Wall Street ouvre en baisse, s'inquiète des prix élevés de l'énergie
La Bourse de New York évolue dans le rouge mercredi, la hausse des prix du pétrole ravivant les craintes inflationnistes et pesant sur l'appétit pour le risque des investisseurs.
Vers 14H05 GMT, le Dow Jones cédait 0,71%, l'indice Nasdaq perdait 0,23% et l'indice élargi S&P 500 lâchait 0,24%.
"Dans le contexte actuel, un simple coup d'œil aux actions donne une idée rapide de l'évolution des cours du pétrole", assure Patrick O'Hare, analyste de Briefing.com.
Face à l'escalade au Moyen-Orient, le pétrole Brent a franchi mercredi le seuil des 100 dollars le baril, une première depuis juillet.
"Ce chiffre rond importe moins que ce qu'il laisse présager: le marché ne se contente pas de refléter les perturbations actuelles, il anticipe également la probabilité de nouvelles perturbations à venir", prévient Mark Malek, du cabinet Siebert Financial.
Les Etats-Unis et l'Iran ont échangé de nouvelles frappes en ciblant principalement des navires, dont plusieurs sont en feu dans le Golfe. Téhéran a aussi annoncé la création d'une nouvelle "zone interdite" à la navigation au large du détroit d'Ormuz.
Ces développements font craindre un nouveau resserrement de l'offre mondiale de pétrole et augmentent les risques économiques.
"Cette tendance freine pour l'instant l'appétit pour les achats et incite à une attitude plus prudente vis-à-vis des actions", souligne Patrick O'Hare.
"Les coûts énergétiques se répercutent rapidement, et partout: sur les factures de chauffage, les frais de transport, le prix affiché à la pompe", rappelle Mark Malek.
Le gallon (3,78 litres) de diesel a d'ailleurs atteint mercredi un nouveau record en stations-service, s'affichant en moyenne à 5,94 dollars, selon l'Association automobile américaine (AAA).
"Le marché boursier s'est montré d'une politesse presque ennuyeuse face à tout cela", selon M. Malek, qui note que l'absence de "ventes de panique" permet aux indices new-yorkais de s'afficher "à deux pas" de leurs records.
Wall Street reste toutefois sur ses gardes car les tensions plus fortes sur les prix risquent de pousser la banque centrale américaine (Fed) à relever ses taux directeurs lors de sa réunion la semaine prochaine.
C'est en tous cas ce que parie actuellement le marché, selon l'outil de veille CME FedWatch.
La publication de plusieurs indicateurs sur l'inflation du mois d'août aux Etats-Unis dans les prochains jours pourra permettre d'affiner ces attentes.
Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à 4,80% vers 14H05 GMT, contre 3,94% fin février, avant les premières frappes menées par les Etats-Unis et Israël en Iran.
Côté entreprises, Apple (+0,36% à 317,36 dollars) grappillait quelques points juste avant un événement où la firme de Cupertino doit dévoiler son premier iPhone pliable, sept ans après Samsung, ainsi qu ses solutions d'intégration d'intelligence artificielle (IA). John Ternus, le nouveau patron de l'entreprise, a promis un lancement "phénoménal".
Meta grimpait de 5,29% à 645,93 dollars après avoir annoncé le lancement d'un nouvel agent IA, disponible via une application baptisée Muse.
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