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Lutte contre "l'entrisme": Retailleau défend son projet au Sénat, en concurrence avec Nuñez

| AFP | 90 | Aucun vote sur cette news
Le président des Républicains Bruno Retailleau a Sénat, le 20 janvier 2026 à Paris
Le président des Républicains Bruno Retailleau a Sénat, le 20 janvier 2026 à Paris ( Alain JOCARD / AFP/Archives )

Marqueur politique de son passage au ministère de l'Intérieur et de sa candidature à la présidentielle, la lutte contre "l'entrisme islamiste" est au coeur d'une proposition de loi de Bruno Retailleau examinée mardi au Sénat, une initiative des Républicains concurrencée par Laurent Nuñez au gouvernement.

Alors qu'il dévoile au fil des jours les principaux volets de son programme pour 2027, le président des Républicains entend cette fois mettre à profit le Sénat, où ses fidèles sont nombreux, pour décliner un nouvel axe de sa feuille de route.

A partir de 16h00 au Palais du Luxembourg, le sénateur de Vendée est attendu à la tribune pour défendre un texte visant à "lutter contre l'entrisme islamiste en France", une batterie de mesures pour faciliter la dissolution d'associations, durcir les sanctions pour atteinte aux "principes de la République", encadrer plus strictement la construction d'édifices religieux, ou geler les avoirs des groupes séparatistes.

Vivement dénoncé par l'ensemble de la gauche, le texte de M. Retailleau se veut tout droit issu d'un rapport sur les Frères musulmans, qu'il avait rendu public lorsqu'il était ministre en 2025.

Son ambition: "réarmer l'Etat" contre "l'islamisme politique", "une mouvance qui se répand à bas bruit" et présente "une menace pour nos institutions et la cohésion nationale", affirme l'ex-ministre à l'AFP.

La contre-offensive de Nuñez

Tout en assumant défendre un "marqueur" de son engagement politique, Bruno Retailleau réfute agir ici dans le cadre de sa campagne. "Ce n'est pas un caprice. J'ai observé six mois de silence sur le sujet pour voir si le gouvernement agissait. Je n'ai rien vu venir. Je ne veux pas que ce rapport sur le frérisme reste lettre morte", insiste le candidat à l'Elysée.

Pour faire cheminer ce dossier ô combien sensible politiquement, l'hémicycle de la chambre haute est sans doute le meilleur endroit, avec une solide majorité acquise à la droite et ses alliés centristes.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, le 30 avril 2026 à Ecquevilly, près de Paris
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, le 30 avril 2026 à Ecquevilly, près de Paris ( Martin LELIEVRE / AFP/Archives )

Mais il paraît difficile d'imaginer ce texte assez volumineux aller beaucoup plus loin au Parlement, faute de majorité à l'Assemblée nationale où l'agenda est surchargé.

De plus, le gouvernement lui-même s'est emparé de la question, avec l'annonce début avril par Laurent Nuñez d'un futur projet de loi contre le séparatisme, en cours d'examen au Conseil d'Etat.

Le ministre de l'Intérieur, qui cultive depuis son arrivée à Beauvau ses différences avec son prédécesseur - sur la relation avec l'Algérie et sur l'immigration, notamment -, n'a pas manqué l'occasion de pointer les manquements de l'initiative du patron de LR.

C'est "une oeuvre inachevée", a-t-il épinglé dans Le Monde, vantant les mérites du projet gouvernemental, "plus complet" et "rigoureux" selon lui car il ne ciblera "pas seulement l'entrisme islamiste".

Réponse polie de Bruno Retailleau: "Je n'ai aucune susceptibilité. S'il y a une autre initiative, tant mieux, je souhaite que le texte soit le plus puissant possible."

"Tract"

Il n'empêche que l'annonce gouvernementale a fait tiquer au Sénat, d'aucuns y voyant une intention de reprendre la main. "Nuñez règle ses comptes avec Retailleau", épingle un cadre LR.

L'opposition Retailleau-Nuñez sera d'ailleurs mise en scène mardi, car le ministre est annoncé au banc pour défendre la position du gouvernement.

Les débats risquent aussi d'être envenimés par l'hostilité de la gauche: les groupes communiste, écologiste et socialiste ont tous trois déposé une motion de rejet préalable de ce texte, dénonçant un "tract politique" et jugeant de nombreux dispositifs inconstitutionnels.

"C'est un texte d'affichage politique, volontairement mal écrit pour que Bruno Retailleau puisse faire la démonstration que la Constitution ne permet pas de répondre à ses obsessions sur les immigrés et les musulmans", s'indigne la socialiste Corinne Narassiguin.

Le groupe PS avait demandé au président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil d'Etat sur cette proposition, mais sa demande a été rejetée, faute d'accord en ce sens de l'auteur du texte, qui dit "assumer" ses propositions.

Quelques réticences existent aussi dans les rangs du centre. "Ce n'est pas une initiative innocente", reconnaît le président du groupe centriste allié des LR, Hervé Marseille, conscient d'assister à une opération très politique.

Mais le texte est selon lui "votable", notamment car il a été largement "corrigé" en commission des Lois ces derniers jours pour en garantir la sécurité juridique.

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