Wall Street clôture en baisse, la Fed adopte un ton plus ferme que prévu
La Bourse de New York a terminé en baisse mercredi, les investisseurs ayant déchanté devant la fermeté du ton de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui laisse présager d'autres hausses de taux.
Le Dow Jones a chuté de 1,21%, l'indice élargi S&P 500 a lâché 0,45% tandis que le Nasdaq est resté quasiment stable (-0,01%).
Afin de calmer l'inflation, la Réserve fédérale américaine a décidé mercredi à l'unanimité - et pour la première fois depuis l'été 2023 - de relever ses taux directeurs, qui guident les coûts d'emprunt.
Ils se situent désormais dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4%.
Cette décision était largement attendue: "les marchés avaient intégré une probabilité de plus de 90%", rappelle Andrew Melville, analyste de Block Scholes.
Mais "une majorité de responsables estime qu'au moins une nouvelle hausse sera nécessaire cette année" pour compenser les pressions sur les prix liées à la guerre au Moyen‑Orient, commente auprès de l'AFP Tom Cahill, analyste de Ventura Wealth Management.
Le président de la Fed, Kevin Warsh, a lui-même affirmé lors d'une conférence de presse mercredi que l'inflation était "trop élevée, depuis trop longtemps".
Un relèvement des taux vise à refroidir quelque peu l'économie: il est davantage coûteux de s'endetter et investir, ce qui calme la demande pour certains biens et services.
Wall Street préfère un environnement monétaire accommodant, plus propice aux bénéfices des entreprises, d'où le repli des indices.
Les acteurs du marché sont désormais une majorité à anticiper un nouveau tour de vis monétaire dès la prochaine réunion de l'institution en octobre, selon l'outil de veille CME Fed Watch.
Le Dow Jones, composé de nombreuses valeurs industrielles et défensives, réagit plus vivement à un durcissement monétaire, ces secteurs étant plus sensibles au coût du crédit et aux conditions de financement.
Le Nasdaq résiste mieux grâce au poids des géants technologiques, dont les perspectives de croissance amortissent plus l'impact d'une hausse des taux.
Sur le marché obligataire, les taux se sont tendus, les opérateurs réagissant à des coûts d'emprunt qui s'annoncent durablement élevés.
L'échéance dix ans atteignait 5,02% contre 4,95% avant la prise de parole de Kevin Warsh.
L'indice Vix, qui mesure la nervosité des acteurs du marché, a lui atteint un plus haut depuis fin juillet.
Au tableau des valeurs, le constructeur aéronautique Boeing a reculé de 3,64% à 202,05 dollars. Son patron a déclaré que l'entreprise mettait plus de temps que prévu à stabiliser la cadence de production de son 737 MAX à un rythme de 47 appareils par mois.
Le distributeur de demi-gros Costco (-0,84% à 893,74 dollars) et la plateforme Uber (-0,60% à 71,00 dollars) n'ont pas profité de l'annonce d'une extension de leur partenariat aux Etats-Unis.
L'accord doit permettre à des millions de clients supplémentaires - dans 47 États, contre 17 auparavant - d'accéder aux produits Costco via la plateforme de livraison de repas Uber Eats.
■
Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote