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Wall Street : corrige le tir !

| Boursier | 290 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine retombe...

Wall Street : corrige le tir !
Credits Dids

Wall Street s'est affiché dans le rouge jeudi après la récente succession de records sur le Dow Jones. Les doutes persistent sur les valorisations de l'IA, à une semaine de la publication financière de Nvidia qui a de nouveau été chahuté ce jour, en repli de 3,5% en clôture. Le S&P 500 a reculé au final de 1,66% à 6.737 pts, le Nasdaq a perdu 2,29% à 22.870 pts et le Dow Jones a cédé 1,65% à 47.457 pts.

L'accord mettant fin au blocage des services gouvernementaux aux États-Unis est désormais entré en vigueur après son adoption par la Chambre des représentants et sa promulgation rapide par Donald Trump. Il met ainsi un terme à 43 jours de shutdown. Le vote a été adopté par 222 voix contre 209... Les affaires reprennent donc outre-Atlantique après ce blocage, et même s'il est possible que les dernières statistiques de l'inflation et de l'emploi, qui avaient été reportées, ne soient jamais publiées. Le projet de loi prévoit le versement des arriérés de salaire aux fonctionnaires fédéraux et le maintien des services publics jusqu'au 30 janvier. Il financera également certains programmes fédéraux, tels que les ministères de l'Agriculture et des Anciens Combattants, pour l'ensemble de l'exercice budgétaire, et limitera le pouvoir de Trump de licencier des fonctionnaires fédéraux. Le Sénat avait conclu cet accord durant le week-end et l'avait approuvé lundi par 60 voix contre 40. L'attention se porte désormais sur les conséquences économiques. Le Bureau du budget du Congrès (CBO) avait estimé en octobre qu'une paralysie de six semaines diminuerait la croissance du PIB du quatrième trimestre de 1,5 point de pourcentage avant un rebond de l'économie début 2026...

Les Démocrates réclamaient que le projet de financement temporaire comprenne la garantie que des remboursements de soins de santé devant prendre fin cette année seraient prolongés, mais cette mesure ne figure pas dans l'accord scellé. Un vote sur cette question aura lieu le mois prochain... De plus, cet accord n'apporte qu'un répit puisqu'il reporte à la fin janvier un nouveau bras de fer budgétaire entre la Maison Blanche et le Congrès, alors que la dette publique américaine atteint désormais 38.000 milliards de dollars. La remise en route du gouvernement permettra à des millions d'agents fédéraux de percevoir leurs salaires et aux foyers modestes de retrouver l'accès aux aides alimentaires, même si le retour à la normale du trafic aérien pourrait prendre plusieurs jours...

Dans l'actualité économique outre-Atlantique cette semaine, les chiffres de l'inflation américaine d'octobre étaient programmés à 14h30 ce jeudi (consensus +0,2% d'un mois sur l'autre et +3,1% sur un an, ou +0,3% et +3% hors alimentation et énergie), mais la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué hier que ces chiffres de l'inflation d'octobre et ceux du chômage pour le même mois ne seraient sans doute jamais dévoilés. "La paralysie des services gouvernementaux par les Démocrates a rendu extrêmement difficile pour les économistes, les investisseurs et les décideurs politiques de la Fed l'accès aux données gouvernementales essentielles", a résumé Leavitt. "Les Démocrates ont peut-être irrémédiablement endommagé le système statistique fédéral, car les rapports d'octobre sur l'IPC et l'emploi ne seront probablement jamais publiés"... De manière quelque peu contradictoire, le Président du conseil économique national américain Kevin Hassett a indiqué aujourd'hui que le rapport sur l'emploi de septembre avait déjà été préparé en vue d'une parution la semaine prochaine, et que celui d'octobre serait publié sans le taux de chômage...

"Toutes les données économiques publiées seront définitivement faussées, laissant nos décideurs de la Fed dans l'incertitude à un moment critique", a encore déploré Leavitt. La publication de données économiques importantes a été au coeur des préoccupations de Wall Street, le blocage des services fédéraux s'étant prolongé pendant plus de six semaines. Parmi les publications les plus suivies figurent justement les créations d'emplois non agricoles et l'indice des prix à la consommation, tous deux publiés par le Bureau des statistiques du travail du département du Travail. D'autres données sont également concernées, notamment les ventes au détail, les données sur les importations et les exportations (...). La plupart des économistes de Wall Street s'attendaient à la publication de toutes ces données de manière décalée.

Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité actuelle d'une nouvelle baisse de taux d'un quart de point le 10 décembre à l'occasion de la prochaine réunion monétaire se situe maintenant à 53,6% (en forte baisse par rapport au début de la semaine), ce qui ramènerait les taux entre 3,50 et 3,75%. Michael Barr de la Fed a pris la parole, mais a surtout disserté au sujet de l'intelligence artificielle, de son potentiel mais aussi de ses risques... John Williams, président de la Fed de New York, a estimé une fois encore que la banque centrale américaine pourrait bientôt étendre à nouveau son portefeuille d'actifs. Le gouverneur Waller a souligné pour sa part que le bitcoin et les cryptomonnaies étaient désormais intégrés au système financier. Bostic, président de la Fed d'Atlanta, a annoncé quant à lui qu'il prendrait sa retraite en février à la fin de son mandat, ce qui libère un nouveau siège pour qu'éventuellement Trump renforce son emprise. La présidente de la Réserve fédérale de Boston, Susan Collins, a enfin estimé que le taux directeur de la Fed restait légèrement restrictif et qu'elle hésiterait à l'abaisser davantage.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street, au lendemain de résultats et prévisions solides de Cisco, les opérateurs ont scruté les comptes de Walt Disney, marqués par des revenus inférieurs aux attentes mais une rentabilité plutôt robuste. Applied Materials publie après bourse ses derniers résultats financiers.

Sur le Nymex, le baril de brut WTI regagne 1% à 59,8$. L'once d'or fin revient à 4.180$. L'indice dollar cède 0,4% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin chute sous les 100.000$ à 96.900$.

Les valeurs

Walt Disney (-7,7%), le géant américain du divertissement a publié ce jeudi pour son quatrième trimestre fiscal des revenus totalisant près de 22,5 milliards de dollars, ratant le consensus qui se situait à 22,8 milliards. Le chiffre d'affaires total est ressorti quasiment stable, affecté par la baisse des revenus de la division divertissement, comprenant le streaming, la TV et les studios cinématographiques. En revanche, le bénéfice ajusté par action, de 1,11$ (-3%), a dépassé les attentes des analystes. Sur l'exercice, le bpa ajusté a représenté 5,93$ (+19%). Disney dit désormais anticiper pour l'exercice 2026 une croissance à deux chiffres du bénéfice ajusté par action. Disney+, toujours surveillé, a récupéré 3,8 millions d'abonnés sur le trimestre, ce qui dépasse le consensus. Le segment DTC, comprenant Disney+ et Hulu, a dégagé un bénéfice de 352 millions de dollars contre 253 millions un an plus tôt. Le bénéfice opérationnel annuel du streaming a atteint 1,33 milliard de dollars, au-dessus des attentes. La division "expériences" qui comprend les parcs a affiché des des revenus en hausse de 6% au T4 et une augmentation de 13% du bénéfice opérationnel annuel. Le groupe de Burbank, en Californie, a porté son dividende cash à 1,50$ par titre, soit une augmentation de 50%. Il a également dopé son objectif de rachat d'actions à 7 milliards de dollars pour l'année à venir, deux fois plus que précédemment. Les profits du streaming sont attendus à 375 millions de dollars au titre du premier trimestre fiscal 2026, avec les plans de fusion de Disney+ et Hulu - lesquels ont augmenté leurs prix fin octobre et pour la quatrième année consécutive. Enfin, les bénéfices de la division 'expériences' sont attendus en hausse 'à un chiffre haut' cette année.

Cisco (+4,6%), le géant américain des équipements de réseaux, a annoncé pour son premier trimestre fiscal 2026 clos fin octobre 2025 des comptes rassurants. Le groupe a dévoilé des revenus de 14,9 milliards de dollars en croissance de 8%, pour un bpa ajusté de 1$. Ainsi, revenus et profits ont dépassé les attentes de brokers, alors que les commandes d'infrastructure d'IA des grands fournisseurs cloud ont totalisé 1,3 milliard de dollars contre 800 millions de dollars sur le précédent trimestre. Le bénéfice net GAAP s'est établi à 2,9 milliards de dollars et le bénéfice net ajusté à 4 milliards de dollars. Le cash flow des activités opérationnelles a été de 3,2 milliards de dollars sur le premier trimestre, en repli de 12%. Pour le deuxième trimestre fiscal 2026, qui se terminer en janvier, le groupe envisage des revenus allant de 15 à 15,2 milliards de dollars, également meilleurs que prévu, pour un bpa ajusté d'environ 1,02$ lui aussi supérieur au consensus. Le groupe anticipe par ailleurs pour l'exercice 2026 des revenus allant de 60,2 à 61 milliards de dollars, pour un bpa ajusté allant de 4,08 à 4,14$. Ainsi, la guidance de revenus est révisée à la hausse, tout comme celle de profits. Le groupe californien de San Jose semble donc lui aussi pouvoir bénéficier pleinement du développement accéléré de l'intelligence artificielle. "Nous avons bien démarré l'exercice 2026 et Cisco est en bonne voie pour réaliser sa meilleure année à ce jour", a déclaré Chuck Robbins, PDG de Cisco. "La forte demande pour nos technologies souligne le rôle crucial des réseaux sécurisés et la valeur de notre portefeuille, alors que nos clients s'orientent rapidement vers l'exploitation du potentiel de l'IA".

Flutter Entertainment (-14,2%), le groupe new-yorkais de jeux d'argent en ligne, a publié hier soir pour son 3e trimestre fiscal une perte nette consolidée creusée à 789 millions de dollars mais un bénéfice ajusté par action de 1,64$, pour des revenus de 3,79 milliards de dollars en croissance de 17% en glissement annuel. Le bénéfice ajusté dépasse largement les attentes, mais les revenus ratent le consensus. L'Ebitda ajusté a progressé de 6% à 478 millions de dollars. Le cash flow des activités opérationnelles a régressé à 209 millions contre 290 millions sur la période comparable de l'an dernier. Le free cash flow a été de 25 millions seulement contre 112 millions un an plus tôt. Pour l'exercice, les revenus sont désormais attendus à 16,69 milliards de dollars (+19%), pour un Ebitda ajusté de 2,915 milliards de dollars en milieu de fourchette (+24%), soit une réduction des estimations.

Baidu (-6,4%), le géant chinois de la recherche en ligne et des technologies, a dévoilé hier deux nouvelles puces pour l'intelligence artificielle, affirmant selon Reuters que ces produits peuvent fournir aux entreprises chinoises une puissance de calcul importante, économique et contrôlée localement. Lors de sa conférence technologique annuelle Baidu World, le groupe a donc annoncé que la puce M100 axée sur l'inférence devrait être lancée début 2026, tandis que la puce M300, capable à la fois d'entraînement et d'inférence, est quant à elle prévue pour début 2027. Baidu, qui développe des puces propriétaires depuis 2011, a également annoncé selon Reuters deux produits de type 'supernoeud' qui tirent parti de capacités de mise en réseau avancées, reliant plusieurs puces et cherchant à compenser les limitations de performance de chaque puce. Le Tianchi 256, composé de 256 puces P800, sera disponible au premier semestre de l'an prochain. Une version plus performante, intégrant 512 de ces puces, sera lancée au second semestre. Baidu a enfin dévoilé une nouvelle version de son modèle de langage Ernie qui excellerait dans le traitement du texte mais aussi dans l'analyse d'images ou vidéos.

BlackRock (-2,2%) et ACS pourraient conclure un accord de 27 milliards de dollars dans les centres de données, indique Reuters, citant le quotidien Expansion. Selon des sources anonymes du journal, le groupe espagnol ACS serait donc sur le point de sceller un partenariat de 23 milliards d'euros avec Global Infrastructure Partners (GIP), une filiale de BlackRock, pour le développement de centres de données. Aux termes de cet accord, le gestionnaire d'actifs américain GIP devrait acquérir 50% du capital d'ACS Digital & Energy, sous forme de 5 milliards d'euros de fonds propres par apports progressifs et de 18 milliards d'euros de dette. Reuters rappelle qu'ACS ambitionnait d'atteindre une valorisation de son activité de centres de données comprise entre 3 et 5 milliards d'euros d'ici 2030.

Le partenariat annoncé avec GIP la situerait dans la partie haute de cette fourchette. L'entreprise espagnole de construction présentera sa stratégie en matière de centres de données lors d'une journée investisseurs ce vendredi. Reuters note enfin que GIP, qui gère plus de 180 milliards de dollars d'actifs à l'échelle mondiale, a participé le mois dernier à l'acquisition d'Aligned, spécialiste américain des centres de données, pour 40 milliards de dollars, aux côtés de Microsoft et Nvidia.

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