Airbus : question de risques
La géopolitique en toile de fond
Airbus recule de 1,6% ce mercredi à 196 euros en bourse de Paris, alors queJP Morgan est toujours à 'surpondérer' sur le groupe aéronautique avec un objectif ramené de 255 à 240 euros. Le directeur général Guillaume Faury d'Airbus a averti les salariés que l'avionneur devait se préparer à s'adapter à de nouveaux risques géopolitiques, après avoir subi l'an dernier des dommages "significatifs" sur les plans logistique et financier liés au protectionnisme américain et aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. "Le début de l'année 2026 est marqué par un nombre sans précédent de crises et par des développements géopolitiques inquiétants. Nous devons agir dans un esprit de solidarité et d'autonomie", a déclaré le patron du géant européen dans une lettre interne consultée par 'Reuters'. "Le paysage industriel dans lequel nous opérons est semé d'embûches, exacerbées par la confrontation entre les États-Unis et la Chine".
Malgré les bouleversements commerciaux, M.Faury a félicité les 160.000 employés du groupe pour ce qu'il a qualifié de "bons résultats" dans l'ensemble en 2025, sans donner plus de détails. Airbus publie ses résultats le 19 février. Airbus Defence and Space "est maintenant sur une base beaucoup plus solide grâce à sa restructuration profonde", a-t-il déclaré. Airbus Helicopters est "remarquablement cohérent dans la force de sa performance".
Le DG a par ailleurs affirmé qu'il était "impératif" qu'Airbus tire les leçons de son plus grand rappel jamais effectué en novembre, qui concernait une mise à jour logicielle sur les A320. Quelques jours plus tard, Airbus a été contraint de réduire ses objectifs de livraison en raison de panneaux de fuselage défectueux, mais a maintenu ses objectifs financiers - en partie, selon G.Faury, en raison des progrès réalisés dans le cadre d'un plan de réduction des coûts commerciaux. "Nous devons être plus rigoureux dans la gestion de nos systèmes et de nos produits en général", a déclaré le DG. Ce dernier a précisé que les chaînes d'approvisionnement post-COVID s'étaient améliorées, mais qu'elles restaient une source de perturbations : "nos difficultés les plus sérieuses concernent les moteurs Pratt & Whitney et CFM".
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