Lufthansa : affiche sa confiance malgré le conflit au Moyen- Orient
Les résultats s'améliorent fortement...
Lufthansa dévoile des comptes annuels meilleurs que prévu et anticipe des résultats 2026 à nouveau "nettement supérieurs" à ceux de l'année dernière et une hausse de son chiffre d'affaires, tout en soulignant que le conflit iranien introduit une incertitude dans ses perspectives. Lufthansa a évoqué la volatilité accrue des marchés pétroliers, due aux perturbations des chaînes d'approvisionnement dans le détroit d'Ormuz, mais a également fait part de la possibilité d'augmenter ses vols vers l'Asie et l'Afrique face à la demande croissante sur les liaisons long-courriers. Le plus grand groupe aérien européen étudie ainsi la possibilité d'augmenter la fréquence de ses vols vers des destinations telles que Singapour, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud.
"L'année dernière, nous avons pu augmenter considérablement le bénéfice d'exploitation du groupe et avons réalisé le chiffre d'affaires le plus élevé de notre histoire. Nos résultats démontrent la résilience et la stabilité du groupe", a déclaré le président du directoire Carsten Spohr. Mais, "la guerre au Moyen-Orient prouve une fois de plus à quel point le trafic aérien est exposé et reste vulnérable", a souligné le dirigeant.
Sur le dernier exercice, la Lufthansa a enregistré un bénéfice opérationnel ajusté de 2 milliards d'euros, après 1,6 MdE en 2024 et contre un consensus compilé par le groupe de 1,9 MdE. Le chiffre d'affaires a progressé à 39,6 milliards d'euros, conformément aux prévisions. La marge d'exploitation a atteint 4,9%, après 4,4% en 2024. Lufthansa souhaite ramener ses marges d'exploitation à 8-10% entre 2028 et 2030, contre 4,4% en 2024. Les grèves, comme la dernière en date du 12 février, ont toutefois rendu difficile pour la compagnie aérienne d'atténuer la perte de revenus. Le groupe a dû annuler 800 vols lors d'une grève d'une journée menée par les pilotes et le personnel de cabine, en réaction à l'impasse des négociations contractuelles. Un récent vote organisé par une compagnie aérienne régionale laisse présager de nouvelles perturbations.
Bien que les résultats du quatrième trimestre aient dépassé les attentes, ils sont de " faible qualité ", car la faiblesse des performances des compagnies aériennes a été compensée par les gains de la division maintenance et les effets de consolidation, affirme Bernstein. Les prévisions ne semblent pas non plus tenir compte de la hausse des prix du carburant. Les résultats de l'année dernière ont été soutenus par une facture de carburant moins élevée, un facteur favorable qui pourrait s'estomper cette année.
Citi ('neutre') se montre plus positif, évoquant des résultats solides, portés par une maîtrise encourageante des coûts. Les prévisions de la compagnie, selon lesquelles l'EBIT devrait " augmenter significativement " en 2026, sont déjà intégrées au consensus. Le broker se dit néanmoins surpris que ces prévisions aient été communiquées si tôt dans l'année.
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