Sénatoriales : des sortants qui veulent rester et une parité perfectible
Qui sont les quelque 1.657 candidats aux élections sénatoriales du 27 septembre ? Au lendemain des dépôts de candidature, le Sénat a dévoilé samedi des chiffres provisoires, avec notamment 130 sénateurs sortants, qui se mêleront à la bataille pour les 178 sièges à prendre.
Les candidats avaient jusqu'à vendredi 18H00 pour se déclarer en préfecture, en vue du scrutin qui renouvellera un peu plus de la moitié de la chambre haute.
Selon les services du Sénat ces données seront complétées en début de semaine pour intégrer les candidatures ultramarines (Guyane, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna, Polynésie française).
Elles permettent toutefois de tirer un enseignement : les sénateurs sont attachés à leur mandat. 130 sont candidats à une réélection, soit 73% des sortants.
178 sièges sont à pourvoir, un tiers au scrutin majoritaire (59), le reste au scrutin proportionnel de liste (119). Un collège de 93.000 grands électeurs, essentiellement des élus locaux, sera appelé à trancher.
Sur les 1.657 candidats on compte 770 femmes, un peu moins de la moitié (46,47%). Une proportion stable par rapport à 2023 (46,64%). En revanche, lorsque l'élection se fait au scrutin proportionnel, seules 84 listes sur 232 sont menées par une candidate (36%).
3% des candidats ont moins de 30 ans, et à peine 1% plus de 80 ans. La moyenne d'âge est à 55 ans.
La Normandie détient pour cette fois deux records : le plus jeune candidat, Clément Bellière (24 ans), figure sur une liste RN dans l'Eure, quand la plus âgée, Christiane Raust (85 ans), est sur une liste divers droite en Seine-Maritime.
Parmi les prétendants, on compte le candidat à la présidentielle et patron de LR Bruno Retailleau, et quelques chefs de groupe, comme Claude Malhuret (Horizons) ou Mathieu Darnaud (LR).
Sont aussi sur la ligne de départ deux présidents de région : Renaud Muselier (PACA) dans les Bouches-du-Rhône, et Jérôme Durain (Bourgone-Franche-Comté), en Saône-et-Loire. La ministre Françoise Gatel (Aménagement du territoire), est la seule membre du gouvernement candidate (Ille-et-Vilaine).
Si ces sénatoriales ne devraient pas remettre en question la majorité détenue par la droite et les centristes, elle n'en revêt pas moins un enjeu politique important en pleine présidentielle.
Le Rassemblement national espère notamment capitaliser sur ses bons résultats aux municipales pour créer le premier groupe de son histoire au Sénat (10 sénateurs sont nécessaires).
La France insoumise espère également y faire son entrée, peut-être avec la candidature du député Gabriel Amard dans le Rhône.
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