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Wall Street en ordre dispersé, alors qu'Intel retombe

| Boursier | 69 | Aucun vote sur cette news

Dow Jones dans le rouge, Nasdaq en hausse

Wall Street en ordre dispersé, alors qu'Intel retombe
Credits Reuters

Wall Street s'affiche en ordre dispersé ce vendredi, suite à deux séances de rebond "de soulagement" saluant le potentiel compromis sur le Groenland. Le Dow Jones régresse de 0,45% à 49.161 pts, mais le S&P 500 grappille 0,16% à 6.924 pts et le Nasdaq prend 0,60% à 23.576 pts. Les investisseurs sanctionnent les prévisions jugées trop prudentes du géant des processeurs Intel... Sur le Nymex, le baril de brut WTI grimpe de 2,8% à 61$. L'once d'or fin avance de 0,3% à 4.950$. L'indice dollar se tasse de 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin se maintient autour des 89.000$.

Cette consolidation fait suite à une belle hausse durant les deux séances précédentes, suite aux annonces concernant le Groenland. "Suite à une réunion très fructueuse avec le Secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, nous avons établi les bases d'un futur accord concernant le Groenland et, de fait, l'ensemble de la région arctique. Cette solution, si elle aboutit, sera très avantageuse pour les États-Unis et tous les pays membres de l'OTAN. Compte tenu de cet accord, je renonce à appliquer les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février. Des discussions complémentaires sont en cours concernant le Golden Dome et son lien avec le Groenland. De plus amples informations seront communiquées au fur et à mesure de l'avancement des discussions. Le vice-président J.D. Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio, l'envoyé spécial Steve Witkoff et d'autres personnes, selon les besoins, seront chargés des négociations et me rendront compte directement", a résumé Trump mercredi sur son réseau Truth Social.

Trump intervenait par ailleurs avant-hier à Davos et s'exprimait notamment au sujet du Groenland, demandant encore de pouvoir prendre le contrôle de l'île pour des motifs de sécurité nationale et mondiale. "Chaque allié de l'OTAN a l'obligation de pouvoir défendre son propre territoire. Et le fait est qu'aucune nation ni aucun groupe de nations n'est en mesure de sécuriser le Groenland, à l'exception des États-Unis. Nous sommes une grande puissance, bien plus grande que ce que les gens imaginent", insistait Trump. Les exigences du président américain étaient précédemment montées d'un cran. Il avait rappelons-le annoncé son intention d'imposer des droits de douane à huit pays européens jusqu'à ce qu'un accord sur la souveraineté américaine sur le Groenland soit conclu. Dans un message publié samedi sur Truth Social, Trump avait annoncé que les droits de douane américains sur les produits des pays concernés (Royaume-Uni, France, Danemark, Norvège, Suède, Allemagne, Pays-Bas et Finlande) débuteraient à 10% le 1er février et atteindraient 25% le 1er juin en l'absence d'accord. Les responsables européens avaient rapidement condamné cette menace, la qualifiant d'inacceptable, et préparaient notamment des tarifs douaniers de représailles ou d'autres mesures anti-coercitives.

Mark Rutte, secrétaire général de l'OTAN, a indiqué que l'accord-cadre qui serait conclu avec Trump implique que l'OTAN renforce sa présence dans l'Arctique. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a accueilli également favorablement le recentrage de la politique américaine sur le Groenland et affirmé que le Danemark était prêt à engager le dialogue avec l'administration Trump autour du projet Golden Dome de défense antimissile... Trump a affirmé pour sa part sur Fox Business qu'il s'agissait d'un "accord total" et "sans limite ni délai". Histoire de maintenir un peu de pression, le président américain a aussi prévenu de représailles potentielles si l'Europe venait à céder des actifs financiers américains, autrement dit des bons du Trésor.

La Commission européenne a indiqué ce jour qu'elle allait suspendre encore pour six mois supplémentaires le package de taxes douanières de 93 milliards d'euros qu'elle avait menacé d'utiliser contre les USA si le président américain restait sur sa décision d'imposer de nouveaux tarifs douaniers à plusieurs pays européens affichant leur soutien au Groenland.

Ailleurs dans le monde, alors que les tensions concernant le Groenland avaient presque fait oublier le dossier ukrainien, le président russe Vladimir Poutine a rencontré hier l'envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et le gendre du président américain, Jared Kushner, à Moscou, afin de poursuivre le dialogue concernant le règlement de la question ukrainienne et de discuter par ailleurs du Conseil de la Paix de Trump. Le Kremlin a qualifié la rencontre d'utile et annoncé par ailleurs une rencontre prévue à Abou Dabi ce jour avec les responsables ukrainiens et américains. Le président américain a quant à lui rencontré Volodymyr Zelensky en marge du Forum de Davos. Trump a jugé une fois encore qu'un accord était "raisonnablement proche". Son homologue ukrainien a indiqué qu'il s'était accordé avec le président américain sur les garanties de sécurité de maintien de la paix. La rencontre du jour devrait se concentrer sur la question des territoires de l'Est, alors que Moscou réclame que l'armée ukrainienne quitte le Donbass.

Sur le front économique, l'indice flash PMI composite américain final de janvier 2026 s'est affiché à 52,8, très proche des attentes de marché. L'indice manufacturier est ressorti à 51,9 et l'indice des services à 52,5, deux mesures en assez nette expansion et cohérentes avec les estimations des économistes.

L'indice final du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour le mois de janvier 2026, qui vient aussi d'être publié, est ressorti à 56,4, contre un consensus de 54 et une lecture préliminaire de 54 également. L'indice lié, relatif aux anticipations d'inflation pour l'année à venir, s'affiche à 4% contre 4,2% précédemment.

En ce qui concerne la Fed, alors que l'ancien gouverneur de la banque centrale Kevin Warsh semble rester favori pour prendre la succession de Jerome Powell, les opérateurs s'intéressaient avant-hier aux débats de la Cour suprême concernant une autre responsable. Lisa Cook devrait bien prendre part à la prochaine décision monétaire de la Fed dans une petite semaine. Les juges de la Cour suprême des États-Unis ont exprimé ainsi hier un certain scepticisme quant aux arguments avancés par l'administration Trump - ou à leur motivation - pour limoger la gouverneure de la Fed, Lisa Cook, soulignant qu'une telle décision aurait des implications plus larges, non seulement pour la banque centrale et son indépendance, mais aussi pour les personnes nommées par le gouvernement. Les juges ont semblé par leurs questions vouloir protéger la Fed de toute ingérence politique, en l'occurrence celle Trump - qui plaide pour une politique monétaire bien plus souple. Cook était présente lors des plaidoiries, tout comme le gouverneur Michael Barr, l'ancien président de la Fed, Ben Bernanke, ainsi que l'actuel, Jerome Powell.

"Cette affaire porte sur la question de savoir si la Fed fixera ses principaux taux d'intérêt en se fondant sur des données probantes et un jugement indépendant, ou si elle cédera aux pressions politiques", a déclaré Cook. "Les études et l'expérience montrent que l'indépendance de la Fed est essentielle pour remplir le mandat du Congrès, à savoir la stabilité des prix et le plein emploi. C'est pourquoi le Congrès a choisi de protéger la Réserve fédérale des menaces politiques, tout en la tenant responsable de la mise en oeuvre de ce mandat". Rappelons que Donald Trump cherche à obtenir l'éviction de Cook, accusée de fraude sur des dossiers d'emprunts immobiliers. Le président américain doit aussi annoncer très prochainement le nom du successeur de Jerome Powell - dont le mandat expire en mai - à la tête de la Fed.

Kevin Hassett, le président du Conseil économique national des États-Unis, également candidat potentiel à la succession de Jerome Powell à la présidence de la Fed, a formulé sur CNBC le voeu que le nouveau patron de la banque centrale américaine soit une personne "indépendante qui respecte les mandats de la banque centrale". Hassett a ajouté que la Fed avait besoin de quelqu'un comme Alan Greenspan, ancien président de l'institution monétaire, qui "a laissé l'économie surchauffer sans provoquer d'inflation, car il comprenait les raisons de cette surchauffe". Hassett envisage par ailleurs une croissance économique américaine de 5% ou plus sur deux trimestres consécutifs, mais "sans décollage de l'inflation". Le responsable estime que la productivité fait son effet, "avec l'IA et les centres de données". La période serait donc selon lui comparable à celle des années 90, ce qui rendrait le jugement de Greenspan pertinent...

Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité actuelle d'un statu quo monétaire lors de la prochaine réunion FOMC des 27 et 28 janvier se situe à 97,2%. Les taux sont attendus entre 3 et 3,25% ('proba' de 32,4%) ou bien entre 3,25 et 3,50% (probabilité de 30,7%) en fin d'année, d'après le même baromètre. Les marchés tablent donc sur une ou deux baisses de taux d'un quart de point, sans plus.

Les valeurs

Intel décroche de près de 15% à Wall Street. Le géant américain des microprocesseurs a publié des résultats du 4e trimestre supérieurs aux attentes de marché, mais ses prévisions financières sont ressorties quant à elles moins ambitieuses que prévu. Pour le 4e trimestre juste clos, les revenus ont reculé de 4% à 13,7 milliards de dollars, pour une perte nette de 12 cents par titre en GAAP et un bénéfice ajusté par action de 15 cents. Sur l'exercice, les revenus ont été stables à 52,9 milliards de dollars, pour une perte GAAP par action de 6 cents et un bpa ajusté positif de 42 cents. Le consensus sur le trimestre était d'environ 8 cents de bpa ajusté pour 13,4 milliards de revenus.

Le groupe envisage désormais pour son premier trimestre fiscal 2026 des revenus allant de 11,7 à 12,7 milliards de dollars, pour une perte nette part du groupe de 21 cents et un bénéfice ajusté par action part du groupe tout juste à l'équilibre. Désormais soutenu par le gouvernement américain et par Nvidia, le groupe se montre donc prudent à court terme. Le consensus sur le T1 se situait à environ 12,5 milliards de dollars de revenus pour un bénéfice ajusté par action quant à lui positif de 4 cents.

"Notre conviction quant au rôle essentiel des processeurs à l'ère de l'IA ne cesse de se renforcer", a déclaré Lip-Bu Tan, le DG d'Intel. "Nous avons clôturé l'année en beauté et progressé dans notre transformation en une nouvelle entité Intel. Le lancement de nos premiers produits basés sur la technologie Intel 18A - la plus avancée développée et fabriquée aux États-Unis - marque une étape importante, et nous mettons tout en oeuvre pour accroître notre production afin de répondre à la forte demande de nos clients. Nos priorités sont claires : optimiser notre exécution, redynamiser notre excellence en ingénierie et exploiter pleinement le vaste potentiel de l'IA pour l'ensemble de nos activités".

Intuitive Surgical (stable), le géant américain de la robotique médicale, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 2,53$, dépassant largement le consensus, à comparer à un niveau de 2,21$ un an auparavant. Les revenus ont totalisé quant à eux 2,87 milliards de dollars (+19%), en ligne avec les attentes de marché, contre 2,41 milliards un an avant. Le bénéfice net GAAP part du groupe a représenté 795 millions de dollars et le bénéfice net ajusté 914 millions de dollars. Le groupe prévoit pour l'exercice 2026 une croissance mondiale des interventions da Vinci d'environ 13 à 15%, contre 18% en 2025. La marge brute ajustée est attendue entre 67 et 68% du chiffre d'affaires en 2026, contre 67,6% en 2025. Cette fourchette tient compte d'un impact estimé des droits de douane à 1,2% du chiffre d'affaires, à plus ou moins 10 points de base.

Capital One Financial (-5,3%), l'établissement financier de Virginie, a annoncé pour son 4e trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action un peu court à 3,86$, mais des revenus supérieurs aux attentes à 15,6 milliards de dollars (+1%). Le bénéfice net a représenté 2,1 milliards de dollars et 3,26$ par titre en GAAP, contre 1,1 milliard de dollars un an auparavant. Les provisions pour pertes de crédit ont augmenté de 1,4 milliard pour ressortir à 4,1 milliards de dollars. La marge nette d'intérêt a été de 8,28% sur une base ajustée. Sur l'ensemble de l'exercice, les revenus se sont améliorés de 37% à 53,4 milliards. Hier, Capital One a conclu par ailleurs un accord définitif pour l'acquisition de Brex Inc. pour 5,15 milliards de dollars, dont environ 50% en numéraire et 50% en actions.

CSX (+4,5%), le géant ferroviaire américain, a publié hier soir pour son 4e trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 39 cents, légèrement inférieur au consensus des analystes, contre 42 cents un an plus tôt. Les revenus ont totalisé quant à eux 3,51 milliards de dollars, également moins élevés que prévu, contre 3,54 milliards pour la période comparable de l'an dernier. La demande industrielle demeure donc sans grand relief, ce qui pèse sur les comptes de l'opérateur ferroviaire, avec une baisse du volume de marchandises et des recettes d'exportation de charbon, ce qui a compensé les hausses des prix des marchandises et du transport intermodal, du volume intermodal et des recettes de la surcharge carburant. Sur l'exercice clos, les revenus ont totalisé 14,1 milliards de dollars, pour un bénéfice opérationnel ajusté de près de 4,7 milliards de dollars représentant 33,2% de marge et un bpa ajusté de 1,61$.

Alcoa (-4,3%) a largement dépassé les anticipations de marché pour son 4e trimestre, affichant sur la période un bénéfice ajusté par action de 1,26$ et des revenus de 3,45 milliards. Un trimestre plus tôt, les revenus étaient de 2,99 milliards pour une perte ajustée par action de 2 cents. Le bénéfice net trimestriel part du groupe a représenté 226 millions de dollars, tandis que le bénéfice net ajusté a atteint 335 millions de dollars. L'Ebitda ajusté a été de 546 millions de dollars pour le trimestre écoulé, le double du trimestre antérieur. Sur l'exercice clos, le géant de l'aluminium a affiché des revenus totaux de 12,83 milliards (+8%), un bénéfice net pdg de 1,27 milliard de dollars et un bénéfice ajusté d'un milliard de dollars, pour un Ebitda ajusté de 1,98 milliard de dollars.

SLB (+1,1%), ex-Schlumberger, a publié ce vendredi pour son 4e trimestre fiscal un bénéfice net part du groupe de 824 millions de dollars en GAAP, un bénéfice net ajusté de 1,18 milliard de dollars (+15% en séquentiel et -10% en glissement annuel) et un bénéfice ajusté par action de 78 cents, à comparer à un consensus de 74 cents. Le géant des services pétroliers a réalisé sur la période des revenus de 9,74 milliards de dollars, également au-dessus des anticipations de brokers, en progression de 9% en séquentiel et de 5% en comparaison de l'an dernier. Sur l'exercice, les revenus ont totalisé 35,71 milliards de dollars (-2%) pour un bénéfice net part du groupe en GAAP de 3,37 milliards de dollars (-24%) et un bénéfice net ajusté de 4,21 milliards de dollars (-14%), 2,93$ par titre. L'Ebitda ajusté pour l'exercice s'est établi à 8,46 milliards de dollars, en baisse de 7%.

First Citizens BancShares (-8%), la banque régionale américaine, a publié aujourd'hui pour son 4e trimestre un bénéfice net de 580 millions de dollars, un bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires de 566 millions et un bénéfice ajusté par action de 51,27$, à comparer à un consensus d'environ 44$. Les revenus ont également dépassé les attentes des analystes. Sur l'exercice, le bénéfice atteint environ 2,2 milliards de dollars pour des revenus de 8,8 milliards. Le revenu net d'intérêt sur l'exercice 2026 est anticipé entre 6,5 et 6,9 milliards de dollars, légèrement inférieur au consensus en milieu de fourchette.

Nvidia (+1,7%) et AMD (+3,3%) prennent de la hauteur à Wall Street, alors que Pékin pourrait bien formellement approuver, de manière sélective, certaines puces avancées d'IA et notamment les H200 de Nvidia. Les autorités chinoises auraient, selon Bloomberg, informé les géants technologiques du pays, dont Alibaba Group Holding, qu'ils pouvaient préparer leurs commandes en puces d'intelligence artificielle H200 de Nvidia Corp., laissant présager une approbation imminente des importations de composants essentiels au fonctionnement de l'IA.

Selon des sources de Bloomberg proches du dossier, les autorités réglementaires auraient récemment donné leur accord de principe à Alibaba, Tencent Holdings et ByteDance pour qu'ils passent à l'étape suivante des préparatifs d'achat. Les entreprises seraient désormais autorisées à discuter des détails, notamment des quantités nécessaires, ont indiqué ces sources de Bloomberg, sous couvert d'anonymat. Pékin incitera les entreprises à acheter une certaine quantité de puces chinoises comme condition d'approbation, ont précisé ces mêmes sources, sans toutefois fixer de montant précis.

Amazon (+1,6%) se prépare à supprimer des milliers d'emplois supplémentaires dans ses bureaux, intensifiant ainsi, selon Bloomberg, ses efforts pour rationaliser sa bureaucratie. Le groupe prévoit selon l'agence de commencer les licenciements dès la semaine prochaine. Bloomberg cite des sources proches du dossier. Ces actions interviendraient quelques mois après l'annonce par l'entreprise des suppressions programmées de 14.000 postes. À l'époque, Amazon avait indiqué déjà que d'autres réductions pourraient avoir lieu en 2026. Les responsables avaient le choix de procéder aux licenciements en octobre ou d'attendre le début de l'année suivante, ont précisé ces mêmes sources, qui ont requis l'anonymat. Ces suppressions de postes, effectuées en plusieurs vagues de part et d'autre de la période des fêtes, traditionnellement chargée pour Amazon, font écho aux vagues de licenciements mises en place par l'entreprise de Seattle fin 2022 et début 2023, qui avaient finalement touché environ 27.000 personnes selon Bloomberg.

Oracle (-0,5%). L'application de partage de vidéos courtes TikTok et sa maison mère chinoise ByteDance ont enfin finalisé un accord très attendu portant sur le transfert d'une partie de leurs activités américaines à des investisseurs locaux, note Bloomberg. L'opération garantit donc l'avenir de l'application aux États-Unis et évite une interdiction nationale. L'entreprise de médias sociaux a donc officiellement créé une entité américaine avec trois investisseurs principaux : Oracle, la société de capital-investissement Silver Lake Management et la société d'investissement émirati MGX basée à Abou Dabi.

Shou Chew, le DG de TikTok, qui continuera de diriger ce que Bloomberg qualifie d'"actif le plus précieux de ByteDance à l'échelle mondiale", intègre le conseil d'administration. Adam Presser, ancien responsable des opérations, de la confiance et de la sécurité de TikTok, prendra la tête de la filiale américaine en tant que directeur général. Donald Trump s'est félicité sur Truth Social de cet épilogue, remerciant son homologue chinois, Xi Jinping. Bloomberg indique que la valorisation de l'entreprise reste incertaine, mais rappelle que le vice-président américain J.D. Vance a évoqué un montant d'environ 14 milliards de dollars. Un accord devait initialement être conclu avant janvier 2025 afin d'éviter une interdiction, mais Trump avait repoussé l'échéance à plusieurs reprises pour donner plus de temps à TikTok.

Selon les termes du deal initialement annoncé par l'administration Trump en septembre, de nouveaux investisseurs, dont Oracle, Silver Lake et MGX, détiendront 50% de la nouvelle entité américaine de TikTok. Les actionnaires actuels de ByteDance conserveront 30,1% et ByteDance 19,9%. La nouvelle entité sera chargée de modérer les contenus sur TikTok et de protéger les données des utilisateurs américains. Elle sera administrée par un nouveau conseil d'administration composé de sept membres à majorité américaine. Oracle, partenaire de TikTok pour les services de cloud computing, jouera un rôle de garant de la sécurité et veillera au respect de la législation par TikTok.

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