Les Emirats arabes unis interdisent à leur tour les réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Les Emirats arabes unis ont annoncé jeudi l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, emboîtant le pas à d'autres pays comme l'Australie, la Grande-Bretagne ou le Canada.
Dans cette décision rapportée par l'agence officielle WAM, le gouvernement "fixe à 15 ans l'âge minimum pour l'utilisation des réseaux sociaux". "Les enfants en dessous de cet âge ne sont pas autorisés à créer, utiliser ou gérer des comptes personnels sur les plateformes de réseaux sociaux", selon la même source.
Sans préciser une date définitive d'interdiction, le gouvernement annonce une période transitoire d'un an afin de permettre aux réseaux de se mettre en conformité et réclame notamment la mise en place de techniques de vérification de l'âge "efficaces et fiables" pour éviter tout "contournement".
"Le consentement parental ne constitue pas une exemption valable", ajoute-t-il. Et pour les adolescents âgés de 15 à 16 ans, ils pourront utiliser ces plateformes "sous réserve de mesures de protection renforcées appliquées à leurs comptes".
Les autorités émiraties se réservent le droit de bloquer partiellement ou totalement les plateformes qui ne s'y conformeraient pas.
L'Australie a interdit depuis fin 2025 les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, tout comme plus récemment des pays comme l'Indonésie ou la Malaisie. Le Royaume-Uni ou le Canada ont annoncé leur intention de mettre en place des mesures similaires et en France, une proposition de loi est actuellement en discussion au Parlement.
Les Emirats arabes unis sont les premiers à prendre une telle mesure dans le monde arabe.
Ils la justifient par des préoccupations liées à la santé mentale des jeunes, au cyberharcèlement et au manque d'activité physique, ainsi qu'aux prédateurs en ligne et aux comportements addictifs.
Les détracteurs de telles mesures estiment qu'elles sont difficiles à appliquer, qu’elles privent les enfants de liens sociaux et qu’elles peuvent inciter à des pratiques indésirables dans des espaces numériques plus confidentiels où la surveillance est difficile.
La décision des Emirats arabes unis est "en adéquation avec les principales tendances mondiales en matière de protection des enfants dans l’environnement numérique", souligne l'agence WAM.
Les Emirats arabes unis appliquent déjà une législation stricte contre la diffusion de "rumeurs" sur internet. Pendant la guerre au Moyen-Orient, des centaines de personnes ont été arrêtées pour avoir partagé des images d'attaques.
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