Pétrole : le Brent grimpe encore au-dessus des 102$ !
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Pas de répit sur le marché pétrolier. Les cours du Brent grimpent au-dessus des 102 dollars (+1,2% à 102,5$) après avoir franchi hier la barre des 100$ pour la première fois depuis juillet. La reprise des combats en Iran au cours de la semaine écoulée a mis fin à une période de calme relatif ; la perspective d'un conflit prolongé ravive les craintes d'une inflation alimentée par l'énergie, alors que les prix du gaz naturel et du diesel grimpent également en flèche.
L'Iran n'a aucune intention de céder face au blocus naval américain et intensifiera ses frappes si les États-Unis continuent d'attaquer son territoire, selon un haut responsable de la République islamique. Parallèlement, Donald Trump a déclaré que la guerre ne prendrait fin qu'après les élections de mi-mandat de novembre et qu'aucune baisse significative du prix de l'essence n'interviendrait avant cette date, laissant entrevoir peu de chances d'une désescalade à court terme de ce conflit, entré dans son septième mois.
Le Brent a progressé de près de 70% cette année, bien que la référence mondiale reste bien en deçà de son pic de 126$ le baril atteint en avril, en partie grâce à la poursuite des exportations de brut depuis le golfe Persique. Toutefois, la hausse des cours s'est accélérée sur le marché pétrolier ces derniers jours. Les autres produits dérivés du pétrole flambent également : aux États-Unis, le prix du diesel à la pompe approche le seuil inédit de 6 dollars le gallon, tandis que les contrats à terme sur le gazole européen frôlent les 200 dollars le baril.
"La hausse des prix du pétrole constituera une source d'inquiétude à l'approche des élections de mi-mandat", déclare Warren Patterson, responsable de la stratégie matières premières chez ING Groep. "Pour assister à une envolée significative des prix, il faudrait que l'escalade actuelle entraîne de nouvelles perturbations des flux pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz".
Les États-Unis tentent de paralyser l'économie iranienne via un blocus naval ayant fait chuter les exportations de pétrole, tout en menaçant de sanctionner les gouvernements et les entreprises qui ne rompraient pas leurs liens avec Téhéran. Le responsable iranien a reconnu les difficultés économiques croissantes, mais a affirmé que les dirigeants estiment n'avoir d'autre choix que de poursuivre la lutte jusqu'à ce qu'ils soient convaincus que Washington jugera le risque d'une nouvelle attaque trop élevé.
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