Jeux vidéo: Epic Games licencie 1.000 personnes, cite une moindre popularité de "Fortnite"
Le patron et fondateur de l'éditeur américain de jeux vidéo Epic Games a annoncé mardi le licenciement de plus de 1.000 personnes au sein du groupe, évoquant une baisse de popularité de son titre phare "Fortnite".
Interrogée par l'AFP au sujet de ses effectifs totaux, la société n'a pas donnée suite. Sur la base de chiffres communiqués à l'automne 2023, le groupe comptait alors environ 4.400 salariés.
"La baisse de fréquentation sur Fortnite, qui a démarré en 2025, fait que nous dépensons aujourd'hui significativement plus que ce que nous gagnons", a écrit Tim Sweeney dans un message publié sur le site du groupe. "Pour que l'entreprise reste à flot, nous devons faire des économies majeures."
Outre la concurrence, le jeu, lancé en 2017, a souffert du contentieux entre Epic Games et les plateformes dominantes d'applications sur smartphones, Apple et Google.
L'éditeur de jeux leur reprochait d'obliger à passer par leurs boutiques d'applications, qui prélevaient, au passage, un pourcentage significatif du chiffre d'affaires.
Fortnite aura ainsi été interdit sur la boutique d'Apple, l'App Store, durant près de cinq ans, avant de faire son retour en mai 2025, au terme d'une longue procédure judiciaire dont Epic Games est sorti vainqueur.
Dans le cas de Google, l'absence de la boutique Google Play aura duré près de six ans, avant sa réintégration, le 19 mars, là aussi après un long combat devant les tribunaux.
"Nous avons pris beaucoup de coups lors d'une bataille qui commence seulement à payer pour nous et pour tous les développeurs", a expliqué Tim Sweeney.
A cela s'ajoute un contexte commun à tout le secteur, caractérisé par "une croissance ralentie, moins de dépenses (des joueurs) et des coûts difficiles à gérer", selon le dirigeant.
Outre les licenciements, Epic Games prévoit également de réaliser 500 millions de dollars d'économies en année pleine, notamment en réduisant les dépenses marketing et la sous-traitance.
"Comme c'est la mode en ce moment, je tiens à souligner que ces suppressions d'emplois ne sont pas liées à l'IA (intelligence artificielle)", a assuré le patron du groupe qui dispose désormais de sa propre plateforme de jeux, ouverte à des titres qu'il n'a pas produit lui-même.
■
Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote