Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
8 009.29 PTS
-0.6 %
8 017.5
-0.56 %
SBF 120 PTS
6 064.19
-0.59 %
DAX PTS
23 679.61
-1.21 %
Dow Jones PTS
47 522.99
-0.38 %
25 063.30
+0.43 %
1.158
-0.21 %

Leur métier? Évacuer les personnels des entreprises dans les zones en guerre

| AFP | 108 | Aucun vote sur cette news
Alerte émise par le ministère de l'Intérieur des Emirats arabes unis avant une frappe de missile (interceptée), le 5 mars 2026 à Dubaï
Alerte émise par le ministère de l'Intérieur des Emirats arabes unis avant une frappe de missile (interceptée), le 5 mars 2026 à Dubaï ( FADEL SENNA / AFP/Archives )

Elles ont pour activité d'assurer la sécurité, voire l'évacuation, des personnels d'entreprises dans des pays dits "à risques" ou plongés soudainement dans la guerre. Depuis dix jours, ces sociétés déploient leur savoir-faire au Moyen-Orient. Avec des solutions adaptées aux spécificités de ce conflit.

"Dès les premières frappes de la coalition américano-israélienne (dans la nuit du 27 au 28 février), nous avons ouvert notre cellule opérationnelle de crise. Nos clients habituels nous ont appelés. D'autres nous ont contacté à la suite de nos communications sur LinkedIn, avec une ligne téléphonique ouverte 24h/24", raconte à l'AFP Ludovic Guérineau, directeur de la gestion de crise au sein de la société européenne Amarante.

Au tout début, "on appuie nos clients en leur transmettant des informations fiables sur l'environnement sécuritaire, assorties de conseils pour leur permettre de prendre des décisions sur la protection de leurs collaborateurs", ajoute Beatrix Renaut, responsable sécurité chez International SOS.

Les clients de ce type de sociétés sont des entreprises internationales ou de taille plus modeste, de toutes nationalités, ainsi que des ONG ou même des universités. Quasiment pas de particuliers. Parmi les collaborateurs "secourus" lors de ce conflit, beaucoup d'Américains, d'Indiens, de Français, de Suisses...

Il s'agit d'expatriés et de leurs familles, de collaborateurs en voyage d'affaires dans cette région, ou même de salariés du groupe qui se trouvaient en vacances dans cette zone - comme à Dubaï, grosse destination touristique. Leur employeur décide alors de les aider à se mettre en sécurité ou à rejoindre leur pays d'origine.

Une crise "unique"

"Des clients nous ont dit +on confine, on met les gens à l'abri et on attend quelques jours+. D'autres ont tout de suite opté pour l'évacuation", détaille Vincent Jacquemart, président de la société IRENA, qui dispose d'un pôle à Dubaï.

Un bâtiment endommagé par la frappe d'un drone à Manama, à Bahreïn, le 10 mars 2026
Un bâtiment endommagé par la frappe d'un drone à Manama, à Bahreïn, le 10 mars 2026 ( - / AFP )

Ce qui rend cette crise "unique", c'est que "la menace vient des airs et exclusivement des airs", ajoute-t-il. IRENA, comme d'autres sociétés du secteur, intervient le plus souvent "dans des zones où les risques sont principalement au sol, avec des groupes armés, des milices, des barrages".

Et pour la guerre entamée il y a dix jours, "on doit en plus gérer la fermeture de nombre d'aéroports".

Les évacuations se font donc par la route, en voitures, minibus ou bus, selon le nombre de personnes à transporter. Avec chauffeurs et accompagnateurs qui parlent la langue et connaissent les us et coutumes des pays traversés, précieux lors des passages aux frontières.

Depuis les Émirats arabes unis (et notamment Abou Dhabi et Dubaï), le Koweït, Bahreïn mais aussi l'Irak (vers la Turquie) ou Israël (vers l’Égypte ou la Jordanie), il faut alors convoyer les personnes exfiltrées vers un aéroport ouvert. A savoir, principalement dans les premiers jours du conflit Oman et l'Arabie saoudite (Ryad), d'où décollaient des vols commerciaux.

Des clients "surpris"

Comme d'autres entreprises de ce secteur d'activités, International SOS dispose d'une grosse équipe à Dubaï, qui fait office de hub régional, en raison de sa réputation de sécurité.

La ville de Dubaï, le 11 mars 2026 aux Emirats arabes unis
La ville de Dubaï, le 11 mars 2026 aux Emirats arabes unis ( Giuseppe CACACE / AFP )

C'est d'ailleurs une autre spécificité de cette crise: elle touche des pays où les risques sécuritaires sont intrinsèquement faibles, relève Beatrix Renaut. "On sent bien que pour les pays sans risques structurels de sûreté, les entreprises sont moins bien préparées à la crise, même si on encourage nos clients à toujours avoir des plans en place. Et là, beaucoup ont été surpris".

"Les Emirats n'avaient jamais posé de difficultés", abonde Ludovic Guérineau. Qui évoque une autre particularité à cette guerre: elle a touché toute une région et pas seulement un pays? "On doit donc évacuer plusieurs pays en même temps."

Le coût de ces opérations? Elevé. Les entreprises interrogées ne donnent pas de chiffres, arguant de la diversité des situations et de la confidentialité (elles ne révèlent pas non plus le nom de leurs clients).

Elles ont évacué des centaines de personnes chacune depuis dix jours. Et "ça continue".

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du mercredi 04 mars 2026 au mardi 10 mars 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 10/03/2026

Le ministre français des Finances, Roland Lescure s'adresse aux médias à l'issue d'un sommet des ministres des Finances du G7 par vidéoconférence à Bruxelles, le 9 mars 2026 ( Nicolas TUCAT…

Publié le 08/03/2026

Une explosion se produit après des frappes à proximité de l'aéroport international Mehrabad à Téhéran, le 7 mars 2026 ( ATTA KENARE / AFP )Une frappe a tué au moins quatre personnes dans…

Publié le 07/03/2026

Une colonne de fumée s'élève après une frappe aérienne à Téhéran, le 7 mars 2026 ( ATTA KENARE / AFP )L’Iran a lancé samedi des vagues d’attaques de missiles et de drones contre ses…

Publié le 07/03/2026

Une colonne de fumée s'élève après une frappe aérienne à Téhéran, le 7 mars 2026 ( ATTA KENARE / AFP )Le président Donald Trump a menacé samedi d'intensifier ses coups sur l'Iran qui,…

Publié le 07/03/2026

Une colonne de fumée s'élève après une frappe aérienne à Téhéran, le 7 mars 2026 ( ATTA KENARE / AFP )Israël bombarde samedi matin la capitale iranienne Téhéran, en particulier un de…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 11/03/2026

Wall Street a terminé en ordre dispersé mardi, les gains initiaux s’étant estompés à mesure que l’espoir d’une fin rapide de la guerre en Iran laissait place à un regain d’incertitude,…

Publié le 11/03/2026

Ce matin, Tokyo a gagné 1,51%, Shanghai 0,25% et Hong Kong lâche 0,17%

Publié le 11/03/2026

(Zonebourse.com) - BlackRock, agissant pour le compte de clients et de fonds sous gestion, a déclaré à l'AMF avoir franchi en hausse, le 6 mars, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de…

Publié le 11/03/2026

(Zonebourse.com) - Uber Technologies a annoncé mercredi un partenariat stratégique avec Zoox, la filiale de véhicules autonomes d'Amazon, visant à intégrer les robotaxis de cette dernière sur sa…

Publié le 11/03/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.