ont augmenté de 7% à 3,8 milliards de dollars. La perte ajustée par action a été de 6,75$ après 9,08$ par titre de dépenses d'acquisition IPR&D et charges fiscales associées aux récentes acquisitions. Pour l'exercice, les ventes produits sont désormais attendues entre 30,1 et 30,4 milliards de dollars, dont 29,8 à 30,1 milliards hors Veklury. La perte ajustée par action est attendue entre 30 et 65 cents, contre 65 cents à 1,05$ pour la guidance de mai.
Amgen (+6,6%) a annoncé une hausse de 10% de son chiffre d'affaires au 2e trimestre à 10,1 milliards de dollars et relevé ses objectifs financiers pour l'exercice avec un bénéfice ajusté attendu entre 22,30 et 23,50 dollars par action, pour un chiffre d'affaires de 38,2 à 39,4 milliards de dollars, contre des fourchettes respectives de 21,70 à 23,10 dollars et 37,1 à 38,5 milliards de dollars précédemment. Les ventes de l'entreprises ont été tirée par plusieurs de ses traitements, notamment le Repatha (cholestérol) et l'Evenity (osthéoporose) tandis que le développement de son médicament expérimental contre l'obésité MariTide se poursuit. Les premiers résultats des essais cliniques ne seront pas dévoilés avant l'année prochaine. Le bénéfice ajusté d'Amgen au deuxième trimestre a progressé de 4 % à 6,29 dollars par action, au-dessus des attentes des analystes à 5,62 dollars, et le bénéfice net par action de la société a bondi de 65 % pour atteindre 4,37 dollars.
Eli Lilly (+4,2%) a publié un chiffre d'affaires trimestriel supérieur aux attentes, à 22,97 milliards de dollars, mais un bénéfice par action inférieur au consensus de 8,38$, contre des prévisions à 8,84$. Le groupe pharmaceutique américain a cependant relevé sa prévision de chiffre d'affaires pour l'exercice dans une fourchette de 85 à 87 milliards de dollars ainsi que sa prévision de bénéfice par action sous-jacent non-GAAP de 2,78 dollars. Cette hausse a toutefois été plus que compensée par des charges de 3,03 dollars liées à la R&D en cours d'acquisition (IPR&D) découlant des activités de développement commercial du deuxième trimestre, ce qui a abouti à une fourchette actualisée de 35,50 à 36,50$, indique l'entreprise.
Walt Disney (+3%), le géant américain des médias et du divertissement, a publié au titre de son 3e trimestre fiscal des profits supérieurs aux attentes de marché, réalisant un bénéfice ajusté par action de 2,06$ et des revenus de 25,17 milliards de dollars (+7%). Le bénéfice avant imposition a progressé de 14% à 3,6 milliards. Le bénéfice opérationnel des segments a augmenté de 21% à 5,6 milliards. Le bpa ajusté se compare quant à lui avantageusement à un niveau de 1,61$ affiché l'an dernier, à la même période. Le groupe californien de Burbank cède par ailleurs à Hearst sa participation dans A+E Media pour 1,2 milliard de dollars. Pour l'exercice 2026, le groupe prévoit une croissance du bénéfice par action ajusté d'environ 12% hors impact de la 53e semaine, une progression du bpa ajusté d'environ 16% en incluant l'impact de la 53e semaine, ainsi qu'un montant de rachats d'actions d'au moins 9 milliards de dollars sur l'année.
Shopify, le groupe canadien coté sur la place américaine, qui aide les petites et moyennes entreprises à créer des boutiques en ligne et à vendre, décolle de 17,5% à Wall Street, suite à une publication financière supérieure aux attentes. Pour le 2e trimestre clos fin juin, les revenus se sont améliorés de 34% à 3,58 milliards de dollars, largement au-dessus du consensus, tandis que le bénéfice opérationnel a flambé de 68% à 488 millions. La valeur brute des marchandises a atteint 115,6 milliards contre 87,8 milliards un an plus tôt. Le free cash flow a été de 654 millions de dollars contre 422 millions un an avant.
CVS Health (-6,2%), qui figure parmi les premiers fournisseurs américains de produits et de services de santé, a publié de solides résultats pour le deuxième trimestre 2026 et a nettement relevé ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice. L'entreprise a également remanié son programme de gestion du poids afin de faciliter l'accès aux médicaments de type GLP-1. Le chiffre d'affaires total du deuxième trimestre a atteint 106,1 milliards de dollars, soit une hausse de 7,3% sur un an. Le bénéfice par action dilué GAAP a été de 2,31$ et le bpa ajusté de 2,58$. Le groupe a dégagé un flux de trésorerie d'exploitation de 10,6 milliards de dollars depuis le début de l'année. Il relève ses prévisions 2026, tablant sur un bpa ajusté allant de 7,90 à 8,10$. Le cash flow d'exploitation est attendu à 'au moins 11,5 milliards de dollars'.
Uber (-6,1%) a dévoilé des comptes proches des attentes sur le deuxième trimestre 2026, mais a déçu sur ses perspectives. Sur le T2, les réservations se sont élevées à 58,02 milliards de dollars en hausse de 24% sur un an. Le chiffre d'affaires a progressé de 12% pour atteindre 14,19 milliards de dollars. Le bénéfice net par action ressort à 81 cents. Déception en revanche pour le trimestre en cours. Uber anticipe des réservations brutes comprises entre 58,25 et 60,25 milliards de dollars. Le point médian de cette fourchette est légèrement inférieur au consensus. Le groupe table sur bpa ajusté logé entre 84 et 88 cents, moins élevé que prévu. Le DG Dara Khosrowshahi a confirmé que le rachat, le mois dernier, de Delivery Hero pour 14,8 milliards de dollars, serait bien financé à l'aide des liquidités existantes et par endettement. Il a annoncé qu'Uber allait investir plus de 10 milliards de dollars dans les voitures autonome dans les prochaines années.
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