Le rebond s'amorce malgré la reprise des frappes USA-Iran
(Zonebourse.com) - Sur fond de regain de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, les Bourses européennes se sont redressées à la clôture de la séance ce jeudi, hormis Londres (-0,16%). Le CAC a rebondi de 0,90%, dépassant la barre des 8 300 points : 8 326,62. L'Euro Stoxx 50 a progressé de 1,24% à 6 281,86 points. Francfort et Amsterdam ont gagné respectivement 0,83% et 0,67%.
A Wall Street, la tendance est à la hausse. Le Dow Jones avance de 0,23%, vers 17h45.
"Un crime de guerre flagrant"
L'armée américaine a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes contre l'Iran mercredi pour "affaiblir la capacité" de Téhéran à cibler des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Ces attaques font suite aux déclarations de Donald Trump qui a alerté que Washington allait "frapper fort" dans la nuit.
L'Iran a dénoncé jeudi ces frappes américaines qui ont notamment visé des ponts ferroviaires, estimant qu'elles constituaient "un crime de guerre flagrant".
Quelque 90 cibles militaires ont été atteintes, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé hier soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
La réponse iranienne n'a pas tardé. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir frappé ce jeudi des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, menaçant d'étendre leurs attaques à d'autres pays de la région.
Par ailleurs, le principal négociateur iranien dans les pourparlers avec les Etats-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré jeudi que le détroit d'Ormuz ne serait désormais ouvert que selon des "modalités iraniennes", après des échanges de frappes entre les deux camps au Moyen-Orient.
L'escalade militaire au Moyen-Orient crée également des remous au sein de l'Otan. Donald Trump s'est emporté contre Madrid qui qui s'oppose à cette guerre menée par les Etats-Unis au Moyen-Orient. Accusant l'Espagne de ne pas participer aux dépenses de défense de l'Otan, il a menacé de cesser "tout échange commercial" avec le pays, qualifié de "cause perdue".
Le pétrole à contre-courant, la Fed divisée
Malgré ce contexte géopolitique très pesant qui pousse habituellement le brut à la hausse, les cours du pétrole sont repartis à la baisse. Vers 17h45, le Brent perd 3,2% à 76,94 dollars. Le WTI cède 3,24% à 72,36 USD.
En dehors de l'actualité géopolitique, les investisseurs ont analysé les "Minutes" de la Fed publiées la veille. Le compte-rendu de la réunion des 16 et 17 juin derniers montre que les responsables de la Réserve fédérale étaient divisés sur l'orientation future de la politique monétaire. Certains estimaient qu'un ralentissement de l'inflation pourrait justifier un assouplissement des taux, tandis que d'autres jugeaient que la persistance des tensions sur les prix nécessiterait un nouveau relèvement. Malgré ces divergences, le comité a voté à l'unanimité pour maintenir le taux directeur dans une fourchette de 3,5% à 3,75%.
A ce sujet, Bastien Drut, responsable stratégie & analyse pour CPRAM considère que "les minutes du FOMC de juin montrent sans surprise que le comité est divisé en deux groupes de taille à peu près équivalente et que l'évolution des prix du pétrole peut, dans ce cadre, faire pencher la balance pour les prochaines décisions. Par ailleurs, il n'a jamais été aussi clair que le cycle d'investissement dans l'IA est absolument au coeur des réflexions sur les principales variables macroéconomiques : inflation, croissance et marché du travail".
Société Générale brille, AstraZeneca vacille
Dans l'actualité des sociétés, au lendemain d'une chute de 5,8%, Société Générale a enregistré l'une des meilleures performances du CAC 40 ce jeudi, s'adjugeant 2,68%. Le titre de la banque a progressé grâce à une note favorable publiée par Jefferies la veille au soir. Le courtier réaffirme sa recommandation "achat" et son objectif de cours de 96 euros sur Société Générale, soulignant notamment que le titre du groupe bancaire ne se négocie qu'à 6 fois son BPA pour une croissance annuelle moyenne de 13% du BPA.
En Europe, à Londres, Astrazeneca (-7,15%) a chuté, finissant lanterne rouge du FTSE 100. Le groupe pharmaceutique a reculé après l'annonce de l'échec d'un essai de phase III évaluant Wainua du laboratoire suédo-britannique et Ionis chez des patients atteints de cardiomyopathie amyloïde à transthyrétine.
Hugo Boss a annoncé ce jeudi que son directoire et son conseil de surveillance avaient recommandé à l'unanimité aux actionnaires de ne pas accepter l'offre publique d'achat volontaire déposée il y a près d'un mois par le groupe de distribution britannique Frasers Group.
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source : AOF
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