Sénatoriales: LR perd sept sièges mais reste devant l'Union centriste 2e groupe du Sénat et le PS
Le groupe Les Républicains a perdu sept sièges après les élections sénatoriales mais reste de loin la première force du Sénat avec 124 membres, devant ses alliés de l'Union centriste, qui passe devant le groupe socialiste en termes d'effectifs, selon la répartition de l'hémicycle officialisée lundi.
Principal fait politique des élections du 27 septembre qui ont permis le renouvellement de 178 sièges sur 348, le Rassemblement national et ses alliés ciottistes de l'Union des droites pour la République (UDR) sont en mesure de constituer un groupe parlementaire au Sénat pour la première fois. Baptisé Union nationale pour les territoires, il compte officiellement 15 membres et il est présidé par l'ex-députée de Gironde Edwige Diaz.
Après une intense semaine de tractations internes pour rallier différents sénateurs au sein des groupes, la composition de l'hémicycle est enfin connue et la légère érosion de la droite sénatoriale se confirme.
Avec sept sièges de perdus lors de ce scrutin, LR compte 124 sénateurs et parvient à contenir ses pertes dans le sud-est du pays par des gains dans plusieurs départements (Aube, Corrèze, Drôme...).
Le groupe de l'Union centriste, rebaptisé Union centriste et indépendants (UCI), dirigé par le patron de l'UDI Hervé Marseille, est parvenu à remplir son objectif en devenant le deuxième groupe du Sénat avec 63 sénateurs contre 59 avant les élections sénatoriales.
Il passe devant le groupe socialiste (62 élus), premier groupe d'opposition qui a lui aussi limité les pertes avec seulement trois sièges en moins. Le PS a notamment dû enregistrer lundi le départ de son sénateur Place publique Bernard Jomier, qui a choisi de s'apparenter au groupe écologiste, où siège déjà l'autre sénateur soutien de Raphaël Glucksmann, Grégory Blanc.
Le cap des 60 sénateurs était notamment important pour les socialistes, car c'est le nombre d'élus nécessaires pour saisir le Conseil constitutionnel sur un texte de loi.
Ce scrutin sénatorial a été marqué d'une grande stabilité chez les communistes (18 sièges, comme avant l'élection) et les écologistes, qui ne perdent qu'un sénateur (15 élus). Ces derniers ont choisi de ne pas accueillir le premier sénateur Insoumis, Gabriel Amard, qui siégera donc comme "non-inscrit".
Sur fond de dissensions internes autour de la présidence de Claude Malhuret (Horizons), le groupe des Indépendants, constitué majoritairement de soutiens d'Edouard Philippe, a essuyé un sérieux débours: sept sénateurs, dont le poste n'était pourtant pas renouvelé fin septembre, ont fini par claquer la porte, rejoignant notamment l'Union centriste et le groupe radical RDSE (18 membres). Le groupe des Indépendants compte finalement 15 élus.
Menacé de disparition, le groupe macroniste RDPI est parvenu à sauver 16 sièges, dont sept ultramarins, autour de son nouveau président Xavier Iacovelli (Renaissance).
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