Ouverture Paris : le CAC40 en net rebond après Trump
Interparfums recherché, Ubisoft chute
LA TENDANCE
La tendance est au rebond à l'ouverture ce jeudi, de 1,2% sur le CAC40 à 8.170 pts, après le revirement de la position américaine sur le Groenland. Wall Street s'est aussi offert un vif sursaut mercredi soir, les opérateurs ayant aussi réagi positivement au discours de Donald Trump à Davos qui a non seulement annoncé qu'il n'utiliserait pas la force pour contrôler le Groenland, mais qu'il ne mettrait pas non plus à exécution sa menace d'imposer dès le 1er février des surtaxes douanières de 25% contre huit pays européens opposés à sa volonté d'acquérir l'île de l'Arctique. Le président américain a évoqué en revanche la perspective d'un accord dans le cadre de l'OTAN qui permettrait d'ouvrir de nouvelles bases militaires dans la région...
WALL STREET
Le S&P 500 a grimpé de 1,16% à 6.875 pts, alors que le Nasdaq s'est adjugé 1,21% à 23.224 pts. Le Dow Jones s'est accordé 1,21% à 49.077 pts. La place américaine s'est donc redressée après la purge brutale de la veille, provoquée par l'agitation commerciale et géopolitique de Trump, et dans une moindre mesure par l'envolée des taux obligataires japonais... Les dernières publications d'entreprises ont été plutôt froidement accueillies, Netflix et Johnson & Johnson en faisant les frais, mais les investisseurs ont semblé percevoir encore quelques opportunités sur le segment technologique...
Donald Trump a aussi salué les performances économiques américaines, critiquant au passage le bilan de Joe Biden. Il a noté que la croissance américaine n'avait jamais été si forte, avec 4% d'expansion en vue selon lui et des marchés bien orientés... "Pratiquement tous les soi-disant experts avaient prédit que mes projets de mettre fin à ce modèle défaillant déclencheraient une récession mondiale et une inflation galopante... Nous leur avons prouvé le contraire", selon Trump. "Les États-Unis investissent massivement dans le nucléaire. Je n'étais pas partisan du nucléaire, mais les progrès réalisés en matière de sécurité sont incroyables. Nous sommes désormais pleinement engagés dans le domaine de l'énergie nucléaire", a-t-il aussi indiqué.
ECO ET DEVISES
Sur le front économique cette semaine, les opérateurs suivront aux Etats-Unis ce jeudi les chiffres finaux du PIB US du 3e trimestre, les inscriptions au chômage, les revenus et dépenses des ménages, ainsi que le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques ou encore que l'indice manufacturier de la Fed de Dallas. Le PMI composite américain, l'indice des indicateurs avancés et l'indice du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan, seront dévoilés vendredi.
Sur le Nymex, le baril de brut WTI grappille 0,2% à 60,75$. L'once d'or fin revient en arrière de 1,9% à 4.821$. L'indice dollar se stabilise face à un panier de devises. Le bitcoin évolue autour des 90.000$.
VALEURS EN HAUSSE
Interparfums (+6%) Compte tenu d'une fin d'année légèrement meilleure que prévue, le chiffre d'affaires d'Interparfums à devises constantes de l'exercice 2025 a atteint 918 ME, traduisant une croissance organique de plus de 4% par rapport à l'exercice 2024. La faiblesse marquée du dollar a pesé sur le chiffre d'affaires à devises courantes, néanmoins proche de 900 ME, grâce aux couvertures de change pratiquées en début d'année. Cette croissance reflète la solidité des marques phares du groupe dans un environnement toujours aussi complexe. Si certains pays comme la Corée et l'Inde ont connu des perturbations ponctuelles en matière de distribution, d'autres, comme la Chine, le Mexique ou l'Espagne, enregistrent des croissances à deux chiffres. L'année 2026 verra la mise en place d'un programme de lancements riche d'une quinzaine d'extensions de lignes de parfums actuelles. Mais elle sera également occupée par le développement des premiers projets sur les marques signées ou acquises l'an passé, Annick Goutal, Off-White et Longchamp, pour des lancements prévus en 2027 ainsi que par la préparation de nouvelles franchises sur les marques historiques, pour des lancements répartis sur 2027 et 2028.
Ekinops : +5% avec MAAT
Ipsos (+4%)présente aujourd'hui lors de sa Journée Investisseurs son nouveau plan stratégique dont l'objectif est de retrouver un rythme de croissance soutenu. Cette stratégie, portée par le Directeur Général Jean Laurent Poitou et approuvée par l'ensemble du Conseil d'Administration, pose les nouvelles ambitions de la société et son plan d'exécution. Le taux de croissance organique annuel devrait atteindre 5% ou plus dès 2028 et s'accompagner d'une amélioration de la marge opérationnelle qui cette même année devrait se situer à un niveau record de 13,5%.
Ose : +4% avec AB Science, Thermador, Claranova, Danone, Nexity, Arkema, Air France KLM
Eiffage (+3%) au travers de SEH, filiale allemande d'Eiffage Métal, a remporté en groupement avec BEMO Tunnelling et Metrostav DIZ, le contrat pour la construction du nouveau pont de Levensau, sur le canal de Kiel, au nord de l'Allemagne. Le montant total du marché est de 183 millions d'euros, dont 82 ME pour la part d'Eiffage. Ce nouveau contrat, après ceux remportés pour des ouvrages à Magdebourg, Mülheim ou encore Leverkusen, illustre la reconnaissance du savoir-faire d'Eiffage Métal sur le marché des ouvrages d'art métalliques en Allemagne. Le pont actuellement en place est le plus ancien pont surplombant le canal de Kiel, voie maritime artificielle la plus fréquentée au monde qui joue un rôle central dans l'économie régionale et le réseau de transport transeuropéen. Devenu vétuste et nécessitant une surélévation pour le passage de plus gros navires, le remplacement du pont actuel a été décidé. Le nouvel ouvrage, d'un poids de 10.000 tonnes, mesurera 241 m de long et s'élèvera sur une hauteur de 42 m. Le nouvel ouvrage sera ouvert au trafic ferroviaire à l'automne 2027, suivi quelques mois plus tard par une ouverture au trafic routier ainsi qu'à la circulation des cyclistes et des piétons.
Michelin : +2,8%. Avant la publication prévue le 11 février de ses résultats annuels 2025, le groupe Michelin a annoncé enregistrer dans ses états financiers préliminaires un free cash-flow avant acquisitions de 2,1 milliards d'euros, soit un niveau supérieur à la fourchette de 1,5 à 1,8 milliard d'euros indiquée le 13 octobre 2025. Michelin explique que cette surperformance résulte principalement du pilotage des dépenses d'investissement et d'une gestion rigoureuse des opérations impactant le besoin en fonds de roulement (stocks, dettes fournisseurs et créances clients). S'agissant du Résultat Opérationnel des Secteurs à taux de change constants, Michelin confirme la fourchette communiquée le 13 octobre 2025 : entre 2,6 et 3 milliards d'euros.
Bouygues : +2,8% avec Valeo, JC Decaux, FNAC Darty
En ligne avec sa feuille de route stratégique annoncée en septembre 2023 et son ambition de performance durable, Société Générale (+1,7%) poursuit l'amélioration de son efficacité opérationnelle, la simplification de son organisation, et son investissement dans le développement des compétences des collaborateurs et la mobilité interne. Société Générale a déposé ce jour auprès des instances représentatives du personnel un projet de simplification organisationnelle en France. Près de 2.000 collaborateurs ont contribué à une démarche participative à l'échelle du Groupe, générant plusieurs milliers d'idées pour optimiser les outils et les achats, simplifier les processus et les organisations, mutualiser les équipes et renforcer l'automatisation et l'usage de l'intelligence artificielle. Ces initiatives s'accompagnent d'un projet d'évolutions organisationnelles en France, qui concerne plusieurs activités et fonctions centrales au siège, ainsi que l'organisation régionale de la Banque de détail (le réseau d'agences n'est pas concerné), en vue de simplifier ses modes de fonctionnement et les rendre plus efficaces, plus responsabilisants et plus agiles, au service des clients. En s'appuyant sur les départs naturels et un dispositif social inédit qui investit dans la mobilité interne et le développement des compétences des collaborateurs, le Groupe serait amené à réduire de 1 800 le nombre net de postes. Cette évolution se ferait dans le cadre des mesures de l'accord Emploi signé le 15 décembre 2025 avec trois organisations syndicales, sans plan de départs, privilégiant les évolutions internes au sein des nombreux métiers de la Banque. La formation tout au long de la carrière serait renforcée grâce à l'Université Société Générale. En parallèle, un Campus Mobilité et Compétences verrait le jour pour fluidifier la mobilité interne, en créant des passerelles entre les différentes entités du Groupe, valorisant les parcours de carrière diversifiés et l'évolution vers les nouveaux métiers. A l'issue de la consultation des instances représentatives du personnel, les changements envisagés s'opéreraient progressivement en 2026 et en 2027 pour les activités concernées, pouvant aller au-delà pour la Banque de détail en France.
Remy Cointreau : +2,5% avec Veolia, S30
Orange : +2%. Près de 20 milliards d'euros pour reprendre SFR ? Selon les informations de 'BFM Business', le trio Bouygues Telecom/Orange/Iliad serait désormais prêt "à débourser autour de 20 milliards d'euros, même si aucune n'offre n'a été formalisée". La première proposition du consortium de 17 MdsE a été repoussée par Patrick Drahi en octobre dernier. "Orange, Bouygues et Free conserveront le même partage des activités de SFR que lors de leur première proposition", croit savoir le site d'informations, ajoutant que Patrick Drahi vient d'autoriser les acquéreurs potentiels "à examiner les comptes de l'opérateur télécom pour approfondir leurs négociations".
Vinci : +2% suivi de Icade, Dior, Kering, Beneteau, Unibail, Equasens, Euronext, Saint-Gobain, Sopra Steria, Eurazeo
CIS (+1,8%) a fait part d'un chiffre d'affaires 2025 de 489,2 ME, en progression de 15,7%, à données publiées, par rapport à 2024 (+15,5% à taux de change constant). Le spécialiste mondial de la gestion de bases-vie dans les environnements onshore et offshore les plus isolés annonce que sa croissance 2025 a principalement été portée par la montée en puissance de plusieurs contrats en Afrique et en Eurasie. L'Afrique représente ainsi 55,7% du chiffre d'affaires (+19% à taux de change constant et l'Eurasie 41,9% (+25% à taux de change constant). La zone Amérique quant à elle ne représente plus que 2,4% (-60% à à taux de change constant), en raison d'arrêts de contrats, comme déjà annoncés, sur le Brésil. Sur l'ensemble de l'exercice 2025, CIS affiche un taux de 95% de renouvellement de ses contrats, consolidant ainsi sa position de leader dans ses secteurs d'intervention. Le groupe ambitionne de dépasser le cap des 500 ME de chiffre d'affaires à moyen terme en ciblant prioritairement des grands projets dans les secteurs miniers, de l'énergie et des infrastructures.
Getlink (+1%) annonce un Chiffre d'affaires stable à 1,595 milliard d'euros en 2025 (-1%), soutenu par la hausse des chiffres d'affaires d'Eurotunnel et d'Europorte dans un contexte de normalisation attendue de la contribution d'Eleclink. Concernant Eurotunnel, le Chiffre d'affaires ressort en hausse de 4% à 1,198 milliard d'euros. Pour Eleclink, le Chiffre d'affaires est en baisse de 20% à 225 millions d'euros par rapport à 2024, reflétant la normalisation des marchés de l'électricité et la suspension de l'activité. Chez Europorte, le Chiffre d'affaires s'est inscrit en hausse de 2%, à 172 millions d'euros. Le groupe affiche sa confiance dans la capacité à dépasser l'objectif d'EBITDA 2025 annoncé en mars compte tenu de l'accord conclu avec les compagnies d'assurance relatif aux indemnités liées aux pertes d'exploitation d'Eleclink en 2024.
Ipsen (+1%) Le Tribunal arbitral de la Chambre de commerce internationale (CCI) a rendu une décision finale en faveur d'Ipsen, rejetant la demande introduite par Galderma dans le cadre de la procédure d'arbitrage relative à la résiliation par Ipsen de l'accord de R&D. La décision du tribunal de la CCI confirme la totalité des droits d'Ipsen sur ses programmes toxines en phase clinique dans le domaine de l'esthétique. "Cette décision décisive du Tribunal arbitral soutient la position de leader d'Ipsen dans la recherche et le développement en neurosciences. Nous continuons à évaluer toutes les options afin de maximiser la valeur d'IPN10200", a déclaré David Loew, Directeur Général d'Ipsen.
VALEURS EN BAISSE
Ubisoft (-28%) a annoncé une refonte majeure de son organisation, de son modèle opérationnel et de son portefeuille, destinée à retrouver une position de leader créatif, à regagner en agilité et à impulser un rebond. Cette transformation s'articule autour de trois piliers principaux avec un nouveau modèle opérationnel, un recentrage du portefeuille avec une feuille de route à trois ans significativement révisée et un ajustement de la taille de l'organisation. La décision stratégique d'Ubisoft d'engager cette refonte majeure est motivée par l'évolution d'un marché AAA durablement plus sélectif, un environnement de plus en plus concurrentiel sur les jeux de tir, ainsi que par la difficulté croissante pour les éditeurs de créer des nouvelles marques dans un contexte de hausse des coûts. Néanmoins, lorsqu'il rencontre le succès, un contenu AAA exceptionnel présente un potentiel financier plus important que jamais. Si les progrès réalisés l'année dernière dans les processus de production ont permis d'améliorer le niveau de qualité des jeux Ubisoft en 2025, l'environnement actuel impose au groupe de transformer en profondeur son organisation et son fonctionnement, afin de proposer des jeux d'une qualité exceptionnelle à des coûts plus compétitifs. Ubisoft a par ailleurs arrêté le développement de 6 jeux ne répondant pas aux nouveaux critères renforcés de qualité de de priorisation du portefeuille au niveau du Groupe. Cela inclut le remake de Prince of Persia: The Sands of Time, ainsi que 4 titres non annoncés, dont 3 nouvelles marques, et un jeu mobile. En parallèle, le groupe accordera un temps de développement supplémentaire à 7 jeux afin de garantir l'atteinte de standards de qualité renforcés et de maximiser la création de valeur à long terme. Cela inclut le titre non annoncé initialement prévu pour l'exercice FY26, qui a été reporté à FY27. Dans le cadre de sa transformation, Ubisoft a pris plusieurs décisions ayant un impact sur le calendrier de sorties du groupe et sur la composition de son portefeuille. En conséquence, le groupe considère que les prévisions précédemment communiquées pour l'exercice FY2026-27 ne constituent plus une référence appropriée et les mettra donc à jour en mai 2026. Pour l'exercice FY2025-26, Ubisoft prévoit désormais des net bookings d'environ 1,5 milliard d'euros, se traduisant par une réduction d'environ 330 millions d'euros de la marge brute par rapport aux objectifs précédemment communiqués, un EBIT non-IFRS d'environ -1 milliard d'euros, reflétant principalement à la fois l'impact des hypothèses révisées de net bookings pour l'exercice FY26 décrites ci-dessus et les décisions liées à la transformation ayant conduit à une dépréciation accélérée d'environ 650 ME, l'arrêt du développement de 6 jeux, l'allocation de temps de développement supplémentaire à 7 titres avec une révision des attentes de revenus dans un marché durablement plus sélectif, un Free cash flow compris entre -400 millions d'euros et -500 millions d'euros et une dette nette non-IFRS comprise entre 150 millions d'euros et 250 millions d'euros à la fin de l'exercice FY26, avec une position de trésorerie comprise entre 1,25 milliard et 1,35 milliard d'euros, contre une guidance antérieure d'environ 1,5 milliard d'euros. Par ailleurs, en amont de la publication des net bookings du troisième trimestre de l'exercice FY2025-26, prévue le 12 février, Ubisoft communique à titre indicatif un montant de net bookings d'environ 330 millions d'euros, principalement porté par une surperformance liée à certains partenariats et reflétant un back-catalogue robuste.
LFE : -6% après ses comptes
Exail recule de 2% avec Dassault Aviation et Thales (-1%)
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