Dassault Systèmes : -27% depuis le 1er janvier
Séquence noire
Dassault Systèmes recule de 0,6% à 17,45 euros ce vendredi, alors que la chute du titre est désormais de 27% depuis le 1er janvier en bourse de Paris, toujours plombé par les craintes de disruption liée à l'IA. Les inquiétudes sur le dossier ont été renforcées alors que le groupe a dévoilé des prévisions décevantes pour l'exercice 2026. Dassault Systèmes a averti que son activité reste exposée à un environnement mondial économiquement et géopolitiquement incertain, ce qui pourrait peser sur sa croissance, ses résultats et ses flux de trésorerie.
Le directeur général de DS, Pascal Daloz, a réaffirmé l'ambition du groupe de se concentrer sur la transformation de l'IA industrielle, tout en se concentrant sur une "exécution rigoureuse" en 2025 et en 2026 pour "générer un impact mesurable et différenciant". Pas assez pour rassurer !... Du côté des analystes, Citi reste 'neutre' avec une cible ajustée de 26 à 19 euros. Le management vise en 2026 une marge opérationnelle comprise entre 32,2% et 32,6%, et un BNPA dilué non-IFRS compris entre 1,30 et 1,34 euro avec une croissance de 3% à 5% de son chiffre d'affaires, portée par l'accélération de l'adoption de la souscription et du Cloud.
Brokers encore prudents
Parmi les autres avis de brokers, AlphaValue Baader Europe est repassé d'acheter à 'alléger' avec un objectif ramené à 17,80 euros, tandis qu'Oddo BHF a lui ramené son objectif à 23 euros ('neutre'), les comptes étant ressortis "globalement très décevants", les résultats du quatrième trimestre s'inscrivant inférieurs aux attentes et se situant dans le bas de la fourchette des prévisions... La guidance pour 2026 est également légèrement inférieure aux attentes, et la composition de la croissance est particulièrement préoccupante, les revenus récurrents constituant une déception majeure, alors que le groupe vise à accélérer sa transition vers les abonnements et le cloud. Le groupe semble prendre des mesures, avec des changements organisationnels pour se concentrer sur les priorités stratégiques et leur mise en oeuvre (sans plus de détails à ce stade) et la tenue d'un CMD dès novembre 2026 (alors que le timing habituel aurait été juin 2027).
De son côté, Barclays est toujours à 'pondération de marché' mais avec un objectif ajusté en baisse à 21 euros. Jefferies demeure lui à 'sous-performance' avec une cible qui passe à 16 euros. Face à un climat déjà pessimiste, JP Morgan estime de son côté que les résultats du groupe sont ressortis "pires que ce que même les plus pessimistes craignaient"... Concernant les prévisions de croissance du chiffre d'affaires pour 2026, la plupart des investisseurs tablaient initialement sur une croissance de 4% à 6% ou de 5% à 7%. Désormais, les investisseurs pourraient s'interroger sur la faisabilité d'une croissance de 3% à 5% en 2026 à taux de change constants, compte tenu de la faible croissance enregistrée au quatrième trimestre. JP Morgan reste à l'arrivée 'neutre' sur le dossier, tout en abaissant le curseur de 26 à 21 euros. Enfin, la Deutsche Bank a ramené son objectif de cours à 22 euros ('conserver'), alors que Bernstein a coupé sa cible à 29 euros ('surperformer'). Enfin, BNP Paribas a réduit la mire à 18 euros en restant 'neutre'...
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