Mi-séance Paris : le revirement de Trump permet au CAC 40 de rebondir
Ubisoft chute fortement après un nouvel avertissement.
LA TENDANCE
La tendance est clairement au rebond ce jeudi avec un CAC 40 en hausse de plus de 1% autour de 8.160 points vers la mi-journée. Le revirement de la position américaine sur le Groenland explique cette amélioration et Wall Street s'est aussi offert un vif sursaut mercredi soir, les opérateurs ayant réagi positivement au discours de Donald Trump à Davos qui a non seulement annoncé qu'il n'utiliserait pas la force pour contrôler le Groenland, mais qu'il ne mettrait pas non plus à exécution sa menace d'imposer dès le 1er février des surtaxes douanières de 25% contre huit pays européens opposés à sa volonté d'acquérir l'île de l'Arctique. Le président américain a évoqué en revanche la perspective d'un accord dans le cadre de l'OTAN qui permettrait d'ouvrir de nouvelles bases militaires dans la région.
VALEURS EN HAUSSE
Société Générale remonte de 2,2% au-dessus des 70 euros alors que la banque va supprimer 1.800 postes en France dans le cadre d'un projet de réorganisation de ses activités dans le pays. Cette évolution se ferait dans le cadre des mesures de l'accord Emploi signé le 15 décembre 2025 avec trois organisations syndicales, sans plan de départs, privilégiant les évolutions internes au sein des nombreux métiers de la Banque. A l'issue de la consultation des instances représentatives du personnel, les changements envisagés s'opéreraient progressivement en 2026 et en 2027 pour les activités concernées, pouvant aller au-delà pour la Banque de détail en France, a précisé la SG.
Danone reprend 2,5% à 69 euros au lendemain d'un violent décrochage de plus de 8%. Le géant de l'agroalimentaire a été secoué mercredi après que l'agence sanitaire singapourienne, la Singapour Food Authority (SFA), a ordonné la semaine dernière le rappel de laits Dumex Dulac 1 en raison d'une possible contamination par la céréulide. Plus tôt ce mois-ci, le fabricant de produits alimentaires Nestlé avait également procédé à un rappel de produits de nutrition infantile dans au moins 37 pays, en raison d'une présence possible de céréulide.
Michelin s'adjuge presque 3% à 31,1 euros après avoir présenté des résultats préliminaires meilleurs que prévu. Le pneumaticien a notamment fait état d'un free cash-flow 2025 avant acquisitions de 2,1 milliards d'euros, soit un niveau supérieur à la fourchette de 1,5 à 1,8 milliard d'euros indiquée le 13 octobre. Michelin explique que cette surperformance résulte principalement du pilotage des dépenses d'investissement et d'une gestion rigoureuse des opérations impactant le besoin en fonds de roulement (stocks, dettes fournisseurs et créances clients). S'agissant du Résultat Opérationnel des Secteurs (à taux de change constants), Michelin confirme la fourchette communiquée le 13 octobre 2025, soit entre 2,6 et 3 milliards d'euros. Les résultats audités seront publiés, comme prévu, le 11 février.
ArcelorMittal gagne 4,5% à 45,5 euros, au plus haut depuis le début 2012, alors que Citi reste à l'achat sur le dossier avec une cible ajustée de 45 à 55 euros. Morgan Stanley avait auparavant rehaussé à 'surpondérer' sa recommandation sur le géant de l'acier qui est désormais sa valeur préférée dans le secteur. L'objectif de cours a été fixé à 46,2 euros. Selon la banque, le secteur sidérurgique européen présente un "potentiel de hausse asymétrique" en ce début 2026, les valorisations actuelles ne tenant pas encore compte de la pérennité des nouvelles mesures visant à réduire la dépendance aux importations et à renforcer la compétitivité des aciéries nationales.
Interparfums bondit de 5% à 25,2 euros après l'annonce d'un chiffre d'affaires 2025 de 918 ME, traduisant une croissance organique de plus de 4% et de 2,1% à devises courantes. La faiblesse marquée du dollar a pesé sur le chiffre d'affaires à devises courantes, néanmoins proche de 900 ME, grâce aux couvertures de change pratiquées en début d'année. Le propriétaire des marques de parfum Jimmy Choo, Montblanc, Moncler et Karl Lagerfeld anticipe désormais une marge opérationnelle courante comprise entre 19% et 19,5% pénalisée par la charge additionnelle liée aux droits de douane américains et l'évolution défavorable de la parité euro-dollar. Philippe Benacin, PDG du groupe, a averti que, compte tenu des nombreuses incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires, le manque de visibilité continuait d'inciter le groupe "à la plus grande prudence" pour 2026. Il a toutefois ajouté être "très confiant" dans une reprise de la croissance dès 2027.
VALEURS EN BAISSE
Nouveau coup de bambou pour les actionnaires d'Ubisoft dont le titre plonge de plus de 30% à 4,4 euros. Dans le cadre de la refonte majeure de son organisation, désormais structurée autour de cinq 'Creative Houses', l'éditeur de jeux vidéo a annoncé hier soir l'arrêt du développement de 6 jeux, dont le remake de 'Prince of Persia: The Sands of Time', un temps de développement supplémentaire pour 7 jeux afin de garantir " l'atteinte de standards de qualité renforcés et de maximiser la création de valeur à long terme ", et un renforcement de ses initiatives de réduction des coûts avec pour objectif d'améliorer l'efficacité structurelle, de restaurer un niveau d'agilité organisationnelle nettement supérieur et d'aligner plus étroitement sa base de coûts fixes avec ses priorités stratégiques et créatives. Au niveau financier, Ubisoft prévoit désormais des net bookings 2025-2026 d'environ 1,5 milliard d'euros, se traduisant par une réduction d'environ 330 millions d'euros de la marge brute par rapport aux objectifs précédemment communiqués, un EBIT non-IFRS d'environ -1 milliard d'euros, reflétant principalement à la fois l'impact des hypothèses révisées de net bookings et les décisions liées à la transformation ayant conduit à une dépréciation accélérée d'environ 650 ME, l'arrêt du développement de 6 jeux, l'allocation de temps de développement supplémentaire à 7 titres avec une révision des attentes de revenus dans un marché durablement plus sélectif, un Free cash flow compris entre -400 millions d'euros et -500 millions d'euros et une dette nette non-IFRS comprise entre 150 et 250 ME à la fin de l'exercice 2026, avec une position de trésorerie comprise entre 1,25 et 1,35 milliard d'euros, contre une guidance antérieure d'environ 1,5 MdE.
Seule baisse significative parmi les valeurs du CAC 40, Thales cède 2% à 256 euros. Le secteur de la Défense est délaissé après le recul des tensions au Groenland et Dassault Aviation recule aussi de 1,6%.
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