Goldman Sachs et Apollo veulent céder des parts d'un financement de 40 milliards de dollars destiné à l'IA de SpaceX
Cessions de tranches en vue ?
[US:US38141G1040:0]Goldman Sachs[:US] et [US:US03769M1062:0]Apollo Global Management[:US] sont en discussion avec des investisseurs de Wall Street en vue de céder des tranches d'un financement d'environ 40 milliards de dollars destiné à l'acquisition de puces électroniques pour [US:US84615Q1031:0]SpaceX[:US], alors même que le secteur de l'IA se prépare à des bouleversements suite à la victoire démocrate au Congrès. Selon des sources de Bloomberg proches du dossier, les deux firmes ont commencé à solliciter des acheteurs potentiels pour ce financement structuré en plusieurs tranches.
Dans certains cas, il serait demandé aux investisseurs d'acquérir des tranches pouvant atteindre 500 millions de dollars avant même le lancement officiel du processus de syndication, l'objectif étant de conclure la transaction le plus rapidement possible, précisent ces sources de Bloomberg. Le processus de syndication devrait débuter prochainement. L'entreprise de Musk, active dans les fusées, les satellites et l'IA, avait annoncé ce financement en octobre, les investisseurs ayant donné leur accord avant même la fixation définitive des conditions financières.
Les investisseurs prennent cependant leurs distances depuis peu avec le secteur de l'IA, s'interrogeant sur la capacité des revenus générés à justifier des dépenses aussi colossales, note Bloomberg, rappelant le cas du néocloud CoreWeave. Les tensions se sont intensifiées après la victoire des démocrates au Congrès lors des élections de mi-mandat. Les centres de données sont devenus un enjeu électoral majeur, notamment au Texas, État qui a basculé dans le camp démocrate quelques mois seulement après avoir suspendu l'approbation de nouveaux projets. Les centres de données de SpaceX sont situés à Memphis, dans le Tennessee, et l'entreprise développe d'autres sites dans le Mississippi, rappelle Bloomberg.
Dans le cadre de l'accord de 40 milliards de dollars, une structure dédiée gérée par Atlas SP (soutenu par Apollo) achètera des puces Nvidia et émettra la dette qui sera détenue par les prêteurs, comme l'a rapporté Bloomberg précédemment. Grâce à ce montage, SpaceX préserverait ses notations de crédit. Selon une présentation consultée par Bloomberg, SpaceX louera ces équipements dans le cadre d'un accord d'une durée de cinq ans, sans toutefois fournir de garantie de valeur résiduelle ni prendre d'autres engagements du type de ceux auxquels les entreprises technologiques ont souvent recours pour obtenir un financement.
Les documents indiquent selon Bloomberg que SpaceX ne peut invoquer de clauses de force majeure pour suspendre ses paiements. Cette situation contraste avec celle d'entreprises comme Oracle qui, selon des informations précédemment rapportées par Bloomberg, a invoqué la force majeure pour tenter de différer ses obligations liées à ses centres de données.
La dette est structurée en plusieurs tranches, notamment un prêt senior garanti de 8,3 milliards de dollars qui sera syndiqué auprès de banques, ainsi que plusieurs tranches obligataires destinées à des gestionnaires d'actifs, selon Bloomberg. Goldman a piloté le volet relatif au prêt, tandis qu'Apollo a été l'investisseur principal dans les obligations. PIMCO a également pris part à l'opération. Cet ensemble de financements, complété par un paiement anticipé de 7 milliards de dollars au titre d'un contrat de location, servira à régler l'achat d'équipements (GPU Rubin de Nvidia) pour un montant d'environ 47,3 milliards de dollars. La livraison des puces est prévue pour le premier semestre 2027, croit savoir Bloomberg.
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