Meta Platforms : encore dans le viseur de la Commission européenne
Nouvelle affaire ?
Pour le plus grand bonheur de Donald Trump, Meta Platforms est à nouveau dans le viseur de Bruxelles. La Commission européenne a adressé au propriétaire de Facebook une communication des griefs, dans laquelle elle considère, à titre préliminaire, que Meta a enfreint les règles de l'UE en matière de pratiques anticoncurrentielles en empêchant les assistants d'intelligence artificielle (IA) tiers d'accéder à WhatsApp et d'interagir avec ses utilisateurs. Le comportement de Meta risque de barrer la route aux concurrents qui veulent entrer ou se développer sur le marché en croissance rapide des assistants d'IA, selon le régulateur.
La Commission a donc l'intention d'imposer des mesures provisoires afin d'éviter que ce changement de politique ne cause un préjudice grave et irréparable sur le marché, sous réserve de la réponse et des droits de la défense de Meta.
Le 15 octobre 2025, Meta a annoncé une mise à jour de ses conditions d'utilisation des solutions WhatsApp Business, excluant de fait les assistants d'IA tiers à usage général de l'application. Par conséquent, depuis le 15 janvier 2026, le seul assistant d'IA disponible sur WhatsApp est le propre outil de Meta, Meta AI, tandis que les concurrents ont été écartés. La Commission a informé Meta que ce changement de politique semblait à première vue être contraire aux règles de concurrence de l'UE.
L'envoi d'une communication des griefs mentionnant des mesures provisoires ne préjuge pas de l'issue de la procédure, rappelle Bruxelles. En vertu de la réglementation européenne, les autorités de la concurrence peuvent ordonner aux entreprises de cesser temporairement des pratiques commerciales suspectes, mais ces injonctions peuvent être contestées devant les tribunaux luxembourgeois. Les amendes pour infraction au droit de la concurrence de l'UE peuvent atteindre 10% du chiffre d'affaires annuel mondial de la société visée, bien qu'elles atteignent rarement ce niveau, surtout si l'infraction présumée est de courte durée.
"Il ne s'agit pas de politique, mais de bon fonctionnement des marchés et de protection des consommateurs", a déclaré Teresa Ribera, commissaire européenne à la concurrence, lors d'une interview accordée à 'Bloomberg TV'.
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