La pression ne retombe pas
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,61% à 8062,52 points dans un volume de 3,878 MD€.
Le marché parisien a prolongé sa phase de consolidation, atteignant un point bas de près de six semaines, dans un contexte marqué par le regain des tensions commerciales autour du dossier groenlandais et par la flambée des taux obligataires au Japon.
Les menaces de surtaxes américaines sur les produits européens ont ravivé l’aversion au risque. Dans ce cadre, Donald Trump a de nouveau ciblé les vins et champagnes français, en réaction à l’opposition d’Emmanuel Macron. Cette escalade a pesé sur la confiance des investisseurs et renforcé l’attrait pour les actifs refuges, propulsant l’or et l’argent à des niveaux records.
À ces tensions s’est ajouté un choc obligataire au Japon, avec une envolée des rendements de très long terme, au-delà de 4% pour les obligations à 40 ans, à la suite d’annonces budgétaires jugées peu lisibles par les marchés.
Face à cette situation, l’Europe s’organise. Bruxelles étudie des mesures de rétorsion sur 93 MD€ de biens américains, tandis que les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne doivent se réunir jeudi en sommet extraordinaire à Bruxelles. Les marchés attendent enfin une décision de la Cour suprême des États-Unis sur la politique commerciale américaine, alors que Donald Trump est attendu mercredi à Davos.
Sur le future Février
Les résistances sont : 8087 et 8096 et 8116,50 puis 8140 et 8169 puis 8186 et 8247 puis 8259 et 8310,5 puis 8469,5 et 8672 voire 8896 puis 9188 et 8374.
Les supports sont : 8035 voire 8004/7970 et 7917 puis 7867,5 voire 7817,5 et 7770 puis 7606,5 voire 7548 et 7456,5 voire 7303,5 puis 7134,5 et 6910.
En intraday, le biais et baissier sous 8266.
Graphiquement, le Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) est resté sous pression dans un contexte de tensions géopolitiques accrues. Il a confirmé le biais baissier engagé en début de semaine avec l’ouverture d’un deuxième gap baissier entre 8092,05 et 8062,58 (cours de clôture). Ce gap de poursuite prolonge le mouvement initié par le gap de rupture du 19 janvier, toujours ouvert entre 8234,27 et 8165,46.
Cette succession de gaps traduit une pression vendeuse persistante et renforce la dynamique négative à court terme. Dans sa baisse, l’indice est venu tester un support majeur autour de 8010 points avant de se reprendre légèrement. Pour autant, un simple rebond technique ne suffirait pas à stabiliser la tendance. Seul le comblement des gaps baissiers des 19 et 20 janvier permettrait un retour vers la zone de résistance majeure située entre 8400 et 8459 points.
Du côté des indicateurs techniques, l’amplitude élevée des histogrammes du MACD ne plaide pas en faveur d’un rebond immédiat, mais plutôt pour la poursuite d’un mouvement de contrepied, dont les limites ne sont pas encore clairement identifiées. La configuration apparaît excessive, sans toutefois atteindre un niveau extrême. De son côté, le RSI évolue en zone de survente, tandis que les volumes restent supérieurs à leur moyenne, confirmant la pression vendeuse.
À l’inverse, une cassure nette en clôture de la zone d’alerte de moyen terme, correspondant à la borne basse du canal haussier de long terme, accentuerait la pression baissière. Le risque serait renforcé en cas d’installation durable de l’indice sous la zone de support majeure comprise entre 8004 et 7970 points.
La validation de ce scénario, matérialisée par au moins trois séances consécutives sous ce seuil, ouvrirait la voie à une reprise plus marquée du mouvement baissier, avec une accélération possible en direction de la prochaine zone de soutien située entre 7605 et 7548 points.
Pour conclure, des allègements partiels ont été opérés sur les positions de couverture des portefeuilles Dynamique et Investisseur, l’objectif technique ayant été atteint, dans une logique de sécurisation des gains. En parallèle, le portefeuille Dynamique est renforcé de manière progressive et prudente, à la faveur de signaux techniques ciblés. Néanmoins, la prudence reste de mise, un relèvement plus significatif de l’exposition n’étant envisagé qu’en cas de franchissement confirmé des niveaux techniques clés.
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