8 648.81 PTS
-0.02 %
8 654.5
-0.01 %
SBF 120 PTS
6 545.03
+0.04 %
DAX PTS
26 448.31
+0.56 %
Dow Jones PTS
53 819.75
-0.04 %
30 159.02
+0.25 %
1.158
+0.44 %

Aide à mourir: le Conseil constitutionnel valide la loi, avec quelques réserves

| AFP | 69 | Aucun vote sur cette news
Le Conseil constitutionnel a validé vendredi l'ensemble de la loi créant un droit à l'aide à mourir, qui légalise sous conditions une forme d'assistance au suicide voire d'euthanasie
Le Conseil constitutionnel a validé vendredi l'ensemble de la loi créant un droit à l'aide à mourir, qui légalise sous conditions une forme d'assistance au suicide voire d'euthanasie ( Martin LELIEVRE / AFP/Archives )

Le Conseil constitutionnel a validé vendredi l'ensemble de la loi créant un droit à l'aide à mourir, qui légalise sous conditions une forme d'assistance au suicide voire d'euthanasie, jugeant toutefois nécessaire de préciser dans la pratique l'application de certaines dispositions.

Deux réserves d'interprétation des "Sages", destinataires de cinq saisines sur ce texte, concernent la clause de conscience, qui permet à un soignant de refuser de participer à l'acte létal.

Le Conseil juge qu'un établissement privé peut refuser de pratiquer l'aide à mourir "lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement" et à condition qu'il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux "besoins locaux".

Au niveau individuel, l'institution présidée par Richard Ferrand estime que la clause de conscience ne s'appliquera pas seulement aux soignants appelés à participer à l'acte, mais également aux pharmaciens qui refuseraient de préparer le produit létal.

Troisième réserve, le Conseil prévient, pour les patients sous tutelle ou curatelle qui demanderaient une aide à mourir, que le médecin chargé de donner ou non son feu vert devra "prendre en compte" les observations du tuteur. La loi demande à solliciter ce dernier, mais ne dit pas explicitement à quel point en tenir compte.

En se limitant à ces trois réserves, le Conseil ne demande pas la réécriture du texte, adopté mi-juillet par les parlementaires après un parcours de plusieurs années de débats publics, dont une Convention citoyenne, puis législatifs.

C'est donc une étape essentielle qui est franchie vers la mise en oeuvre effective de ce texte, réforme sociétale majeure et marqueur du second quinquennat d'Emmanuel Macron.

De manière inhabituelle, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, avait lui-même saisi le Conseil constitutionnel, l'interrogeant notamment sur les dispositions liées à la clause de conscience ainsi qu'aux adultes sous tutelle et curatelle.

Quatre autres saisines avaient été déposées.

Hormis ses trois réserves, le Conseil a rejeté l'ensemble des contestations.

Celles-ci concernaient notamment la définition jugée trop imprécise de l'aide à mourir, les conditions d'accès, accusées d'être trop larges ou imprécises, et le délai de réflexion pour confirmer sa demande d'aide à mourir, jugé trop court par certains.

Aux termes de la loi, un patient peut être aidé à mourir s'il est majeur, Français ou résident de longue date, souffrir physiquement de manière insupportable, et capable de formuler, jusqu'au dernier moment, son choix de façon éclairé. Enfin, il doit être atteint d'une affection "grave et incurable", en phase terminale ou "avancée".

Une fois le feu vert médical donné, le patient devra attendre un minimum de deux jours avant que l'acte soit accompli. Il devra encore confirmer son choix le jour-même.

Le patient devra s'administrer lui-même le produit létal, sauf s'il en est physiquement incapable, auquel cas un soignant peut accomplir l'acte.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du vendredi 07 août 2026 au jeudi 13 août 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/08/2026

La Bourse de New York a clôturé en hausse jeudi, les dernières données sur l’inflation aux États-Unis ayant atténué les craintes d’un resserrement monétaire rapide de la Réserve…

Publié le 14/08/2026

Les investisseurs s'inquiètent...

Publié le 14/08/2026

(Zonebourse.com) - Les valeurs européennes des logiciels ont le vent en poupe ce vendredi en Europe, à l'image de SAP ( 5,4% à Francfort), Dassault Systèmes ( 4,5% à Paris) ou Sage ( 4,5% à…

Publié le 14/08/2026

SanDisk Corporation (NASDAQ : SNDK) vit une année 2026 hors norme. Le titre, coté depuis sa séparation de Western Digital en février 2025, a bondi de plusieurs centaines de pour cent depuis son…

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

Nouveauté

Recevez un Izibook pour votre enfant

Offre valable jusqu’au 15/09/2026 (100 premières ouvertures d'un CTO ou d’une Assurance Vie Mineur)

Communication promotionnelle