Mi-séance Paris : le CAC 40 poursuit sa course aux records au-dessus des 8.600 points
En tête du CAC40, Engie bondit de presque 8%.
LA TENDANCE
8.628 points : c'est le dernier record en date du CAC 40 qui ne fait que monter depuis l'ouverture, en progression de 0,8% en fin de matinée. Beaucoup de résultats annuels ont été publiés depuis hier soir et participent à cette performance, notamment Engie et Schneider.
Wall Street a aussi repris de la hauteur hier soir avec l'aide des valeurs technologiques. Très attendu dans la nuit, Nvidia, le géant américain des puces d'IA, a délivré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et des perspectives particulièrement impressionnantes.
VALEURS EN HAUSSE
En tête du CAC40, Engie bondit de presque 8% à 29,7 euros, dopé par l'annonce de l'acquisition de UK Power Networks, en même temps que la publication de résultats annuels globalement conformes aux attentes du marché. Le groupe a dégagé en 2025 un Ebit hors nucléaire de 8,8 milliards d'euros (-1,5% en variation brute, +2,2% en organique), un Ebitda de 13,4 milliards (+0,2% en variation brute, +2,8% en organique) pour un chiffre d'affaires de 71,9 milliards (-2,5% en variation brute, -0,7% en organique). Engie prévoit d'atteindre un résultat net récurrent part du Groupe compris entre 4,6 et 5,2 MdsE en 2026 contre une fourchette de 4,2 à 4,8 MdsE annoncée précédemment. Cet objectif est lié à l'intégration de UKPN à partir du 1er juillet et à l'ajustement du portefeuille d'actifs. L'Ebit hors nucléaire est désormais attendu dans une fourchette indicative de 8,7 à 9,7 MdsE, contre 8,2 à 9,2 MdsE précédemment. L'énergéticien a donc également annoncé la signature d'un accord en vue d'acquérir 100% de UK Power Networks (UKPN), le distributeur d'électricité de référence au Royaume-Uni, pour une valeur en fonds propres de 10,5 milliards de livres sterling (12 milliards d'euros environ). Les analystes considèrent cette opération comme un catalyseur positif, améliorant le portefeuille d'activités du producteur d'électricité et devant probablement se traduire par une hausse des bénéfices à l'avenir.
Schneider Electric s'adjuge 4% à 275 euros, recherché après l'annonce de résultats meilleurs qu'attendu, portés par une forte demande dans les centres de données. Le fabricant d'équipements électriques a fait état d'un chiffre d'affaires de 10,90 milliards d'euros au quatrième trimestre, en croissance interne de 10,7%, contre 7,5% attendu par le marché. Sur l'ensemble de l'année, l'Ebita ajusté ressort à 7,52 milliards d'euros (+6,2%), légèrement meilleur que prévu, pour des revenus de 40,15 MdsE, en croissance organique de 8,9%. Le Cash-flow libre s'inscrit à un niveau record de 4,6 milliards d'euros, en hausse de +10%, avec un taux de conversion du cash-flow libre sur résultat net de 111%. Le dividende progressif est de 4,20 euros par action, en hausse de +8%. Schneider a clôturé l'année avec un carnet de commandes de 25,3 milliards d'euros, lui conférant une "visibilité sans précédent".
AXA gagne 1,2% à 40,7 euros après la publication de résultats records, marqués par une hausse du résultat opérationnel par action dans le haut de la fourchette cible. Le ratio de solvabilité II est ressorti à 224%, en hausse de 9 points par rapport à fin 2024. L'assureur vise en 2026 une croissance du résultat opérationnel par action dans le haut de la fourchette cible fixée par son plan stratégique et comprise entre 6% à 8%, et une hausse du ratio de solvabilité II de 17 points à la suite de la révision de solvabilité II. AXA propose le versement d'un dividende de 2,32 euros par action, en hausse de 8% par rapport à l'année 2024.
74Software grimpe de 2% à 33 euros. Le chiffre d'affaires 2025 est ressorti à 707,2 ME, en croissance organique de 3,8%, avec une contribution positive d'Axway à 337,9 ME, +4,6% et de SBS à 371,2 ME, +3%. Le groupe a souligné une nouvelle progression de l'ARR, en hausse de 11,8 % chez Axway et de 8,9 % chez SBS, renforçant la visibilité et la solidité du modèle économique. La société fait état d'une forte progression du résultat opérationnel d'activité, avec une marge portée à 15,2%, soit +160 points de base, soit 107,3 ME. Le résultat net de l'exercice s'est élevé à 40,8 ME, représentant une marge de 5,8 %, contre 29,0 ME en base proforma 2024.
Comme attendu à la suite des dernières annonces, Stellantis (+0,4% à 6,53 euros) a essuyé une énorme perte nette l'an dernier, plombé par des charges exceptionnelles de 25,4 milliards d'euros, " reflétant principalement un changement stratégique visant à replacer les attentes des clients et la liberté de choix au coeur des projets de l'entreprise ". Le constructeur enregistre ainsi un déficit net de 22,3 milliards d'euros sur l'année, contre un profit de 5,52 MdsE en 2024, pour un chiffre d'affaires de 153,5 milliards d'euros, en baisse de 2%, principalement en raison d'une évolution défavorable des taux de change et de la baisse des prix nets au premier semestre 2025. La perte opérationnelle courante atteint 842 millions d'euros avec une marge AOI (marge opérationnelle courante) négative de 0,5%. En 2026, le constructeur automobile prévoit une augmentation moyenne à un chiffre de son chiffre d'affaires, une marge AOI à un chiffre dans la fourchette basse et une amélioration de la génération du free cash-flow industriel d'une année sur l'autre. Une amélioration séquentielle est également attendue entre le premier et le second semestre.
Worldline progresse de 3% à 1,49 euro après son point annuel. Le spécialiste des moyens de paiement a enregistré un excédent brut d'exploitation ajusté de 841 millions d'euros en 2025, conforme à l'objectif du groupe. En octobre, le management avait resserré son objectif d'EBE, visant entre 830 et 855 millions d'euros, contre une fourchette initiale de 825-875 ME. Le chiffre d'affaires est ressorti à 4,5 milliards d'euros, en déclin organique de 2,4% mais conforme à l'objectif d'une baisse entre 1% et 4%. La perte nette s'établit à -5,157 MdsE, incluant -4,647 MdsE de dépréciations de goodwill. D'ici la fin du premier semestre 2026, Worldline prévoit d'avoir considérablement renforcé son bilan et son profil de trésorerie, grâce au produit des cessions d'actifs, environ 540 à 590 ME, et à l'augmentation de capital prévue de 500 ME. Conjuguées à une gestion rigoureuse du capital, ces mesures sous-tendent une trajectoire de désendettement claire, avec pour objectif un ratio dette nette inférieur à 2,0 fois l'EBE ajusté d'ici 2026.
VALEURS EN BAISSE
Les baisses sont très limitées sur le CAC 40. Thales (-1,8%) redescend sous les 250 euros.
ArcelorMittal, Société Générale et Orange sont les seules autres baisses supérieures à 1% sur le CAC 40 à la mi-journée..
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