Marchés : une envolée boursière fondée sur la réalité, et non sur la spéculation ?
'FEMO' plutôt que 'FOMO'...
'FEMO' plutôt que 'FOMO'. Ed Yardeni, stratège de marché chevronné chez Yardeni Research, a balayé les inquiétudes concernant une possible bulle boursière aux États-Unis, affirmant que la hausse actuelle est alimentée par une "dynamique de bénéfices exceptionnelle" plutôt que par la spéculation. "La grande différence réside dans les bénéfices", a déclaré le spécialiste sur 'Bloomberg TV'. Il a ajouté que le ratio cours/bénéfice prévisionnel du S&P 500, compris entre 20 et 22, semble raisonnable si l'économie évite la récession au cours des prochaines années. Il a forgé le terme 'FEMO' (fabuleuse dynamique de bénéfices) pour distinguer la hausse actuelle de la 'FOMO' (peur de rater une opportunité), qu'il considère comme fondée sur l'espoir et le sensationnalisme plutôt que sur les fondamentaux.
M.Yardeni, président et stratège en chef des investissements de la société qui porte son nom, a reconnu que le marché donne l'impression d'être en plein "flambée", avec la forte progression de certaines valeurs du secteur des semi-conducteurs. Il prévoit que le S&P 500 atteindra 10.000 points d'ici la fin de la décennie, soit une hausse de 33%, dans ce qu'il appelle le scénario des "années 2020 fastes". Yardeni a précisé n'avoir observé qu'une seule correction significative cette année, en mars, et doute qu'une autre se produise avant la fin de l'année.
Cette thèse du 'FEMO' sous-tend son objectif de 8.250 points pour le S&P 500 à fin 2026. Il s'agit de l'objectif le plus élevé parmi les analystes suivis par 'Bloomberg', même si le nombre d'optimistes prévoyant au moins 8.000 points pour l'indice de référence américain a encore augmenté ces dernières heures : les stratèges de Goldman Sachs ont relevé leur objectif de fin d'année de 7.600 à 8.000 points.
Concernant l'inflation américaine, l'investisseurs a indiqué que la hausse actuelle est liée à l'augmentation du prix du pétrole brut, mais qu'elle ne s'accompagne pas de la spirale inflationniste observée en 2022. Il prévoit une accélération de la croissance de la productivité à 3% ou 4%, contre une moyenne triennale actuelle supérieure à 2%, ce qui compenserait les pressions salariales et maintiendrait l'inflation des coûts unitaires de main-d'oeuvre proche de zéro. L'inflation annuelle des coûts unitaires de main-d'oeuvre s'établit actuellement à 1,2%, a-t-il précisé.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote