Ouverture Paris : le CAC40 se stabilise après les dernières annonces de Donald Trump
Les résultats du T1 se succèdent...
LA TENDANCE
Le début de séance est hésitant en Bourse de Paris ce mercredi après l'annonce cette nuit par Donald Trump d'une prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran. Après sa nouvelle correction hier de plus de 1%, le CAC40 reste stable autour des 8.235 pts ce matin, d'autant que les premiers résultats du T1 soulignent déjà l'impact de la situation internationale dégradée dans les comptes des entreprises...
Face au blocage des négociations entre Américains et Iraniens, Donald Trump a donc finalement annoncé mardi soir prolonger pour "une durée indéterminée" la trêve avec Téhéran, dont la fin était imminente, disant "vouloir permettre la poursuite des négociations". Revenant sur les menaces brandies plus tôt dans la journée, le président américain a déclaré que les Etats-Unis "allaient s'abstenir d'attaquer l'Iran jusqu'à ce qu'une proposition soit transmise par Téhéran et les discussions terminées", citant une demande du Pakistan, médiateur des négociations entre les deux camps. L'annonce du président américain reste toutefois unilatérale. Donald Trump a précisé que le blocus maritime de l'Iran par l'armée américaine, dénoncé par Téhéran, se poursuivrait... Un conseiller de Mohammed Baqer Qalibaf, président du Parlement et négociateur en chef iranien, a réagi à l'annonce du président américain en estimant que celle-ci ne "vaut rien", dénonçant un "stratagème" pour gagner du temps en vue d'une attaque et appelant à une réponse militaire au blocus maritime...
Du côté de la Fed, Kevin Warsh, le candidat du président Donald Trump pour prendre la tête de la Réserve fédérale américaine, a appelé devant les sénateurs à un "changement de cap" au sein de la banque centrale, qui inclurait un nouveau "cadre" de maîtrise de l'inflation et une éventuelle refonte de la manière dont l'institution communique au sujet de la politique monétaire. Lors d'une déclaration adressée aux membres de la commission bancaire du Sénat, qui doivent se prononcer sur sa nomination au conseil des gouverneurs ainsi que sur son mandat de quatre ans à la tête de l'institution, l'avocat et financier âgé de 56 ans a reproché à la banque centrale la crise inflationniste qui a suivi la pandémie de COVID-19 et qui continue de peser sur les ménages américains. "Les erreurs politiques fatales commises il y a quatre ou cinq ans" constituent un héritage dont les ménages ont encore du mal à se remettre, a-t-il dit, ajoutant que la Fed avait besoin d'"un changement de cap dans la conduite de sa politique". Cela implique un nouveau cadre de lutte contre l'inflation, différent de l'ancien, a souligné celui qui a également été gouverneur de la Fed par le passé.Cette réorganisation concerne notamment la communication de la Fed qui, selon Kevin Warsh, a "aggravé" le problème. Le candidat à la présidence de la Fed, qui doit remplacer l'actuel patron Jerome Powell dont le mandat prend fin le 15 mai, a ainsi laissé entendre qu'il pourrait vouloir modifier la pratique actuelle de la banque centrale consistant à publier des projections trimestrielles sur l'économie et les taux d'intérêt. Il a également promis qu'il prendrait ses décisions de politique monétaire indépendamment de tout conseil ou pression de la part de la Maison blanche, soulignant que le succès dans le maintien d'une inflation faible constituait une "armure narrative" qui protégerait la banque centrale des critiques.
Kevin Warsh qui a refusé de reconnaître que le président Donald Trump avait perdu l'élection présidentielle de 2020, a encore estimé que "les présidents ont généralement tendance à être favorables à des baisses de taux"..."Le président Trump l'exprime très ouvertement", a-t-il ajouté. L'ancien gouverneur de la banque centrale a ajouté qu'il appartenait "en grande partie à la Fed" de préserver son indépendance en atteignant ses objectifs et en ne s'écartant pas du mandat qui lui a été confié par le Congrès. "Je ne pense pas que l'indépendance opérationnelle de la politique monétaire soit particulièrement menacée lorsque des élus - présidents, sénateurs ou membres de la Chambre des représentants - expriment leur point de vue sur les taux d'intérêt", a-t-il déclaré. "Le Congrès a confié à la Fed la mission d'assurer la stabilité des prix, sans excuse ni équivoque, sans argument ni angoisse. L'inflation est un choix, et la Fed doit en assumer la responsabilité. Une faible inflation est le bouclier de la Fed", a-t-il insisté... Le sénateur républicain Thom Tillis, membre de la commission bancaire, a affirmé lors de l'audition que la confirmation de Kevin Warsh serait reportée "jusqu'à ce que le Département de la Justice mette fin à l'enquête sur Jerome Powell", que le sénateur considère comme futile et comme s'inscrivant dans la stratégie de Donald Trump visant à faire pression sur la Fed pour qu'elle abaisse ses taux...
ECO ET DEVISES
Les cours du brut restent tendus avec un baril de Brent de la mer du Nord à 97$. L'once d'or fin se replie à 4.766$. L'euro revient à 1,1755/$ alors que le Bitcoin pointe en hausse à 78.250$.
VALEURS EN HAUSSE
Eutelsat : +5% suivi de SoiTec (+4%) avec Maat (+3%) et Legrand
Verallia : +2,5% avec Mersen, Nexans et Exail
Danone (+2%) a publié un chiffre d'affaires de 6.708 millions d'euros au T1 2026, en progression de +2,7% en données comparables. La croissance a été tirée par un volume/mix de +1,5%, avec un effet prix de +1,2% ; Le Volume/mix est positif dans toutes les catégories. Le groupe souligne la résilience de la performance en Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), dans un contexte marqué par les rappels de laits infantiles et le conflit au Moyen-Orient. La direction souligne l'amélioration de la croissance dans les Amériques, portée par la poursuite de la forte performance en Amérique latine et un début de redressement de la dynamique aux États-Unis. La solide performance en Asie-Pacifique (APAC) est aussi à noter, tirée par la Nutrition Spécialisée en Chine et la catégorie EDP au Japon. Les objectifs 2026 sont confirmés, en ligne avec l'ambition moyen-terme : croissance du chiffre d'affaires en données comparables comprise entre +3% et +5% ; croissance du résultat opérationnel courant plus rapide que celle du chiffre d'affaires.
X-Fab : +2% avec Ipsen, Thermador, SES
Atos : +1,5% suivi de Vallourec et M&P
VALEURS EN BAISSE
Bureau Veritas (-9%) a lancé un petit avertissement sur son objectif de revenus annuels. Le groupe explique que 2026 est marquée, d'une part, par un contexte géopolitique complexe et un environnement macroéconomique incertain, et d'autre part, par le lancement d'une revue détaillée des modalités de sortie du sous-segment " Services aux Gouvernements ", dans le contexte de la décision d'arrêter certains contrats dans la région Moyen-Orient & Afrique. Le management vise ainsi désormais une croissance organique modérée à un chiffre du chiffre d'affaires, contre une croissance organique modérée à élevée à un chiffre envisagée précédemment. La marge opérationnelle ajustée est toujours attendue en amélioration à taux de change constant et les flux de trésorerie à un niveau élevé. Le Groupe est pleinement engagé à réaliser les ambitions financières de son plan LEAP
28, bénéficiant de tendances de marché favorables et d'une dynamique soutenue d'exécution des programmes stratégiques de portefeuille et de performance. Sur les trois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires est ressorti à 1,55 milliard d'euros, en hausse de 4,5% sur une base organique (contre 5,62% de consensus) et en baisse de 0,8% en données publiées sur un an. A la fin du mois de mars 2026, la dette financière nette ajustée du Groupe était sensiblement inchangée par rapport à celle du 31 décembre 2025. Le Groupe dispose de 600 millions d'euros de lignes de crédit confirmées non tirées. Bureau Veritas présente une structure financière solide, avec la majorité de ses échéances de dette en 2027 et au-delà (à l'exception des 200 ME arrivant à échéance en septembre 2026) et à taux d'intérêt fixes.Eurofins Scientific (-9%) a fait part d'une croissance organique de 2,6% sur un an de son chiffre d'affaires au premier trimestre, tout en confirmant ses objectifs jusqu'en 2027. Le groupe français de laboratoires d'analyses a enregistré un chiffre d'affaires de 1,79 milliard d'euros au premier trimestre, contre 1,77 milliard un an plus tôt. "Eurofins a dû faire face à des difficultés temporaires importantes, notamment en raison des conditions météorologiques exceptionnellement défavorables qui ont affecté ses activités en Amérique du Nord et en Europe du Nord ; même après un rattrapage significatif en mars, la situation n'était que partiellement rétablie à la fin du trimestre", a souligné le président-directeur général Gilles Martin dans un communiqué. Eurofins Scientific a indiqué que cette progression s'expliquait à la fois par la croissance organique et par les acquisitions, avec un effet de change négatif de 4,8%.
FDJ UNITED (-6%) a communiqué son chiffre d'affaires du 1er trimestre 2026. L'augmentation du produit brut des jeux (PBJ) est de +1%, à 2.175 ME, avec un ralentissement de la bonne dynamique de début d'année. Le chiffre d'affaires ressort en baisse de 3%, à 895 ME, avec un impact de 24 ME lié à la fiscalité sur les jeux. En 2026, FDJ UNITED vise désormais une légère progression du PBJ et un léger recul du chiffre d'affaires, avec : Une croissance annuelle du chiffre d'affaires de la BU Loterie et paris sportifs en réseau France malgré les effets conjoncturels constatés au 1er trimestre; Une amélioration de la performance annuelle de la BU Paris et jeux en ligne par rapport au 1er trimestre, avec un retour à la croissance du PBJ au 2nd semestre soutenue par la mise en oeuvre des plans d'actions en cours; Et une marge d'EBITDA courant comprise entre 23% et 24%.
Valneva : -4% suivi d'EKINOPS (-4%) qui a publié son chiffre d'affaires du 1er trimestre 2026 (période du 1er janvier au 31 mars 2026). Au 1er trimestre de l'exercice 2026, le chiffre d'affaires consolidé d'Ekinops s'est établi à 27,6 ME, en progression de +8% par rapport au 4ème trimestre 2025 (25,6 ME), marquant ainsi un second trimestre consécutif d'amélioration de l'activité. La société Olfeo, éditeur français de logiciels de cybersécurité SSE (Secure Service Edge), consolidée depuis le 1er juin 2025, a contribué pour 1,6 ME au chiffre d'affaires du trimestre écoulé. Le 1er trimestre 2026 affiche un repli de -3% par rapport au 1er trimestre 2025. À taux de change constants, le chiffre d'affaires trimestriel est quasi stable à -0,5%. Les ventes de solutions de Connectivité & Réseaux SASE (ex-Accès) affichent une croissance séquentielle de +14% au 1er trimestre 2026 par rapport au 4ème trimestre 2025, confirmant le retour à une activité plus soutenue perceptible depuis la fin de l'année dernière, notamment en France. L'activité Réseaux optiques (ex-Transport optique) est stable sur le début de l'exercice (stabilité vs. 4ème trimestre 2025), avec une activité bien orientée en Europe (hors France). Aux Etats-Unis, l'activité est en hausse séquentielle, mais ne témoigne pas encore des effets attendus du déploiement du programme fédéral BEAD (Broadband Equity, Access, and Deployment). Au 1er trimestre 2026, les ventes de Logiciels & Services se sont inscrites en progression de +6%. Ekinops a l'ambition de renouer progressivement avec la croissance en 2026 et confirme être en mesure de réaliser une progression " single-digit " de son activité sur l'ensemble de l'exercice, porté notamment par les premières livraisons des nouvelles solutions DCI et SASE prévues en fin d'année 2026. L'acquisition fin mars 2026 de de Chimere, start-up française de cybersécurité ayant développé une solution universelle ZTNA (Zero Trust Network Access) permettant d'interconnecter de manière sécurisée l'ensemble des terminaux avec toutes les ressources des entreprises, s'intègre parfaitement dans la stratégie d'Ekinops en matière de cybersécurité des réseaux. Associée à l'offre d'Olfeo, elle vise à accélérer la prise de positions d'Ekinops sur les segments en forte croissance du SSE et du SASE, et créer des opportunités de "cross-sell" en complétant idéalement l'offre de solutions numériques souveraines 100% européennes en matière de SD-WAN, Firewall et ZTNA. Fin mars, Ekinops a annoncé avoir signé un protocole d'accord avec un opérateur télécom européen de rang 1 en vue du déploiement d'un réseau optique d'envergure, basé sur la technologie WDM. Les discussions avancées en cours entre Ekinops et cet opérateur télécom européen visent à conclure un accord cadre pluriannuel au cours des prochains mois...
DMS Group (-3%) a enregistré au premier trimestre 2026 un chiffre d'affaires de 10 ME, en repli de -8% par rapport au 1er trimestre 2025. Dans un marché qualifié de "extrêmement complexe internationalement" et après un 4ème trimestre 2025 record, DMS Group estime que cette évolution trimestrielle ne préjuge néanmoins pas du niveau d'activité annuel, avec un chiffre d'affaires attendu en croissance au 2ème trimestre 2026 et sur l'ensemble de l'exercice 2026, sauf aggravation de la situation géopolitique. Au 1er trimestre 2026, la division Radiologie a réalisé un chiffre d'affaires de 8,1 ME (8,6 ME un an plus tôt), en léger repli de -5%. Au cours du trimestre, DMS Group a procédé à la livraison d'un seul lot de mobiles de radiologie (contre 3 lots expédiés au 4ème trimestre 2025) dans le cadre du contrat pour la fourniture de 120 unités mobiles de radiologie signé en mars 2025 pour un montant total 11 ME. À fin mars 2026, 6 lots ont été livrés dans le cadre de ce contrat sur un total de 10 lots. En Ostéodensitométrie, le chiffre d'affaires trimestriel s'est établi à 1,9 ME (2,3 ME un an plus tôt). Après une forte croissance au cours de l'exercice 2025 (+71% à 6,9 ME), l'Amérique du Nord s'est inscrite en repli (-0,6 ME de chiffre d'affaires) sur le début de l'exercice (16% de l'activité au 1er trimestre contre 20% un an plus tôt), avec une baisse ponctuelle de l'activité en marque blanche avec Carestream Health et de Fujifilm Healthcare Americas. DMS rappelle travailler activement à l'accroissement de ses marges et à l'optimisation de ses coûts afin de poursuivre en 2026 l'amélioration de sa performance opérationnelle. Le groupe attend, dans les prochaines semaines, l'autorisation de mise sur le marché de son nouveau mobile de radiologie ONYX, doté d'un tube à rayons X de nouvelle génération basé sur la technologie des nanotubes de carbone (NTC) et d'un bras zéro gravité, avec des premières ventes attendues dès le 3ème trimestre 2026.
Wendel : -2,5% avec K&B, Aramis
Solocal (-2%) a réalisé au 1er trimestre 2026, un chiffre d'affaires de 74 millions d'euros, en baisse de -10,7% par rapport au 1er trimestre 2025, et de -6,3% par rapport au 4e trimestre 2025. Cette évolution est en lien avec un contexte économique difficile, marqué par un nombre record de défaillances d'entreprises sur la période, largement concentré sur les PME et les TPE. Séquentiellement, la baisse ralentit. Pour rappel, la baisse du chiffre d'affaires de Solocal au 1er trimestre 2025 était de -13,7% sur le périmètre historique. Les prises de commandes s'établissent à 86,8 ME au 1er trimestre 2026 (88,2 ME sur la même période en 2025). Solocal confirme son objectif d'afficher un chiffre d'affaires au 4e trimestre en hausse. Au plan de la rentabilité, Solocal confirme son objectif de nouvelle progression de la rentabilité, avec une marge d'Ebitda attendue aux environs de 20% en 2026.
Alten : -1,5% avec Safran, Worldline, Ubisoft et Essilor
Interparfums (-1%) a publié une baisse de 8,5% de son chiffre d'affaires à devises courantes au premier trimestre, pénalisé par un effet de change défavorable et un contexte de perturbations géopolitiques. Sur les trois premiers mois de l'année, le propriétaire des marques de parfum Jimmy Choo, Montblanc, Moncler et Karl Lagerfeld a enregistré un chiffre d'affaires à devises courantes de 215,5 millions d'euros, contre 235,5 millions d'euros l'année dernière. "Grâce à un début d'année particulièrement dynamique sur la zone Amérique, nous réalisons une performance correcte au premier trimestre 2026, eu égard à un environnement géopolitique et macro-économique particulièrement dégradé?", a déclaré Philippe Benacin, président-directeur général. "La récente intensification des conflits dans la zone Moyen-Orient continue de peser sur l'activité du premier trimestre", poursuit la direction du groupe qui avait déjà averti en février que la visibilité restait limitée pour 2026...
Rexel (-1%) a fait part de ventes de 4.736,9 ME au T1 2026, en hausse de +3,4% à jours constants. Le groupe souligne la progression régulière du taux de pénétration du digital, atteignant 36% des ventes au T1 2026, en hausse de +217bps. L'acquisition de Techno-Contact 360 au Canada, finalisée le 20 avril, renforce l'expertise du groupe en distribution électrique, automatismes industriels, datacenters et services. La direction insiste sur l'adaptation rapide de Rexel à l'environnement incertain, "avec une capacité avérée à capter la demande des marchés de la transition énergétique, à répercuter les hausses de prix et à compenser l'augmentation des coûts de l'énergie". Objectifs 2026 confirmés : croissance des ventes à jours constants de 3% à 5%, marge d'EBITA courant ajusté d'environ 6,2% et conversion du free cash-flow supérieure à 65%.
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