Pétrole : le baril se négocie à nouveau au-dessus des 90$
Nouvelles tension au Moyen-Orient...
Le baril de pétrole retrouve déjà la barre des 90$. Les cours de l'or noir accélèrent depuis quelques heures et l'annonce d'une reprise des combats entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz. Le baril de Brent (contrat novembre) gagne 2,8% à 90,6 $ tandis que le West Texas Intermediate (échéance octobre) avoisine les 86 dollars (+2,6%).
Washington et Téhéran ont échangé des frappes pour la première fois depuis environ un mois, le Commandement central américain (CENTCOM) ayant visé des lance-roquettes qui s'apprêtaient à déployer des mines dans le détroit d'Ormuz. En représailles, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir attaqué des bases aériennes américaines en Jordanie. Par ailleurs, le CGRI a indiqué qu'un superpétrolier non identifié, tentant d'emprunter la voie sud du détroit d'Ormuz, avait été touché par deux mines, selon un reportage de la télévision d'État iranienne repris par 'Bloomberg'.
Dans le cadre de la stratégie visant à contraindre Téhéran à capituler en intensifiant les mesures destinées à paralyser l'économie de la République islamique, les forces américaines maintiennent un blocus naval des ports du pays. "L'attaque directe contre les sites de lancement iraniens ne favorise guère l'avancement des négociations, tout comme les représailles de l'Iran contre la Jordanie n'y contribueront pas", a déclaré à l'agence Chris Weston, responsable de la recherche chez Pepperstone Group. "Toutefois, à ce stade, il semble y avoir peu d'appétit pour pousser les cours du brut nettement à la hausse", a-t-il ajouté.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a indiqué dans une interview accordée à 'Reuters' que Washington allait probablement dévoiler de nouvelles sanctions secondaires contre l'Iran sur une base hebdomadaire, "en commençant par les banques". La prochaine étape pourrait consister à exclure totalement une institution du système basé sur le dollar, a précisé S.Bessent.
Le haut commandant américain pour le Moyen-Orient a déclaré à la fin de la semaine dernière que les forces américaines avaient débarrassé le détroit d'Ormuz des mines iraniennes, affirmant que les voies de navigation étaient ouvertes, bien que les alliés de Washington soient restés sceptiques quant à cette affirmation. Ce passage maritime relie le golfe Persique aux marchés mondiaux, et son statut, constitue un important point de friction depuis le déclenchement du conflit fin février. Néanmoins, même en l'absence d'accord de paix entre les deux parties, environ 6 à 8 millions de barils de brut par jour transitent par le détroit d'Ormuz, selon les négociants qui surveillent les cargaisons.
En dehors du Moyen-Orient, Washington a pris des mesures pour s'assurer le contrôle direct de plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières vénézuéliennes, via une concession prévue pour une durée de 100 ans portant sur 17 gisements. Le président Donald Trump a déclaré que ce brut servirait à reconstituer la réserve stratégique du pays, actuellement épuisée.
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