Fed : Kevin Warsh renforce les attentes des investisseurs d'un statu quo en octobre
Sans avoir rien dit...
Très attendu, Kevin Warsh n'a pas dit grand-chose ce matin... Suffisant toutefois pour refroidir les attentes de certains investisseurs. Lors d'une discussion organisée à Bangkok, en marge des réunions annuelles du Fonds monétaire international, le président de la Réserve fédérale n'a formulé aucune remarque sur la politique monétaire ou sur ses perspectives pour l'économie américaine, si ce n'est pour réaffirmer que la Fed garantirait la stabilité des prix. "Nous avons clairement indiqué que nous assurerions la stabilité des prix, et nous avons réduit le degré d'accommodement monétaire il y a environ un mois", a déclaré M. Warsh. "Je ne préjuge pas des réunions à venir. Je ne souhaite pas annoncer dès maintenant ce que je pourrais décider lors des réunions prévues d'ici la fin de l'année".
Les investisseurs ont réduit leurs paris sur une hausse des taux lors de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale des 27 et 28 octobre. La probabilité, qui avoisinait les 33% hier avant l'intervention de K.Warsh, est tombée sous la barre des 13% après ses propos, selon l'outil 'Fedwatch'. En septembre, la Réserve fédérale a relevé ses taux directeurs d'un quart de point de pourcentage, une première hausse depuis 2023. Cette décision a fait l'unanimité parmi les 19 responsables de la politique monétaire, dont une majorité estime par ailleurs qu'une nouvelle hausse est probable cette année.
"À l'instar d'autres commentaires récents émanant de membres du FOMC, les propos de Warsh indiquent que le comité s'apprête à faire une pause en octobre", affirment les économistes de Goldman Sachs, dans une note reprise par 'Bloomberg', où ils prévoient une ultime hausse des taux en décembre.
K.Warsh a réitéré son optimisme concernant l'intelligence artificielle, qu'il considère comme l'innovation la plus importante pour l'économie mondiale de son vivant. Il a toutefois averti que cette technologie pourrait stimuler la demande à court terme. "Elle affecte manifestement la demande avant d'avoir un impact sur l'offre... En tant que banquier central, dont la mission est de garantir la stabilité des prix et le plein emploi, il faut reconnaître qu'il s'agit là d'un choc". Bien qu'il s'agisse d'un choc d'offre positif à moyen terme, a fait valoir le dirgeant, ce phénomène stimule actuellement la demande globale, et son incidence sur l'emploi demeure incertaine.
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