Préouverture Paris : le CAC40 reste sous pression, la BCE attendue
Le CAC40 sous les 8.200 points...
LA TENDANCE
Au lendemain d'une baisse appuyée de près de 2%, le CAC40 est attendu proche de l'équilibre à l'ouverture. La nervosité est clairement montée d'un cran dans les salles de marché ces dernières heures sur fond d'intensification des hostilités au Moyen-Orient, de flambée des prix de l'énergie et de fortes tensions sur le marché obligataire. Le baril de Brent se maintient au-dessus des 100$ ce matin. Le prix du Brent a bondi de près de 30% par rapport aux plus bas atteints début août... Les cours du gaz sont également affectés par la recrudescence des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, comme en témoigne la flambée du contrat de référence néerlandais à échéance la plus proche sur le hub TTF, qui a grimpé hier de plus de 4% à près de 80 euros par mégawattheure.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré mercredi avoir tiré des missiles balistiques sur une base militaire en Jordanie utilisée par l'armée américaine et attaqué dix navires après que les Etats-Unis ont détruit cinq pétroliersiraniens, dans une nouvelle escalade des tensions. Le 'Wall Street Journal', citant des responsables américains, a par ailleurs rapporté que le conflit avec l'Iran pourrait durer jusqu'à la fin du mandat de Donald Trump. Un responsable iranien a de son côté indiqué que le pays n'avait aucune intention de céder face au blocus naval américain et aux attaques contre ses pétroliers. Bien que les difficultés économiques puissent s'aggraver, a précisé ce responsable, les dirigeants du pays considèrent le conflit avec les États-Unis comme une menace existentielle, ne leur laissant d'autre choix que de poursuivre la lutte.
Dans ce contexte, la décision de politique monétaire de la BCE sera particulièrement surveillée en début d'après-midi. S'il ne fait guère de doute quant à une nouvelle hausse d'un quart de point des taux directeurs, l'avenir paraît beaucoup plus incertain. A ce titre, la déclaration de Christine Lagarde sera suivie de près. La dirigeante devrait profiter de l'occasion pour revenir sur la forte progression des taux obligataires à travers le monde et notamment en Europe. En France, le rendement de l'OAT à 10 ans, la référence pour la dette nationale, a dépassé les 4,3% hier, un niveau plus observé depuis le printemps 2008.
Aux Etats-Unis, il faudra patienter jusqu'à la semaine prochaine pour connaître le prochain mouvement de la Fed. En attendant, l'indice des prix à la production du mois d'août cet après-midi, puis l'indice des prix à la consommation du même mois demain pourrait faire bouger les attentes des opérateurs. Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité d'une hausse des taux d'un quart de point le 16 septembre se situe à 60,2%, contre 39,8% de 'proba' d'un statu quo.
WALL STREET
Wall Street a poursuivi sa correction de la veille mercredi, toujours affecté par les incertitudes géopolitiques et monétaires. Le DJIA perd 0,77% à 52.381 pts, tandis que le S&P 500 cède 0,48% à 7.636 pts et que le Nasdaq abandonne 0,64% à 26.253 pts.
ECO ET DEVISES
- Production industrielle espagnole du mois de juillet. (09h00)
- Production industrielle italienne du mois de juillet. (10h00)
- Communiqué de politique monétaire de la BCE. (14h15)
- Conférence de presse de Christine Lagarde (BCE). (14h45)
VALEURS A SUIVRE
* Jacquet Metals a dévoilé des comptes semestriels en amélioration dans un climat d'incertitude persistant, renforcé par les tensions géopolitiques notamment au Moyen-Orient. Les ventes s'élèvent à 1 milliard d'euros, supérieures de +1,4% à celles enregistrées un an auparavant et la marge brute représente 25,1% du chiffre d'affaires contre 23,6 % au 1er semestre 2025. L'EBITDA courant s'établit à 60 millions d'euros, représentant 6% du chiffre d'affaires contre 4,9% un an plus tôt, et le résultat net part du groupe ressort à 22,5 millions d'euros, contre 6,4 ME sur la période comparable de l'année antérieure. A fin juin, le groupe a généré 54 millions d'euros de cash-flow d'exploitation, les capitaux propres s'élèvent à 677 millions d'euros et le ratio d'endettement net sur capitaux propres à 21% (stable par rapport à fin 2025). La conjoncture des prochains trimestres devrait ressembler à celle observée depuis le début de l'année. Dans ce contexte marqué par une visibilité réduite, le groupe s'attachera à gérer rigoureusement ses équilibres financiers, tout en poursuivant sa politique d'investissement et de développement.
* Eutelsat. La société allemande de technologies spatiales OroraTech a annoncé mercredi avoir conclu un accord avec l'opérateur de satellites français pour déployer jusqu'à 96 capteurs infrarouges sur les futurs satellites en orbite terrestre basse d'Eutelsat et étendre sa capacité à surveiller les feux de forêt, les infrastructures critiques et l'activité maritime depuis l'espace.
* HighCo a révisé hier soir ses guidances 2026 à la suite de la présentation de ses résultats semestriels. Il anticipe désormais une marge brute "supérieure à 77 ME" contre "supérieure à 78 ME" précédemment compte tenu d'un léger retard sur les activités du pôle Retail Media, soit une progression revue de "supérieure à +17%" à "supérieure à +15%" (MB 2025 publiée : 66,65 ME). Le groupe prévoit par ailleurs désormais une marge opérationnelle ajustée (RAO ajusté / MB) "proche de 13%", contre "supérieure à 12%" auparavant, compte tenu des économies de coûts générées dès le S2 2026 (marge opérationnelle ajustée 2025 : 12,1%). Les ressources financières du groupe seront principalement allouées, au cours du S2, à la restructuration en cours des activités de Sogec. Le recentrage stratégique et les actions de transformation opérés depuis 2025 "vont porter leurs fruits" selon HighCo, permettant au groupe d'anticiper une amélioration significative de sa rentabilité avec une marge opérationnelle ajustée supérieure à 15% dès 2027.
* Totalenergies investira 10 milliards de dollars avec des partenaires en Angola au cours des cinq prochaines années dans divers projets, a déclaré le directeur général du groupe, Patrick Pouyanné, lors d'une conférence à Luanda mercredi.
* Compagnie Chargeurs Invest change de nom et va devenir Belgrano pour renforcer la lisibilité de son positionnement et de ses ambitions. Evoquant le nom du premier navire de la Compagnie des Chargeurs Réunis, le Belgrano, ce nom rend hommage aux racines du groupe tout en réaffirmant l'esprit pionnier et international de la compagnie. Le groupe va mener à bien une stratégie "au service du nouveau profil et de l'identité du Groupe", la priorité étant donnée à la croissance organique, à la conquête de parts de marché et à la maximisation des free cash flows récurrents. Le résultat net part du groupe s'établit à 24 millions d'euros au premier semestre, contre une perte de 8,3 ME un an plus tôt. Il intègre notamment la plus-value de cession de Novacel de 51,2 millions d'euros, nette des frais de transaction et avant déduction des réserves de conversion recyclées au compte de résultat de 7,5 millions d'euros. Le résultat d'exploitation est en revanche en pertes de 2,9 ME au S1 2026, alors que le résultat d'exploitation courant régresse à 3,6 ME contre 6,9 ME un an avant. Concernant les perspectives 2027-2031, le groupe vise d'abord une accélération de sa trajectoire sur le S2 2026 / S1 2027, un chiffre d'affaires de 500 ME et un EBITDA de 50 ME dès 2027, puis un chiffre d'affaires de 750 ME et un EBITDA de 100 ME à 5 ans.
* Xilam Animation a conclu une série de préventes internationales pour les nouvelles saisons en production de plusieurs de ses franchises incontournables. La neuvième saison événement d'Oggy et les Cafards a été prévendue au groupe Warner Bros. Discovery pour les régions EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) et APAC (Asie Pacifique). Les prochaines cinquième et sixième saisons de Zig & Sharko l'ont été en Inde à JioStar India Private Limited et en Italie à Warner Bros. Discovery. Chickies, le spin-off de la série courte à succès T'es où Chicky ?, sera diffusé sur Radio-Canada et SVT Suède. Xilam sera présent au MIPCOM avec les deux premiers épisodes finalisés de la série Chickies, dont la livraison complète est prévue en 2027.
* Eiffage. Neomat CAM, co-entreprise de XTC New Energy et d'Orano, a attribué au groupement porté par Eiffage le contrat pour les travaux de terrassement et de construction des bâtiments de la future usine Neomat CAM de fabrication de composants de matériaux actifs de cathode (CAM), destinés aux batteries de véhicules électriques. Cette étape fait suite au démarrage des travaux préparatoires marqués par la pose de la première pierre de la future usine Neomat CAM le 29 mai 2026, sur le site de Gravelines et Loon-Plage, puis au baptême du tunnelier pour creuser le tunnel destiné à accueillir les canalisations des effluents de l'usine, organisé le 16 juillet. Ce projet industriel majeur, représentant un investissement de près de 500 millions d'euros, s'inscrit dans la dynamique d'industrialisation du territoire dunkerquois et dans le développement de la filière européenne des batteries pour véhicules électriques.
* Groupe Lanson-BCC, pure player du champagne, a réalisé au premier semestre 2026 un chiffre d'affaires de 99,1 ME en progression de 7,7%, bénéficiant notamment des premières expéditions du Champagne Heidsieck & Co Monopole. Le résultat opérationnel courant ressort à 8,7 ME (-20%) et le résultat net à 0,4 ME, contre 1,9 ME au S1 2025. Le contexte concurrentiel actuel, qui engendre une baisse du mix prix / produits, ne permet pas de répercuter aux consommateurs la hausse successive des prix du raisin des vendanges 2022 à 2024 cumulée au coût élevé du financement des stocks, indique le groupe. La reprise des volumes sera visible au second semestre et contribuera à l'amélioration du ratio stocks/ventes, un enjeu clé pour la maîtrise de la structure financière, ajoute Lanson-BCC. Les capitaux propres part du groupe se renforcent à 386 ME. La dette financière nette consolidée s'élève à 583 ME environ contre 538 ME au 30 juin 2025. Compte tenu de la forte saisonnalité des ventes de Champagne, les résultats du premier semestre ne peuvent être extrapolés à l'ensemble de l'exercice. Le premier semestre représente traditionnellement 35% à 38% des ventes annuelles, tout en supportant près de la moitié des charges fixes. Dans un environnement économique et géopolitique incertain, marqué notamment par une visibilité limitée sur la dynamique de consommation de fin d'année, Lanson-BCC ne communique pas de prévisions annuelles.
* Sogeclair publie au titre de son 1er semestre 2026 un chiffre d'affaires de 78,1 millions d'euros en baisse de 3,1%, pour un EBITDA en croissance de 21,4% à 6,2 ME. Le résultat opérationnel régresse à 1,2 ME, dû notamment aux frais et charges liés à l'opération de cession des activités d'Engineering dédiées au client Airbus, mais le bénéfice net repasse dans le vert, à 0,3 ME contre -0,8 ME un an avant. Le résultat net pdg se situe à 0,8 ME contre -0,3 ME un an plus tôt. Même s'il aborde le second semestre avec des perspectives contrastées selon ses activités, le groupe, par son positionnement sur des marchés porteurs, reste confiant en l'avenir à moyen terme.
* SergeFerrari Group a dégagé au premier semestre 2026 un EBITDA de 19,4 ME, en ligne avec le premier semestre 2025 (20,1 ME) dans un contexte de chiffre d'affaires stable. Le fabricant de toiles composites souligne que le maintien de ce niveau de rentabilité intervient en dépit d'un environnement particulièrement exigeant, marqué notamment par le renchérissement de l'ensemble des matières premières dérivées du pétrole. La bonne maîtrise de la structure des coûts et l'optimisation de la base industrielle ont contribué à supporter ces pressions et à préserver la performance opérationnelle du Groupe. L'EBIT atteint 13,4 ME, contre 15,3 ME au premier semestre 2025. Il intègre 1,5 ME de charges non récurrentes, correspondant principalement aux coûts de restructuration de Serge Ferrari Tersuisse. Le résultat net s'établit recule à 6,8 ME, contre 8 ME un an plus tôt. Avec une visibilité réduite sur la conjoncture, SergeFerrari Group s'engage à approfondir ses efforts de rentabilité grâce au travail réalisé pour flexibiliser sa structure de coûts.
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