Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
8 230.86 PTS
-0.35 %
8 234.5
-0.36 %
SBF 120 PTS
6 230.90
-0.35 %
DAX PTS
23 726.47
-0.33 %
Dow Jones PTS
47 754.44
-0.34 %
25 131.15
+0.06 %
1.171
-0.09 %

Wall Street : bloquer le détroit d'Ormuz pour mieux le rouvrir, nouvelle idée de génie ?

| Boursier | 82 | Aucun vote sur cette news

Les indices attendus dans le rouge

Wall Street : bloquer le détroit d'Ormuz pour mieux le rouvrir, nouvelle idée de génie ?
Credits Reuters

Wall Street est attendu en net recul pour débuter la semaine ce lundi, suite à l'échec des discussions du week-end entre l'Iran et les États-Unis en vue d'un cessez-le-feu durable. Le S&P 500 perd 0,6%, le Dow Jones 1% et le Nasdaq 0,7%, après que le président Donald Trump a déclaré que les USA allaient bloquer tout trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, suite à l'échec des négociations. La semaine dernière, l'optimisme suscité par une trêve temporaire de deux semaines avait entraîné une forte reprise des marchés américains. Mais après les pourparlers de paix du week-end à Islamabad, Trump a annoncé de manière catégorique sur Truth Social : "Avec effet immédiat, la marine américaine, la meilleure du monde, entamera le blocus de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz".

Les cours de l'or noir grimpent en ce début de semaine, alors que la marine américaine se prépare à mettre en oeuvre ce blocage du détroit. Le baril de Brent de la mer du Nord (contrat juin) bondit de 7,5% à 102,3$, tandis que le WTI américain (contrat mai) avance de 7,9% à 104,2$. Le blocus va être "appliqué impartialement contre les navires de toutes les nations entrant ou quittant les ports et zones côtières" de l'Iran, dont "tous les ports iraniens dans le Golfe d'Arabie et dans le Golfe d'Oman", a indiqué le Centcom (commandement central de l'armée américaine) via le réseau social X. Trump a déclaré à la presse que l'action prévue serait très efficace, après avoir menacé de représailles en cas de résistance de Téhéran. Outre le blocus, le dirigeant américain et ses conseillers envisageraient de reprendre des frappes limitées, selon le Wall Street Journal. Le conseiller militaire iranien du guide suprême, Mohsen Rezaee, a affirmé que le pays n'accepterait pas un tel embargo américain et disposait de moyens de pression pour le contrer.

Le détroit d'Ormuz, qui relie le golfe Persique aux marchés mondiaux, est de facto fermé depuis le début des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran fin février. Téhéran a exaspéré la Maison Blanche en renforçant son emprise sur cette voie maritime, en imposant des taxes à certains navires et en maintenant le trafic à un niveau bien inférieur à celui d'avant-guerre. Même si le conflit devait prendre fin en quelques semaines, il faudrait du temps pour que les flux redeviennent à la normale dans le détroit d'Ormuz, tandis que certaines infrastructures énergétiques ont été endommagées et nécessitent de longues réparations.

"Je pourrais entrer dans les détails et parler de nombreux points obtenus, mais une seule chose compte : l'Iran refuse d'abandonner ses ambitions nucléaires ! À bien des égards, les points sur lesquels nous nous sommes entendus sont préférables à la poursuite de nos opérations militaires jusqu'à leur terme, mais ils sont dérisoires face au fait de laisser l'énergie nucléaire entre les mains d'un peuple aussi instable, difficile et imprévisible. Mes trois représentants, au fil du temps, se sont, sans surprise, montrés très amicaux et respectueux envers les représentants iraniens, Mohammad-Bagher Ghalibaf, Abbas Araghchi et Ali Bagheri, mais cela importe peu car ils sont restés inflexibles sur la question la plus importante et, comme je l'ai toujours dit, dès le début et il y a de nombreuses années, l'Iran ne possédera jamais d'arme nucléaire", a résumé Trump sur Truth Social suite aux négociations du week-end, qui impliquaient côté américain JD Vance, Steve Witkoff et Jared Kushner.

"Avec effet immédiat, la Marine américaine, la meilleure au monde, entame le blocus de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz. À terme, la circulation sera totalement libre, mais l'Iran l'empêche en se contentant de prétexter la présence d'une mine, une information qu'eux seuls connaissent. Il s'agit d'une extorsion internationale, et les dirigeants, notamment ceux des États-Unis, ne se laisseront jamais faire. J'ai également ordonné à notre Marine de rechercher et d'intercepter tout navire en eaux internationales ayant payé un péage à l'Iran. Nul ne pourra naviguer en toute sécurité en haute mer s'il paie un péage illégal. Nous allons également commencer à détruire les mines posées par les Iraniens dans le détroit. Tout Iranien qui nous tire dessus, ou sur des navires pacifiques, sera réduit en cendres ! L'Iran sait mieux que quiconque comment mettre fin à cette situation qui a déjà ravagé son pays. Sa marine est anéantie, son armée de l'air est détruite, sa défense antiaérienne et ses radars sont hors service, Khamenei et la plupart de ses 'dirigeants' sont morts, tout cela à cause de son ambition nucléaire. Le blocus débutera bientôt. D'autres pays y participeront. L'Iran ne pourra pas tirer profit de cet acte d'extorsion illégal. Ils veulent de l'argent et, plus important encore, ils veulent l'arme nucléaire. De plus, et au moment opportun, nous sommes prêts à intervenir et nos forces armées achèveront ce qui reste de l'Iran", a aussi asséné le président américain sur son réseau social.

Téhéran a déclaré qu'il ciblerait tous les ports situés dans le golfe Persique et à proximité si ses propres plateformes maritimes étaient menacées, note Bloomberg. La sécurité des ports de la région est "l'affaire de tous ou de personne", ont affirmé les forces armées iraniennes dans un communiqué publié ce lundi, selon l'agence de presse officielle IRIB, reprise par Bloomberg. La menace américaine de bloquer le détroit serait "un acte de piraterie", ont-elles ajouté, réaffirmant leur volonté de contrôler définitivement cette voie maritime stratégique.

Sur le front économique aux États-Unis cette semaine, les opérateurs suivront ce lundi les reventes de logements existants du mois de mars (16 heures), ainsi qu'une intervention du gouverneur Stephen Miran de la Fed. Demain, les marchés prendront connaissance de l'indice des prix à la production de mars, tandis qu'Austan Goolsbee et Michael Barr de la Fed prendront la parole.

Mercredi, les opérateurs suivront l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York du mois d'avril, les prix à l'import et à l'export de mars, l'indice du marché immobilier américain d'avril, ainsi que le Livre Beige économique de la Fed (résumé des conditions régionales récentes). Michael Barr et Michelle Bowman de la Fed auront aussi leur mot à dire mercredi. Jeudi, les investisseurs surveilleront les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close le 11 avril, l'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie d'avril, ou encore les chiffres de la production industrielle du mois de mars. John Williams et Stephen Miran de la Fed interviendront jeudi, alors que Thomas Barkin et Christopher Waller prendront la parole vendredi.

C'est aussi le tout début de la saison des publications financières trimestrielles à Wall Street, toujours riche en valeurs financières. Goldman Sachs et Fastenal publient ce lundi avant bourse. JP Morgan, Johnson & Johnson, Wells Fargo, Citigroup, BlackRock, Albertsons et CarMax dévoileront leurs chiffres mardi. ASML, Bank of America, Morgan Stanley, Progressive Corp., PNC, JB Hunt, M&T Bank et Kinder Morgan, publieront mercredi. TSMC, Netflix, PepsiCo, Abbott, The Travelers Companies, Marsh, US Bancorp, Bank of New York Mellon, Prologis, Charles Schwab, Alcoa, KeyCorp et Citizens Financial, annonceront jeudi. Ally Financial, Regions Financial, State Street, Fifth Third Bancorp et Truist Financial, seront de la fête vendredi.

Les valeurs

Goldman Sachs, le géant américain de la banque d'affaires, a dépassé les attentes pour son 1er trimestre fiscal, affichant un bénéfice par action de 17,55$ contre un consensus FactSet de 16,5$ environ. Le titre perd néanmoins du terrain avant bourse. GS a annoncé des revenus de 17,23 milliards de dollars et un bénéfice net de 5,63 milliards de dollars, sur ce trimestre clos le 31 mars. Le bénéfice dilué par action s'est établi à 17,55$ et la rentabilité des capitaux propres a atteint 19,8% pour ce premier trimestre. Le consensus de revenus était inférieur à 17 milliards de dollars. Le bpa était de 14,12$ un an avant et de 14,01$ un trimestre plus tôt. Les revenus se sont appréciés de 14% en glissement annuel et de 28% par rapport au trimestre antérieur, croissance tirée par le segment Global Banking & Markets.

Fastenal, acteur américain des fournitures industrielles, corrige avant bourse à Wall Street, alors que le groupe vient de publier pour son 1er trimestre fiscal 2026 des revenus en progression de 12,4% à 2,2 milliards de dollars, pour une marge brute en hausse de 11,2% à 983 millions. Le bénéfice net s'est amélioré de 13,8% à 340 millions de dollars, 30 cents par titre. La marge opérationnelle a progressé de 20 points de base à 20,3%. Le cash flow opérationnel a été de 378 millions. Le consensus était de 2,2 milliards de revenus pour 30 cents de bénéfice ajusté par action.

Conagra Brands, le groupe alimentaire américain aux marques Snack Pack, Birds Eye, Hunts, Slim Jim ou Duncan Hines, a annoncé que son directeur général, Sean Connolly, allait quitter ses fonctions à la fin du mois prochain et serait remplacé par John Brase le 1er juin. M. Brase était jusqu'à récemment directeur de l'exploitation de J.M. Smucker. Il a auparavant passé près de 30 ans chez Procter & Gamble. Connolly quittera son poste et le conseil d'administration le 31 mai, après une décennie de leadership.

Meta , maison mère de Facebook, d'Instagram et de WhatsApp, développerait une version IA de son fondateur et directeur général Mark Zuckerberg pour interagir avec les employés, indique ce jour le Financial Times, évoquant un projet plus vaste. Le CEO du groupe entraînerait et testerait son propre personnage dans le cadre d'un mouvement plus large visant à développer une 'superintelligence personnelle'. Le clone en question pourrait échanger avec les employés à la place du dirigeant.

Quatre sources du FT indiquent que Meta se concentrerait sur une personnification 'photoréaliste' via des personnages virtuels d'IA. La technologie en question demanderait une grande capacité de calcul afin de parvenir à un résultat réaliste et d'éviter des défauts dans les interactions. Le groupe a aussi travaillé sur l'amélioration des interactions vocales, après avoir racheté l'an dernier deux entreprises dans le domaine, PlayAI et WaveForms. Le personnage de Zuckerberg sera entraîné sur des images du CEO et sur sa voix. Si l'expérience était couronnée de succès, influenceurs et créateurs pourraient un jour faire de même.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du lundi 06 avril 2026 au dimanche 12 avril 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 13/04/2026

Wall Street a clôturé la séance de vendredi sur une note contrastée, les opérateurs demeurant prudents à l’approche de l’ouverture de discussions de paix prévues au Pakistan, en présence…

Publié le 10/04/2026

WE important pour un accord de paix au Moyen-Orient...

Publié le 10/04/2026

Pas de mauvaise surprise sur ce point...

Publié le 09/04/2026

Alors que la trêve demeure fragile au Moyen-Orient...

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/04/2026

Sur le plan statistique : Etats-Unis : 16h00 Ventes de logements existants de mars (-2% attendu à 4,01 millions) Du côté des entreprises : France : LVMH Chiffre…

Publié le 13/04/2026

(Zonebourse.com) - TotalEnergies et Türkiye Petrolleri Anonim Ortakli (TPAO) ont signé aujourd'hui un protocole d'accord (memorandum of understanding) portant sur des opportunités d'exploration.…

Publié le 13/04/2026

(Zonebourse.com) - Première grande banque américaine à dévoiler ses comptes au titre des trois premiers mois de l'année, Goldman Sachs fait commencer la saison des résultats du mauvais pied. Sa…

Publié le 13/04/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font…

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

30 ans à vos côtés

300€ de frais de courtage offerts*

Pour l’ouverture ou le transfert d’un compte PEA, ou CTO avant le 20/04/26.

*Voir conditions