Wall Street déjà de retour à l'approche des sommets !
Dans l'espoir d'une reprise des négociations concernant l'Iran
La cote américaine poursuit son rebond avant bourse ce mardi, les indices se rapprochant même désormais de leurs sommets historiques, dans l'espoir d'une résolution du conflit en Iran. Le Dow Jones grappille 0,1%, le S&P 500 gagne 0,2% et le Nasdaq prend 0,5%. Les cours du brut repartent en baisse. Le baril de brut WTI cède 3,1% à 96$, tandis que le Brent de la mer du Nord abandonne 1,6% à 97,8$. L'once d'or fin gagne 0,6% à 4.768$. L'indice dollar abandonne 0,3% face à un panier de devises de référence.
Washington et Téhéran envisagent de nouvelles négociations pour prolonger le cessez-le-feu actuel de deux semaines, malgré le blocus naval américain imposé aux ports énergétiques iraniens. Hier, Trump a déclaré que "les bonnes personnes" avaient pris contact "pour parvenir à un accord". Les marchés sont donc portés par cet optimisme quant à la possibilité de prolonger la trêve du 7 avril avant son expiration la semaine prochaine. Des discussions qui pourraient mener également à un accord de paix durable. C'est du moins ce qu'espèrent les investisseurs, ce qui explique que les pertes accumulées depuis le début du conflit aient été presque totalement effacées désormais.
Les États-Unis et l'Iran envisagent donc de nouvelles négociations pour prolonger le cessez-le-feu, tandis que Donald Trump maintient le blocus naval afin de limiter les exportations de pétrole de la République islamique, une mesure visant à obtenir des concessions lors des pourparlers de paix, selon Bloomberg. L'objectif est de reprendre les discussions la semaine prochaine, selon des sources de Bloomberg proches du dossier. La marine américaine a commencé à mettre en oeuvre le blocus du détroit stratégique d'Ormuz pour empêcher le transit des navires vers et depuis les ports et les zones côtières iraniennes. Cependant, le fait que le président américain ait manifesté sa volonté de reprendre les négociations a renforcé les espoirs d'un accord qui pourrait mettre fin au conflit.
Sur le front économique ce jour, l'indice des prix américains à la production du mois de mars 2026 a progressé de 0,5% d'un mois sur l'autre et de 4% sur un an, contre respectivement 1,1% et 4,6% de consensus FactSet. Hors alimentaire et énergie, l'indice des prix à la production s'est apprécié de 0,1% par rapport au mois antérieur et de 3,8% sur un an, deux mesures également nettement moins élevée qu'attendu (consensus respectifs de 0,3% et de 4%).
Austan Goolsbee et Michael Barr de la Fed prendront la parole dans la journée... Demain, les opérateurs suivront l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York du mois d'avril, les prix à l'import et à l'export de mars, l'indice du marché immobilier américain d'avril, ainsi que le Livre Beige économique de la Fed (résumé des conditions régionales récentes). Michael Barr et Michelle Bowman de la Fed auront aussi leur mot à dire mercredi.
Jeudi, les investisseurs surveilleront les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close le 11 avril, l'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie d'avril, ou encore les chiffres de la production industrielle du mois de mars. John Williams et Stephen Miran de la Fed interviendront jeudi, alors que Thomas Barkin et Christopher Waller prendront la parole vendredi.
C'est aussi le tout début de la saison des publications financières trimestrielles à Wall Street, toujours riche en valeurs financières. JP Morgan, Johnson & Johnson, Wells Fargo, Citigroup, BlackRock, Albertsons et CarMax dévoilent leurs chiffres ce mardi. ASML, Bank of America, Morgan Stanley, Progressive Corp., PNC, JB Hunt, M&T Bank et Kinder Morgan, publieront demain.
TSMC, Netflix, PepsiCo, Abbott, The Travelers Companies, Marsh, US Bancorp, Bank of New York Mellon, Prologis, Charles Schwab, Alcoa, KeyCorp et Citizens Financial, annonceront jeudi. Ally Financial, Regions Financial, State Street, Fifth Third Bancorp et Truist Financial, seront de la fête vendredi.
Les valeurs
Amazon et Globalstar ont annoncé la signature d'un accord de fusion définitif. Aux termes de cet accord, Amazon acquerra Globalstar, permettant ainsi à Amazon Leo d'ajouter des services de communication directe avec les appareils (D2D) à son réseau satellitaire en orbite terrestre basse et d'étendre la couverture cellulaire aux clients situés au-delà de la portée des réseaux terrestres. Par ailleurs, Amazon et Apple ont annoncé un accord permettant à Amazon Leo d'alimenter les services satellitaires pour iPhone et Apple Watch, notamment l'appel d'urgence par satellite. Ces nouvelles fonctionnalités s'inscrivent dans la vision à long terme d'Amazon en matière de connectivité spatiale.
Amazon prévoit de collaborer avec les opérateurs de réseaux mobiles et d'autres partenaires afin de concrétiser cette vision et d'offrir une connectivité fiable et haut débit à ses clients, où qu'ils soient dans le monde. Selon les termes de l'accord de fusion, avant la réalisation de l'opération, les actionnaires de Globalstar pourront choisir, pour chaque action ordinaire Globalstar détenue, de recevoir soit 90$ en numéraire, soit 0,3210 action ordinaire Amazon, la valeur étant plafonnée à 90$ par action. Cette contrepartie est soumise à un mécanisme de proratisation qui limite le total des options en numéraire à 40% du nombre total d'actions Globalstar et convertit automatiquement tout excédent en actions au prorata. Le montant total de la transaction peut également être réduit d'un maximum de 110 millions de dollars si Globalstar n'atteint pas certains objectifs opérationnels.
Des actionnaires de Globalstar, représentant environ 58% des droits de vote cumulés des actions ordinaires en circulation, ont approuvé l'opération par consentement écrit. La réalisation de l'opération est prévue en 2027, sous réserve de la satisfaction de certaines conditions suspensives, notamment l'obtention des autorisations réglementaires et la réalisation par Globalstar de certains objectifs relatifs au remplacement du satellite HIBLEO-4. Selon les termes dévoilés, le deal représente plus de 10 milliards de dollars.
Johnson & Johnson, le géant pharmaceutique et médical américain, a annoncé pour son premier trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes de marché. Ses revenus se sont appréciés ainsi de 10% environ à 24,1 milliards de dollars, pour un bénéfice ajusté par action de 2,70$. La croissance opérationnelle atteint 6,4% et la croissance opérationnelle ajustée 5,3%. Le groupe renforce ses prévisions financières 2026, envisageant des revenus de 100,8 milliards de dollars en hausse de 7% en milieu de fourchette (100,3 à 101,3 milliards de dollars), pour un bpa ajusté de 11,55$ en hausse de 7% également en milieu de fourchette.
JP Morgan Chase, le géant bancaire américain, a publié ce mardi pour son 1er trimestre des bénéfices en croissance à deux chiffres, dépassant ainsi les anticipations de marché. Ainsi, le bénéfice net trimestriel a atteint 16,5 milliards de dollars soit 5,94$ par action, pour des revenus consolidés de 49,8 milliards de dollars.
Jamie Dimon, directeur général, a déclaré : "La société a réalisé d'excellents résultats au premier trimestre, avec un bénéfice net de 16,5 milliards de dollars. La performance a été solide dans tous nos secteurs d'activité. Au sein de la CIB, le chiffre d'affaires a progressé de 19%. Les revenus des marchés ont atteint un niveau record de 11,6 milliards de dollars, tandis que les commissions de la banque d'investissement ont augmenté de 28% grâce à une activité de conseil et de marchés de capitaux plus soutenue. Par ailleurs, le secteur des paiements a continué d'afficher d'excellents résultats, avec une croissance à deux chiffres des dépôts et des commissions".
Wells Fargo, le groupe bancaire américain, a affiché un premier trimestre 2026 supérieur aux attentes de marché sur le plan des profits, malgré des revenus un peu courts. Le groupe a dégagé un bénéfice par action de 1,60$ sur la période pour des revenus de 21,4 milliards de dollars. Le bénéfice net a atteint 5,25 milliards de dollars contre 4,89 milliards pour la période comparable de l'an dernier. Les provisions pour pertes de crédit ont progressé à 1,13 milliard de dollars.
Le PDG du groupe, Charlie Scharf, a déclaré : "Nous avons constaté des retombées positives continues des investissements que nous avons réalisés, avec une hausse de 15% du bénéfice par action dilué, de 6% du chiffre d'affaires, de 11% des prêts et de 7% des dépôts par rapport à l'année dernière. La croissance du chiffre d'affaires a été portée par une augmentation de 5% du produit net d'intérêts et de 8% des produits hors intérêts. La performance du crédit est restée solide, avec un taux de pertes nettes sur prêts stable à 45 points de base. Nous avons redistribué 4 milliards de dollars aux actionnaires par le biais de rachats d'actions ordinaires, tout en continuant d'opérer avec un excédent de capital important".
BlackRock, le géant américain de la gestion de fonds, a publié ses comptes pour le premier trimestre fiscal 2026, dépassant les attentes de marché. Le bénéfice ajusté par action a représenté 12,53$. Les actifs totaux sous gestion ont atteint 13.895 milliards de dollars, en croissance de 20% en glissement annuel.
Laurence D. Fink, PDG, a ajouté : "BlackRock a réalisé l'un des meilleurs débuts d'année de son histoire. Nos clients nous ont confié 130 milliards de dollars d'entrées nettes au premier trimestre, générant une croissance organique de 8% de nos commissions de base, soit notre meilleur premier trimestre en cinq ans (...). Nos résultats témoignent d'une dynamique qui dépasse le simple cadre d'un trimestre. Ils reflètent une activité en pleine expansion, un engagement client fort et une plateforme conçue pour générer une croissance exponentielle dans tous les environnements de marché. Au cours des douze derniers mois, nos clients ont confié à BlackRock 744 milliards de dollars de nouveaux actifs nets, contribuant à une croissance organique de 10% de nos commissions de base".
Citigroup, l'établissement bancaire new-yorkais, a publié ce mardi pour son premier trimestre fiscal un bénéfice par action de 3,06$ assez nettement supérieur au consensus, pour des revenus de 24,6 milliards de dollars également meilleurs que prévu. Le bénéfice net a représenté 5,8 milliards de dollars. Un an plus tôt, le groupe avait affiché un bénéfice net de 4,1 milliards de dollars et 1,96$ par action, pour des revenus de 21,6 milliards de dollars.
Jane Fraser, PDG de Citi, a déclaré : "Nous avons démarré l'année 2026 de manière exceptionnelle avec un chiffre d'affaires en hausse de 14% et un bénéfice net en progression de 42%. Les Services ont réalisé un trimestre exceptionnel avec un chiffre d'affaires en hausse de 17% et les Marchés ont franchi la barre des 7 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Les activités bancaires ont poursuivi leur dynamique, avec des commissions en hausse de 12%, dans un contexte de premier trimestre record pour les fusions-acquisitions. La Gestion de patrimoine a vu son chiffre d'affaires progresser de 11% et a continué d'améliorer ses rendements, tandis que les Cartes de crédit aux consommateurs américains ont enregistré une croissance de 4% de leur chiffre d'affaires et des rendements de près de 20%".
Albertsons, le groupe américain de distribution, a annoncé pour son 4e trimestre fiscal clos fin février des revenus en croissance à 20,3 milliards de dollars contre 18,8 milliards un an avant, avec une croissance "à l'identique" de 0,7% et une progression de 16% des ventes digitales, pour un bénéfice net ajusté de 252 millions de dollars ou 48 cents par action. L'Ebitda ajusté a représenté 903 milliards de dollars. Le bpa ajusté dépasse les attentes, mais les revenus sont légèrement inférieurs au consensus. Le groupe augmente de 13% son dividende et renforce à 2 milliards de dollars son autorisation de rachat d'actions.
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