Attal "assume" de vouloir augmenter le salaire des enseignants via d'autres économies, notamment sur le social
Gabriel Attal "assume" de vouloir augmenter le salaire des enseignants et de faire de l'Éducation une "priorité" malgré l'état des finances publiques, moyennant des économies par ailleurs, notamment sur la dépense sociale.
"C'est nécessaire. La réalité c'est qu'il y a une paupérisation du métier d'enseignant", a répondu le candidat Renaissance à l'élection présidentielle, à l'issue d'une visite d'un établissement à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) à l'occasion de la rentrée des classes.
"Je fais une priorité de l’Éducation, j'assume de vouloir augmenter le budget de l’Éducation, ce qui nécessitera des économies par ailleurs. J'ai déjà identifié un certain nombre de pistes d'économies que je veux défendre, notamment dans la sphère sociale et dans les dépenses sociales, ce qui nous permettra de financer cette priorité", a-t-il précisé.
Il a rappelé vouloir revaloriser tous les enseignants de "200 euros net par mois, et pour les milieux de carrière qui sont ceux qui sont les plus en retard par rapport aux autres, que cela puisse aller jusqu'à 500 euros".
Nombre de candidats à l'Élysée ont proposé une revalorisation du salaire des enseignants, d'Édouard Philippe à Bruno Retailleau en passant par Raphaël Glucksmann.
"L'école pour moi c'est pas un sujet de campagne, c'est la cause pour laquelle je me suis engagé dans mes responsabilités politiques", a expliqué M. Attal, ancien secrétaire d'État à la Jeunesse, puis ministre de l’Éducation nationale.
Il a égrené quelques propositions de son programme, notamment l'objectif de "moins de 20 élèves par classe en moyenne à l'école primaire partout en France" rendu possible grâce à la baisse déjà entamée de la démographie.
Par ailleurs, "on ne peut pas avoir un système dans lequel vous avez des élèves qui glissent de classe en classe quel que soit leur niveau", a-t-il dit, prônant la mise en place d'un "certificat d'étude à l'entrée en sixième" et une "année passerelle" pour préparer l'entrée au collège en cas d'échec.
Même logique pour l'entrée au lycée, avec le brevet érigé en "préalable à l'entrée immédiate au lycée" et une "année passerelle" de préparation en cas d'échec.
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