Renault : tient la route
Retour au calme
Renault se stabilise à 32 euros ce vendredi après sa correction d'hier de 3%, alors que le constructeur a dit aborder l'année 2026 "avec prudence" sur un marché automobile toujours très concurrentiel... Le groupe anticipe ainsi une baisse de sa rentabilité cette année, conséquence du lancement de modèles électriques à bas prix et de la concurrence grandissante en Europe. La firme au losange, dont la marge opérationnelle a reculé à 6,3% en 2025, contre un record de 7,6% en 2024, prévoit pour 2026 un niveau de 5,5%, et à moyen terme une marge comprise entre 5% et 7%. "Nous avons adapté ce qui était nécessaire dans cet environnement très perturbateur", a déclaré François Provost lors d'un entretien avec 'Bloomberg Television'. Renault prévoit de réduire ses coûts variables par véhicule d'environ 400 euros par an grâce à l'amélioration des technologies et à une collaboration plus étroite avec ses fournisseurs.
Parmi les derniers avis de brokers, HSBC est toujours à l'achat sur le constructeur automobile, tout en ramenant sa cible de 46 à 43 euros. JP Morgan ('surpondérer') estime lui que les résultats et les prévisions à moyen terme du groupe sont ressortis conformes à ses estimations, mais légèrement inférieurs aux attentes du consensus... Citi ('acheter') a lui indiqué que Renault avait su maintenir sa marge du premier semestre malgré des "difficultés persistantes". La banque souligne que l'action est devenue "très survendue" et que les positions courtes semblent élevées... Elle estime que les perspectives de marge "solides" à moyen terme pourraient légèrement soutenir le cours de l'action, tandis que "que l'intérêt français pour les drones serait un bonus".
Ambitions affichées
Parmi les autres avis, AlphaValue Baader Europe reste à l'achat sur le constructeur en réhaussant son cours cible de 45 à 46,20 euros, tandis que BNP Paribas demeure aussi à 'surperformance' en ajustant le curseur de 44 à 40 euros. Bernstein ('surperformance') souligne pour sa part que les nouveaux objectifs à moyen terme témoignent d'ambitions élevées : "Renault apporte l'une des réponses les plus robustes parmi les constructeurs automobiles européens face à la menace des constructeurs chinois", selon le broker. Il cite les réinterprétations astucieuses de modèles classiques comme la R5 et les efforts déployés par l'entreprise pour suivre le rythme de développement plus rapide des véhicules chinois. Enfin, Mediobanca reste 'neutre' sur le dossier mais réhausse sa cible de 50 à 52 euros...
Dans le cadre de la mise en oeuvre de son programme de rachat d'actions, notons que Renault a confié à un prestataire de services d'investissement (PSI) un mandat portant sur l'acquisition d'un nombre maximum de 600.000 actions Renault, en fonction des conditions de marché, sur une période débutant le 20 février 2026 et pouvant s'étendre jusqu'au 25 février 2026 inclus. Les actions ainsi rachetées sont destinées à couvrir les obligations de Renault dans le cadre du plan d'actionnariat salarié "Shareplan 2026". Le descriptif du programme de rachat d'actions, tel qu'autorisé par l'Assemblée générale du 30 avril 2025 au titre de la 22ème résolution, est détaillé en page 353 du Document d'enregistrement universel 2024 de Renault Group.
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