Mi-séance Paris : pas de rebond du CAC 40
Donald Trump ne semble pas encore vouloir baisser le ton, bien au contraire...
LA TENDANCE
Après 5 séances de baisse et près de 350 points de perdus depuis les plus hauts du début de l'année, le CAC40 tente de se stabiliser ce mercredi, inchangé à 8.060 points en fin de matinée. Le léger rebond observé ce matin a vite tourné court malgré un léger sursaut des valeurs du secteur du luxe.
Il faut dire que le contexte international ne plaide pas pour un rebond. Donald Trump ne semble pas encore vouloir baisser le ton, bien au contraire, au sujet du Groenland qu'il entend en quelque sorte annexer. Cette affaire place les Etats-Unis dans un certain isolement, et le fait de relancer les menaces commerciales, levier préféré du locataire de la Maison Blanche, n'arrange pas les choses et rappelle aux investisseurs l'éprouvant mois d'avril boursier consécutif aux tarifs douaniers du Jour de la Libération. Wall Street a d'ailleurs terminé en nette baisse mardi soir avec notamment 2,39% de baisse sur le Nasdaq.
VALEURS EN HAUSSE
Alstom (+0,6% à 26,4 euros) a communiqué pour les 9 premiers mois de son exercice fiscal 2025-2026 un chiffre d'affaires de 13,851 MdsE, en croissance de 3% en données publiées et de +7,2% en organique. Le volume de commandes sur 9 mois a atteint 20,05 MdsE (15,21 MdsE un an plus tôt). Le carnet de commandes au 31 décembre 2025 ressort ainsi à 100,3 MdsE. Pour l'ensemble de l'exercice, le groupe ferroviaire vise une croissance organique supérieure à 5% avec une marge d'exploitation ajustée d'environ 7%et une génération de cash-flow libre dans une fourchette de 200 à 400 ME.
LVMH et Kering reprennent 1 à 2% mais Hermès est quasiment stable.
Pernod Ricard parvient aussi à reprendre plus de 3% à 76,7 euros tout en restant proche de ses plus bas depuis 15 ans.
Atos (+9% à 58,6 euros) prévoit de dépasser son objectif de rentabilité en 2025, avec une marge opérationnelle supérieure à 340 millions d'euros, soit plus de 4% du chiffre d'affaires, et a déclaré que ses ambitions financières à plus long terme restent "inchangées".
VALEURS EN BAISSE
Plus forte baisse du CAC 40, Danone recule de plus de 5% sous les 70 euros, de retour au plus bas depuis l'été dernier en bourse de Paris. Danone perdait même jusqu'à plus de 11% en tout début de matinée. Parmi les nouvelles qui tournent sur le marché, celle de la chute de la natalité en Chine a été largement commentée par certains analystes à l'image de Jefferies et de la Deutsche Bank dont les spécialistes sont particulièrement sévères sur le dossier. Une communication de la Singapore Food Agency annonçant le rappel de plusieurs références de laits infantiles, a aussi perturbé les investisseurs. Parmi les produits concernés, Kepler Cheuvreux mentionne la marque Dumex Dulac. De son côté, Bank of America reste à "sous-performance" sur le titre, avec un cours cible abaissé d'un euro à 69 euros. Rappelons que Pékin a indiqué que le nombre de naissances avait chuté de 17% en 2025, pour tomber à 7,9 millions, un niveau oublié depuis que la mesure statistique a été mise en place il y a... 77 ans. De quoi peser sur l'activité du groupe pour qui la Chine est un gros marché pour le lait infantile. La croissance des importations chinoises de lait infantile ralentissait déjà et l'annonce par le gouvernement chinois d'une baisse de 17% du taux de natalité l'an dernier renforce les inquiétudes quant à une éventuelle dévalorisation des entreprises de lait infantile exposées au marché chinois, a prévenu la Deutsche Bank qui a ajusté son objectif de 67 à 66 euros, tout en restant à "vendre" sur le dossier.
Pas aidé par le contexte boursier des derniers jours, Euronext reperd 2% à 122,4 euros.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote