Manifestations : Le Pen accuse LFI, Mélenchon critique la stratégie de maintien de l'ordre
Marine Le Pen a dénoncé samedi "une prise d'otage par l'extrême gauche" des "revendications sociales légitimes" des manifestants, son adversaire Insoumis Jean-Luc Mélenchon critiquant la stratégie de maintien de l'ordre et soulignant le caractère majoritairement pacifique de la mobilisation.
"Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l’extrême gauche et les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon qui, en légitimant la violence, en considérant l’ordre comme une oppression et le désordre comme un droit, cherchent à précipiter le pays dans le chaos", a assuré sur X la candidate du RN à la présidentielle.
Le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, a, lui aussi, fustigé "les professionnels du chaos" et Eric Ciotti, allié du RN, dénoncé "le fascisme rouge" dans la rue aujourd'hui.
De l'autre côté du spectre politique, Jean-Luc Mélenchon, qu'un récent sondage donne une nouvelle fois au second tour face à Marine Le Pen, a fustigé la stratégie du maintien de l'ordre à Paris.
Dans la capitale, "l'affrontement semble être le but de cette stratégie de +maintien de l'ordre+. Lamentable", a commenté sur X le leader insoumis, présent dans le cortège, accusant le préfet de police d'avoir "organisé le désordre".
Il a aussi fustigé les images de violences diffusées en continu sur les chaînes d'information.
"Pendant que les chaînes d'info inondent d'images de violence dans des dizaines de villes, tout se déroule dans le calme avec des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés", a déclaré le fondateur de LFI, qui soutient depuis le début du mouvement lycéen et est accusé par ses opposants d'avoir attisé la colère.
La patronne des Ecologistes Marine Tondelier, elle aussi présente dans la manifestation parisienne, a également appelé le gouvernement à "revoir" sa doctrine du maintien de l'ordre qui, à ses yeux, met en danger "manifestants et policiers".
"Quand on n'appelle pas les forces de l'ordre à la retenue, quand on les appelle même plutôt implicitement à l'inverse, on produit une flambée de tensions", a ajouté la cheffe de file des Verts, elle aussi candidate à l'Elysée. "Les appels au calme, c'est du gouvernement qu'ils doivent venir".
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