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Wall Street attendu au sommet ! Les 7.000 points en vue pour le S&P 500

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Après des chiffres rassurants de l'inflation et des publications bancaires robustes

Wall Street attendu au sommet ! Les 7.000 points en vue pour le S&P 500
Credits Reuters

Wall Street s'affiche au sommet ou presque avant bourse ce mardi, le S&P 500 s'accordant 0,1% à l'approche des 7.000 pts et le Nasdaq 0,1% également. Le Dow Jones se montre un peu plus incertain. Les opérateurs viennent de prendre connaissance de résultats bancaires plutôt solides de JPMorgan et Bank of New York, ainsi que de chiffres réconfortants de l'inflation. Sur le Nymex, le baril de brut WTI avance de 2% à 60,5$. L'once d'or fin progresse de 0,4% à 4.617$. L'indice dollar avance de 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin hésite toujours vers les 92.000$.

L'indice américain des prix à la consommation du mois de décembre 2025 n'a pas surpris ce mardi. L'IPC s'affiche ainsi en hausse de 0,3% d'un mois sur l'autre et de 2,7% sur un an, en ligne ou presque avec le consensus des économistes de la place. Hors alimentation et énergie, c'est encore mieux, puisque l'indice des prix n'augmente que de 0,2% d'un mois sur l'autre et 2,6% sur un an, contre respectivement +0,3% et +2,7% de consensus.

Les dernières attaques visant le président de la Fed, Jerome Powell, ont suscité l'émoi parmi ses pairs. Ainsi, plusieurs anciens dirigeants de la Réserve fédérale, secrétaires au Trésor et économistes ont réagi, suite aux menaces de poursuites pénales proférées par le ministère de la Justice. L'enquête pénale annoncée visant le président de la Fed constitue "une tentative sans précédent d'instrumentaliser les poursuites judiciaires pour saper l'indépendance de la banque centrale", selon un communiqué signé par les anciens présidents de la Fed, Janet Yellen, Ben Bernanke et Alan Greenspan, ainsi que par quatre anciens secrétaires au Trésor ayant servi sous des présidents républicains aussi bien que démocrates. "Voilà comment la politique monétaire est élaborée dans les pays émergents aux institutions fragiles, avec des conséquences très négatives sur l'inflation et, plus largement, sur le fonctionnement de leurs économies", selon ce même communiqué.

"Cela n'a pas sa place aux États-Unis, dont la plus grande force réside dans l'État de droit, fondement de notre réussite économique", ont ajouté les signataires.

Janet Yellen a déclaré pour sa part à CNBC que l'enquête compromettait l'indépendance de la banque centrale et que, selon elle, les marchés financiers devraient être davantage préoccupés par une situation qu'elle a qualifiée d'extrêmement inquiétante. Wall Street avait réagi initialement en baisse hier sur ces attaques, mais a finalement clôturé sur un niveau record, le S&P 500 se rapprochant même des 7.000 points.

Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a révélé dimanche que le ministère américain de la Justice avait notifié à la banque centrale des citations à comparaître devant un grand jury, menaçant de poursuites pénales en lien avec son témoignage devant le Sénat américain à propos des rénovations du siège de la banque centrale. Powell a laissé entendre que cette action était moins liée à son témoignage qu'à un désaccord sur les taux d'intérêt. Dans une déclaration, il a souligné qu'il s'agissait d'une action sans précédent qui devait être replacée dans le contexte plus large des menaces et des pressions constantes exercées par l'administration.

"La menace de poursuites pénales est une conséquence directe du fait que la Fed fixe les taux d'intérêt en se basant sur sa meilleure évaluation de ce qui est le mieux servi par le public, plutôt que de suivre les préférences du Président", selon Powell. "Il s'agit de savoir si la Fed sera en mesure de continuer à fixer les taux d'intérêt en fonction des données probantes et de la conjoncture économique, ou si, au contraire, la politique monétaire sera dictée par des pressions politiques ou des intimidations", a ajouté le dirigeant, sortant ainsi de sa réserve habituelle. Le président de la Fed a défendu par ailleurs son bilan, soulignant qu'il avait travaillé à la Fed sous des administrations démocrates et républicaines et qu'il avait toujours fondé ses décisions exclusivement sur le double objectif de la banque centrale, à savoir le plein emploi et la stabilité des prix. "Cette nouvelle menace ne concerne pas mon audition en juin dernier, ni les rénovations des bâtiments de la Réserve fédérale", a indiqué Powell, jugeant qu'il s'agissait là de prétextes.

Trump a déclaré à NBC qu'il n'était pas au courant des agissements du ministère de la Justice, mais a renouvelé ses attaques contre Jerome Powell et sa politique monétaire jugée trop dure.

Ces assignations à comparaître du ministère de la Justice marquent une escalade significative dans le bras de fer qui oppose depuis un an l'administration et la Fed de Powell. Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité d'un statu quo monétaire lors de la prochaine réunion de la Fed le 28 janvier se situe à 95%. La 'proba' la plus élevée pour la fin de l'année 2026 (32,6%) se situe dans une fourchette de 3 à 3,25% sur les taux, ce qui traduirait une baisse de taux d'un demi-point.

Le nom du successeur de Jerome Powell à la tête de la Fed pourrait bien être dévoilé dans les prochains jours par Donald Trump. Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, qui s'exprimait la semaine dernière devant l'Economic Club du Minnesota, a laissé entendre que Trump devrait annoncer sa décision d'ici quelques jours - en tout état de cause en janvier - concernant la succession de Powell. Ainsi, la décision serait révélée avant ou après le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, programmé du 19 au 23 janvier.

"Nous en sommes toujours à quatre candidats", a déclaré le secrétaire au Trésor. Les candidats retenus sont, rappelons-le, le président du Conseil économique national américain Kevin Hassett, l'ancien membre du conseil des gouverneurs Kevin Warsh, le directeur des investissements 'fixed income' de BlackRock, Rick Rieder, et le gouverneur Christopher Waller. Le mandat de Jerome Powell prend fin en mai 2026. Son successeur sera à n'en pas douter partisan d'une politique monétaire nettement plus souple, dans la lignée des prises de position de Trump. Selon Fox Business Network, qui cite des sources de l'administration, Trump doit s'entretenir avec Rick Rieder de BlackRock ce jeudi à propos du poste de patron de la Fed.

Raphael Bostic, Thomas Barkin et John Williams de la Fed, prenaient la parole hier. Bostic, patron de la Fed d'Atlanta, a indiqué que l'inflation était encore nettement supérieure à l'objectif des 2% et qu'il s'agirait donc pour la banque centrale de ne pas perdre de vue cette partie de son double mandat. Barkin, qui dirige la Fed de Richmond, a noté que les entreprises comptaient sur les gains de productivité pour optimiser leurs coûts. Williams, patron de la Fed de New York, a souligné que la Fed n'était pas pressée de baisser ses taux et que la politique monétaire lui semblait bien positionnée. Il ne voit donc pas de raison de réduire les taux à court terme.

Ce mardi, Thomas Barkin et Alberto Musalem interviendront. Les investisseurs suivront également demain les chiffres des ventes de logements neufs, ainsi que la balance budgétaire américaine.

Demain, les marchés suivront l'indice des prix à la production de décembre, la balance des comptes courants, les reventes de logements existants, les stocks des entreprises, le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques, ainsi que le Livre Beige économique de la Fed. Anna Paulson, Stephen Miran, Raphael Bostic, Neel Kashkari et John Williams de la Fed, interviendront dans la journée. Jeudi, les opérateurs surveilleront les inscriptions hebdomadaires au chômage, les ventes de détail, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie, celui de la Fed de New York, mais aussi les prix à l'import et à l'export. Thomas Barkin, Michael Barr et Raphael Bostic de la Fed seront de la partie. Enfin, vendredi, les chiffres de la production industrielle et l'indice du marché immobilier seront connus, tandis que Michelle Bowman et Philip Jefferson de la Fed donneront leurs avis.

Sur le front géopolitique, outre le Venezuela et le Groenland, c'est l'Iran qui préoccupe désormais suite aux manifestations de masse réprimées de manière sanglante et dirigées contre le régime en place. Donald Trump a déclaré que les États-Unis étudiaient différentes options en réponse aux informations faisant état d'une répression meurtrière en Iran, alors que les manifestations nationales se poursuivent depuis trois semaines. Il a ajouté que les dirigeants de Téhéran avaient également pris contact avec les autorités pour engager le dialogue.

Alors que la "révolution iranienne" semble affaiblir le pouvoir en place, le président américain Donald Trump a déclaré hier sur son réseau Truth Social que tout pays commerçant avec Téhéran se verrait appliquer des droits de douane de 25% sur ses échanges avec les États-Unis. L'administration américaine affiche ainsi son soutien suite aux manifestations antigouvernementales des dernières années, et à celles toutes récentes et brutalement réprimées. Reuters note que l'Iran, membre de l'OPEP, a exporté des produits pétroliers vers 147 partenaires commerciaux en 2022. L'agence reprend les données les plus récentes de la Banque mondiale.

Trump a posté sur Truth Social de nombreux messages soutenant le peuple iranien dans son "combat pour la liberté". "À compter de ce jour, tout pays commerçant avec la République islamique d'Iran sera soumis à un droit de douane de 25% sur l'ensemble de ses échanges commerciaux avec les États-Unis d'Amérique. Cette décision est définitive et sans appel. Nous vous remercions de votre attention", a donc aussi lancé le président américain hier sur son réseau social.

Dans l'actualité commerciale, la Cour suprême a conclu vendredi ses annonces d'avis sans rendre de verdict sur la légalité des droits de douane du président Trump. Les rumeurs enflaient d'un éventuel rejet d'une bonne partie des droits de douane de l'administration en place, mais la décision est donc remise à plus tard. La Cour pourrait rendre d'autres avis dans les deux prochaines semaines. Le conseiller économique Kevin Hassett affirme qu'il est quasiment certain que la Cour suprême donnera raison à Trump sur la question des droits de douane, ajoutant que d'autres recours sont possibles si la décision est défavorable à l'administration.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street, JP Morgan Chase, The Bank of New York Mellon, Delta Air Lines et Concentrix ont publié leurs comptes ce jour. Bank of America, Wells Fargo et Citigroup annoncent demain. TSMC, Morgan Stanley, Goldman Sachs, BlackRock, Infosys, J.B. Hunt et First Horizon, seront de la fête jeudi. PNC Financial Services, State Street, M&T Bank, Wipro ou Regions Financial, dévoileront enfin leurs comptes vendredi.

Les valeurs

JPMorgan Chase, le colosse bancaire américain, a annoncé pour son 4e trimestre fiscal 2025 un bénéfice net de 13 milliards de dollars et 4,63$ par action, ainsi qu'un bénéfice net ajusté de 14,7 milliards de dollars ou 5,23$ par titre. Les revenus publiés se sont établis à 45,8 milliards de dollars, alors que les revenus ajustés ont été de 46,8 milliards de dollars. Le consensus était logé à 4,86$ de bénéfice ajusté trimestriel par action pour 46,2 milliards de dollars de revenus. Sur l'exercice, l'établissement a réalisé un bénéfice net de 57 milliards de dollars et 20,02$ par action.

Jamie Dimon, président-directeur général, a déclaré : "La société a clôturé l'année sur un quatrième trimestre solide, générant un bénéfice net de 14,7 milliards de dollars hors éléments exceptionnels. Chaque secteur d'activité a affiché de bonnes performances. Dans la CIB (banque commerciale et d'investissement), le chiffre d'affaires a progressé de 10%. Les marchés ont continué de bénéficier de la demande de financement et d'une activité client soutenue, ce qui a permis une hausse de 17% du chiffre d'affaires. Par ailleurs, le chiffre d'affaires des paiements a atteint un niveau record de 5,1 milliards de dollars grâce à la croissance continue des dépôts et des commissions. Dans la CCB (services bancaires aux particuliers et communautés), le chiffre d'affaires a progressé de 6% et la franchise a continué d'acquérir de nouveaux clients à un rythme soutenu. Cette année, nous avons ouvert 1,7 million de nouveaux comptes courants nets et 10,4 millions de nouveaux comptes de carte de crédit, et nous avons également porté à plus de 3 millions le nombre de ménages bénéficiant de la gestion de patrimoine. Pour l'avenir, nous serions ravis de devenir le nouvel émetteur de l'Apple Card. Enfin, dans la gestion d'actifs, le chiffre d'affaires a progressé de 13% au cours du trimestre pour atteindre un niveau record de 6,5 milliards de dollars. Plus impressionnant encore, les entrées nettes d'actifs clients se sont élevées à 553 milliards de dollars pour l'année, contribuant à porter les actifs clients à plus de 7.000 milliards de dollars".

Dimon prévient cependant : "Toutefois, comme toujours, nous restons vigilants, et les marchés semblent sous-estimer les risques potentiels, notamment ceux liés à la complexité de la situation géopolitique, au risque d'une inflation persistante et à la hausse des prix des actifs".

Bank of New York Mellon, l'établissement bancaire new-yorkais, a annoncé ce mardi pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 2,08$ pour des revenus totalisant 5,2 milliards de dollars, en hausse de 7% en glissement annuel. Le consensus des analystes était de 1,98$ de bénéfice ajusté par action pour 5,15 milliards de dollars de revenus. Le bénéfice dilué consolidé par action a augmenté de 31% à 2,02$. Sur l'exercice, le bénéfice par action publié a été de 7,40$ et le bpa ajusté de 7,50$. Les revenus annuels ont représenté 20,1 milliards de dollars contre 18,6 milliards de dollars sur l'exercice antérieur.

"2025 a été une nouvelle année fructueuse pour BNY. Nous avons réalisé un bénéfice net record de 5,3 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires record de 20,1 milliards de dollars, et généré un rendement des capitaux investis (ROTE) de 26%. Forts de huit trimestres consécutifs de levier opérationnel positif, nous avons progressé de 28% sur un an en termes de bénéfice par action et redistribué 5 milliards de dollars de capital à nos actionnaires. Il y a trois ans, nous avons entrepris une transformation pluriannuelle de BNY. Il y a deux ans, nous avons communiqué notre feuille de route stratégique et un ensemble d'objectifs financiers à moyen terme pour ce que nous considérions comme la première phase - celle de la mise en place des fondations - de ce travail".

Cardinal Health, le groupe américain de services de santé et distribution de médicaments, a annoncé un relèvement de ses prévisions financières. Le groupe dope donc ses prévisions de bénéfice par action ajusté dilué pour l'exercice 2026 à au moins 10$, contre une fourchette précédente de 9,65 à 9,85$. Le groupe prévoit que son chiffre d'affaires dans le secteur des médicaments spécialisés dépassera les 50 milliards de dollars au cours de l'exercice 2026, soit un taux de croissance annuel composé de 16% sur trois ans. "Cardinal" confirme la réussite de la transition de ses accords de distribution avec les fabricants pour tous les produits pharmaceutiques de marque concernés par le programme de négociation des prix des médicaments de Medicare de 2026. Le groupe évoque aussi le lancement de "ContinuCare Pathway" : La division Solutions à domicile de la société, qui propose des solutions directement aux patients, a lancé le programme innovant ContinuCare Pathway qui "tire parti de l'ensemble du portefeuille de Cardinal Health pour simplifier la gestion des approvisionnements en produits pour le diabète pour les pharmacies partenaires et les patients".

Concentrix, partenaire de la transformation des entreprises à l'ère de l'IA, qui aide les organisations à moderniser leurs technologies, transformer leurs expériences et résoudre leurs défis commerciaux complexes, a annoncé pour son 4e trimestre fiscal clos fin novembre des revenus de 2,55 milliards de dollars, en croissance de 4,3% en glissement annuel, pour une perte opérationnelle de 1,38 milliard de dollars. Le bénéfice opérationnel ajusté a reculé de 7% à 323 millions de dollars, soit une marge érodée à 12,7% contre 14,2% un an plus tôt. La perte nette publiée a atteint 1,48 milliard de dollars, tandis que le bénéfice net ajusté a régressé de 12% à 192 millions. Le bpa ajusté a décliné de 10% environ à 2,95$. Le consensus de marché était de 2,91$ de bénéfice ajusté trimestriel par action et 2,54 milliards de dollars de revenus. Pour l'exercice, les revenus ont été de 9,82 milliards de dollars, tandis que le bénéfice net ajusté a été de 743 millions de dollars ou 11,22$ par action.

Les perspectives sont prudentes. Le chiffre d'affaires annuel publié devrait se situer entre 10,035 et 10,180 milliards de dollars en 2026. Ces prévisions impliquent une croissance du chiffre d'affaires à taux de change constant de 1,5 à 3%. Le résultat d'exploitation devrait se situer entre 688 et 738 millions de dollars, et le résultat d'exploitation ajusté entre 1,24 et 1,29 milliard. Le bpa ajusté est attendu entre 11,48 et 12,07$. Par ailleurs, la société prévoit de générer un flux de trésorerie disponible ajusté d'environ 630 à 650 millions de dollars pour l'exercice 2026.

Delta Air Lines chute en pré-séance à Wall Street, sanctionné après des revenus un peu courts au quatrième trimestre et des prévisions 2026 légèrement décevantes. Sur le trimestre clos fin décembre, la compagnie aérienne a réalisé un bénéfice net ajusté de 1,02 milliard de dollars soit un bpa ajusté de 1,55$ contre 1,85$ l'année précédente et 1,53$ de consensus pour un chiffre d'affaires ajusté de 14,61 milliards de dollars, en hausse de 1,2% (14,68 Mds$ attendus). Le coefficient d'occupation a reculé de 2 points à 82%. Sur l'ensemble de l'année 2025, Delta a enregistré des revenus historiques de 58,3 milliards de dollars, conformément aux attentes du marché, avec un free cash-flow de 4,6 Mds$.

"L'année 2026 démarre sur les chapeaux de roue, avec une accélération de la croissance du chiffre d'affaires portée par la demande des consommateurs et des entreprises", a déclaré le DG, Ed Bastian. "Les sources de revenus diversifiées et à forte marge de la compagnie aérienne ont progressé et représentent désormais 60% de son chiffre d'affaires total, reflétant une demande accrue pour ses produits haut de gamme", a ajouté le dirigeant. Sur le nouvel exercice, la direction anticipe un bpa ajusté entre 6,50$ et 7,50$, contre un consensus 'Bloomberg' logé à 7,20$ avec un flux de trésorerie disponible ajusté entre 3 et 4 milliards de dollars, contre une estimation de 3,76 Mds$, et 4,6 Mds$ l'an dernier en raison d'investissements accrus.

Nvidia n'exigerait pas de paiement anticipé pour ses puces H200 livrées en Chine, selon un porte-parole du géant des puces d'IA cité par l'agence Reuters ce mardi. Le groupe de Jensen Huang a affirmé qu'il "ne demanderait jamais de ses clients qu'ils paient pour des produits qu'ils ne reçoivent pas", réagissant ainsi à un article de Reuters du 8 janvier faisant état de conditions exceptionnellement strictes imposées par l'entreprise, exigeant un paiement intégral anticipé de la part de ses clients chinois souhaitant acquérir ses puces d'intelligence artificielle.

Une source a indiqué à Reuters que les conditions générales de Nvidia pour ses clients chinois incluaient déjà des exigences de paiement anticipé, mais que ces derniers étaient parfois autorisés à verser un acompte plutôt que de payer la totalité du prix d'avance. Cependant, concernant les puces H200, l'entreprise se serait montrée particulièrement stricte dans l'application des conditions compte tenu de l'incertitude quant à l'autorisation des livraisons par les autorités réglementaires chinoises, insiste l'agence. Une telle structure de paiement pour le H200 transférerait le risque financier de Nvidia à ses clients, qui doivent engager des capitaux sans certitude que Pékin approuvera les importations de puces ou qu'ils seront en mesure de déployer la technologie comme prévu, analyse Reuters.

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