7 969.42 PTS
-0.01 %
7 970.5
-0.16 %
SBF 120 PTS
6 041.11
-0.1 %
DAX PTS
25 818.21
-0.85 %
Dow Jones PTS
51 770.31
-1.09 %
28 384.85
-3.46 %
1.116
-0.16 %

Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus

| AFP | 60 | Aucun vote sur cette news
Les débats sur le budget de l'État pour 2027 se sont poursuivis toute la semaine à l'Assemblée nationale
Les débats sur le budget de l'État pour 2027 se sont poursuivis toute la semaine à l'Assemblée nationale ( JULIEN DE ROSA / AFP )

Éclipsés par la crise sociale, les débats sur le budget de l'État pour 2027 se sont poursuivis toute la semaine à l'Assemblée, les députés remaniant très largement la copie initiale, que le gouvernement pourrait in fine réécrire par 49.3 ou ordonnances.

Sur fond de croissance atone, et contre l'avis du gouvernement, les parlementaires ont notamment supprimé cette semaine la surtaxe sur les grandes entreprises, mais ont voté d'autres prélèvements visant les grands groupes, et ont étendu une niche fiscale sur les transmissions de sociétés. Le tout dans un hémicycle parfois quasiment vide.

Les différents votes dans l'hémicycle, sur cette partie recettes du projet de budget, sont toutefois à relativiser, car la copie finale promet d'être bien différente.

Exit la surtaxe

Quelques heures à peine après la reprise des débats mardi, le gouvernement a vu l'une de ses mesures-phares torpillée, par des députés allant du Rassemblement national à son propre camp.

Dans un vote serré la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises est temporairement supprimée. Dans sa version 2027, elle viserait quelque 400 entreprises avec un taux réduit pour un rendement ramené à 5 milliards d'euros contre 7,3 milliards estimés cette année.

Signe de l'imprévisibilité des débats, c'est ensuite la gauche qui a réussi à faire adopter, à deux voix près, une taxe Zucman sur les bénéfices des multinationales, visant à contrer d'éventuels transferts de profits vers l'étranger.

- 49.3, ordonnances...

Les débats, décousus, témoignent du peu de sens que trouvent les parlementaires dans les débats budgétaires de ce mois d'octobre.

Parce qu'il sont occultés par les mouvements sociaux et la présidentielle, mais aussi parce que tout le monde s'attend à un rejet du texte, qui enverrait la mouture initiale au Sénat. Et parce que les parlementaires s'attendent à une très probable réécriture de la copie finale par le gouvernement via un 49.3, ou à ce que le texte du gouvernement passe par une ordonnance budgétaire inédite.

Les députés ont toutefois défendu et fait adopter certains marqueurs, comme une taxe renforcée sur les holdings pour le MoDem, ou une extension du crédit impôt innovation aux ETI pour les députés Renaissance.

- Croissance atone

Vendredi les débats ont démarré sous de mauvais auspices : après un recul du PIB au premier trimestre, une stagnation au deuxième, la croissance recule encore de 0,1% au troisième : "L'économie française est à l'arrêt", annonce Roland Lescure.

Dans l'hémicycle, son collègue aux Comptes publics David Amiel prévient : il faudra faire "davantage d'efforts" que ceux prévus dans le texte initial, alors que le gouvernement voulait déjà 43 milliards de mesures nouvelles d'efforts, martelant l'objectif d'un déficit à 5% du PIB l'an prochain.

Le ministre mentionne immédiatement les dépenses, mais se dit aussi ouvert au débat pour "renforcer" la contribution différentielle sur les hauts revenus, mais veut préserver les entreprises.

Réduire les déficits "oui", mais il faut aussi "être capable d'investir de manière importante dans la bifurcation écologique" et les "nouvelles technologies", répond Eric Coquerel, président LFI de la commission des Finances.

- Hémicycle creux

D'abord lentement, puis au pas de course, les groupes votent de nouvelles mesures fiscales. Les socialistes décrochent une taxe sur les flux de données émis par les fournisseurs de contenus sur internet, pour toucher "les géants du numérique". Le gouvernement alertant en retour sur des effets sur les fournisseurs plus modestes, notamment français.

Le groupe de Marine Le Pen réussit lui à faire voter une mesure de son programme : un prêt à taux zéro de 100.000 euros pour les jeunes couples qui cherchent à devenir propriétaires, qui se transformerait en subvention directe en cas de troisième enfant.

Rare satisfaction pour le gouvernement, son pacte Papin pour faciliter la reprise des PME par leurs salariés, est adopté. Tout comme une mesure d'exonération fiscale accrue pour les dons de particuliers destinés à reconstruire la mairie de Limoges.

La mobilisation vendredi aura été très faible toute la journée, l'hémicycle tutoyant les 500 députés... absents.

Après une interruption vendredi à minuit, les débats reprendront lundi, à 09H00.

parl-max-sac/jmt/gvy

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du vendredi 23 octobre 2026 au jeudi 29 octobre 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 30/10/2026

Le port de Marseille-Fos lors d'une grève de 24 heures des dockers, le 30 octobre 2026 dans les Bouches-du-Rhône ( Thibaud MORITZ / AFP )Les ports français et européens, grecs notamment, sont…

Publié le 30/10/2026

Le ministre français de l'Economie et des Finances Roland Lescure, à l'Elysée à Paris, le 28 octobre 2026 ( SIMON WOHLFAHRT / AFP )L'économie française, à l'arrêt, ne pourra redémarrer…

Publié le 29/10/2026

L'hémicycle du Sénat, à Paris, le 27 octobre 2026 ( Thomas SAMSON / AFP )Le Sénat a voté mercredi pour l'imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineurs, étendant cette…

Publié le 28/10/2026

Remboursement des cures thermales : près de 60 sénateurs appellent Lecornu à renoncer à son projet ( Gabriel BOUYS / AFP/Archives )Près d'une soixantaine de sénateurs issus de 42…

Publié le 28/10/2026

Le gouvernement annonce une baisse drastique des volumes de petits colis des plateformes asiatiques vers la France ( Kirill KUDRYAVTSEV / AFP/Archives )Un an après le scandale des poupées…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 30/10/2026

Publié le 30/10/2026

La Bourse de Paris a clôturé en hausse, soutenu par de nombreuses publications trimestrielles bien accueillies par le marché. Du coté macroéconomique, la Banque centrale européenne a opté pour…

Publié le 30/10/2026

(Zonebourse.com) - Réunis en assemblée générale mixte ce 30 octobre, les actionnaires d'Hydrogène de France (HDF Energy) ont approuvé à l'unanimité le transfert de la cotation des actions du…

Publié le 30/10/2026

1,4 million de trésorerie en fin de période

Publié le 30/10/2026

(Zonebourse.com) - Le chiffre d'affaires consolidé de Rougier s'établit à 35 millions d'euros au 1er semestre 2026, en baisse de 9,6% sur un an, dans un contexte de demande et de prix moins…

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.