Wall Street ouvre sans direction claire, suspendue à la Fed
La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé mercredi dans l'attente de la décision de la banque centrale américaine (Fed) et de potentiels signaux sur la trajectoire que l'institution compte privilégier dans les prochains mois.
Vers 14H00 GMT, le Dow Jones reculait de 0,11%, tandis que l'indice Nasdaq prenait 0,62% et l'indice élargi S&P 500 progressait de 0,32%.
"La grande question du jour sera de savoir si la Fed va relever ses taux ou non", résume Chris Zaccarelli, chargé d'investissements chez Northlight Asset Management. L'annonce tombera à 18H00 GMT.
Pour le moment, les investisseurs anticipent largement une hausse des taux d'intérêt pour les porter entre 3,75% et 4%.
Le président de la Fed, Kevin Warsh, " doit agir " pour contrer la flambée des prix de l'énergie et les risques d'inflation qui en découlent, observe auprès de l'AFP Steve Sosnick, analyste chez Interactive Brokers. "Le marché pousse clairement en ce sens. "
Selon lui, la Fed "se retrouve en quelque sorte acculée, qu'elle le veuille ou non", à relever les taux. Il s'agirait du premier tour de vis monétaire depuis juillet 2023.
" La question sera de savoir quelle rhétorique la Fed va adopter: vont-ils laisser entendre qu'ils relèveront les taux une nouvelle fois cette année? Vont-ils signaler qu'ils restent en alerte?" questionne M. Sosnick.
" Une chose est sûre: le marché tomberait des nues si le FOMC (comité de politique monétaire de la Fed, ndlr) renonçait à relever ses taux ", souligne Patrick O'Hare, analyste chez Briefing.com.
D'après les analystes, le marché obligataire - où s'échangent les titres de dette publiques - serait particulièrement secoué alors que les taux atteignent déjà des sommets face aux craintes inflationnistes provoquées par la guerre au Moyen-Orient.
Le rendement de l'emprunt américain à échéance dix ans atteignait mercredi 4,97% après avoir touché la veille un niveau inédit depuis juillet 2007 et le début de la crise des prêts immobiliers "subprimes".
En cas de statu quo, "le marché considérerait que la Fed manque cruellement de crédibilité ", avance aussi Steve Sosnick.
En attendant la décision de la Réserve fédérale, Wall Street a accueilli mercredi des ventes au détail plus importantes qu'attendu au mois d'août, une nouvelle fois tirées par les dépenses en essence.
"La croissance des dépenses de consommation pourrait toutefois s'essouffler, les ménages devant faire face à la hausse des prix à la pompe", note Ben Ayers, économiste de Nationwide.
Côté entreprises, le distributeur de demi-gros Costco (-0,23% à 899,27 dollars) et la plateforme Uber (-0,71% à 70,95 dollars) ne semblaient pas profiter de l'annonce d'une extension de leur partenariat aux Etats-Unis.
L'accord doit permettre à des millions de clients supplémentaires - dans 47 États, contre 17 auparavant - d'accéder aux produits Costco via la plateforme de livraison de repas Uber Eats.
Les actions américaines de SK hynix prenaient 2,81% à 179,75 dollars après des informations de presse selon lesquelles le géant sud-coréen des puces mémoires serait en pourparlers avec Intel (+4,44% à 101,45 dollars) en vue de fabriquer pour la première fois ses puces aux États-Unis.
■
Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote