Pour rassurer l'UE, Anthropic lui propose un accès à Mythos
Anthropic est prêt à accorder à une agence de l'Union européenne un accès encadré à Mythos, son nouveau modèle d'intelligence artificielle qui suscite d'énormes craintes pour la cybersécurité, a-t-on appris lundi.
Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé que le groupe américain avait proposé à l'agence européenne pour la cybersécurité, l'ENISA, de rejoindre le programme "Glasswing", comme l'avait rapporté l'agence Bloomberg.
Pour l'instant, seules des entreprises et institutions basées aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni font partie de programme, qui leur permet de tester ce modèle avant son lancement commercial.
Si les conditions de cet accès font toujours l'objet de discussions, l'UE voit dans cette proposition "le résultat d'une coopération solide et d'échanges soutenus avec Anthropic", a souligné Thomas Regnier, porte-parole de la Commission en matière de Numérique.
"Ce nouveau développement est de la plus haute importance, pour mieux comprendre les risques potentiels" liés à Mythos, a-t-il ajouté.
Anthropic, éditeur de Claude, a annoncé que son nouveau modèle d'IA Mythos était capable de détecter des failles informatiques jusqu'ici inconnues à une vitesse et une échelle inédites.
Ces affirmations alimentent des craintes des régulateurs et gouvernements de plusieurs pays, qui craignent une vague de cyberattaques sans précédent si Mythos tombait entre de mauvaises mains.
Pour apaiser ces craintes, Anthropic a lancé Mythos début avril auprès d'un groupe limité de partenaires américains -dont Amazon, Microsoft et Apple- pour qu'ils puissent tester les capacités de ce modèle non public, et combler les failles de cybersécurité détectées avant sa mise sur le marché.
Le programme a depuis été étendu à une cinquantaine d'organismes au total, dont un institut qui dépend du gouvernement britannique.
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