Rio Tinto et Glencore vont-ils enfin se rapprocher et créer le numéro un mondial des mines ?
L'heure de gloire ?
2026 sera-t-elle la bonne année pour Rio Tinto et Glencore ? Les deux entreprises ont indiqué jeudi soir, dans des communiqués distincts, discuter d'un éventuel rapprochement de tout ou partie de leurs activités, y compris une acquisition par échange d'actions. Un peu plus d'un an après l'échec de précédentes négociations, les deux parties pourraient donc enfin trouver un terrain d'entente en vue de créer le plus grand groupe minier mondial, avec une capitalisation boursière combinée de plus de 200 milliards de dollars.
Un tel rapprochement constituerait la plus importante opération jamais réalisée dans un secteur minier en proie à une véritable frénésie d'acquisitions, les plus grands producteurs cherchant notamment à accroître leurs stocks de cuivre, un métal essentiel à la transition énergétique dont le cours frôle actuellement des sommets historiques. Le métal a atteint des sommets historiques, dépassant les 13.000 dollars la tonne en début de semaine, sous l'effet d'une série d'arrêts de production dans les mines et des mesures de stockage aux États-Unis en prévision d'éventuelles taxes douanières de l'administration Trump.
'Bloomberg' rappelle que Glencore et Rio Tinto possèdent tous deux d'importants gisements de cuivre, et cette transaction potentielle donnerait naissance à un nouveau géant minier capable de rivaliser avec BHP Group, qui détient depuis longtemps le titre de premier groupe minier mondial. Les deux sociétés ont néanmoins précisé qu'il n'y avait aucune certitude quant à la conclusion d'un accord ou d'une offre. Selon la législation britannique en la matière, Rio Tinto a jusqu'au 5 février pour faire une offre formelle à Glencore ou pour annoncer ne pas donner suite.
"La structure d'une éventuelle fusion entre ces deux sociétés n'est pas claire et serait probablement complexe, mais nous pensons qu'il existe un moyen de créer une valeur significative pour les deux", affirme Jefferies. "C'est tout à fait logique", indique de son côté à l'agence Ben Cleary, gestionnaire de portefeuille chez Tribeca Investment Partners. "C'est la seule grande transaction minière concrète qui existe actuellement".
Reste que tout le monde ne partage pas cet avis. "Le marché boursier vous dit ce que vous voulez savoir. Les investisseurs sont mécontents", indique à 'Reuters' Hugh Dive, directeur des investissements d'Atlas Funds Management, actionnaire de Rio Tinto. "J'apprécie l'idée de se tourner vers le cuivre, mais l'historique des grandes entreprises en matière d'acquisitions, voire de fusions, est catastrophique. Nous avons constaté que nombre de ces grandes fusions ont eu lieu au plus haut du marché, et elles se sont avérées très dilutives à long terme", a-t-il ajouté.
A Londres, où les deux groupes sont cotés, Rio Tinto abandonne plus de 2% alors que Glencore flambe de près de 9%.
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