Mi-séance Paris : le CAC40 reste au contact des 8.700 points
Thales enchaîne une sixième séance positive d'affilée.
LA TENDANCE
Après deux séances de petite consolidation, le CAC40 parvient à remonter au contact des 8.700 points, en hausse de 0,3% vers la mi-journée. Les volumes de transaction restent très limités dans une actualité financière réduite.
Le rapport rassurant sur l'inflation américaine publié mercredi, conjugué aux chiffres décevants de l'emploi de la semaine dernière, offre à la Réserve fédérale une plus grande marge de manoeuvre pour maintenir le statu quo. De quoi apaiser les craintes des investisseurs même si la persistance de nouvelles pressions sur les prix avec la volatilité du marché pétrolier complique les perspectives, rendant les traders attentifs aux prochaines données économiques. Les opérateurs tablent désormais sur une probabilité d'environ 66% pour un statu quo des taux directeurs américains à la rentrée, contre 45% il y a une semaine, montre l'outil 'FedWatch' du CME Group.
Le baril de Brent pour livraison rapprochée faiblit légèrement ce jeudi autour de 87 dollars après une hausse de 12% au cours des six jours précédents. Les opérateurs surveillent les efforts en dents de scie de Téhéran et de Washington pour mettre fin au conflit. La guerre au Moyen-Orient, conjuguée aux affrontements entre l'Ukraine et la Russie, reste marqués par des vagues de frappes contre les infrastructures énergétiques, notamment les ports et les raffineries.
VALEURS EN HAUSSE
En hausse de 0,6% à plus de 273 euros, Thales enchaîne une sixième séance positive d'affilée dans un contexte d'arbitrages en faveur du secteur de la Défense. Thales affiche une forte revalorisation de plus de 20% sur un mois et se rapproche de ses sommets d'octobre 2025 à 279 euros.
Plus forte hausse du CAC 40, Stellantis (+1,8% à 4,72 euros) se reprend légèrement tout en restant proche de ses récents plus bas, le constructeur automobile affichant encore 50% de baisse depuis le début de l'année.
* Worldline bondit de 4,3% à 12,3 euros dans le sillage d'Adyen qui flambe de 14% à Amsterdam. Le spécialiste néerlandais des paiements a relevé ses prévisions de croissance annuelle, visant désormais une hausse de son chiffre d'affaires net comprise entre 21% et 23% en 2026, contre une fourchette précédente de 20% à 22%. Le groupe récolte les fruits de ses toutes premières acquisitions et bénéficie d'une demande croissante pour ses services, tant de la part de nouveaux clients que de clients existants. Il table également sur une marge d'Ebitda sous-jacente annuelle en ligne avec l'exercice antérieur alors que les capex devraient représenter 7% des revenus nets, contre 5% estimé précédemment.
VALEURS EN BAISSE
* Valneva (-1,3% à 2,43 euros) a fait état d'un chiffre d'affaires de 65,8 millions d'euros pour son 1er semestre 2026, dont 64 millions d'euros de ventes de produits pour une perte nette de 63,3 millions d'euros contre une perte de 20,8 ME au 1er semestre 2025, reflétant une baisse de la marge brute due au recul des ventes et des volumes de production, ainsi qu'à des éléments ponctuels affectant le coût des ventes, notamment des coûts de résiliation de contrats liés à IXCHIQ et des dépréciations de stocks. Malgré l'impact négatif persistant du contexte géopolitique sur les voyages, l'entreprise de vaccins confirme ses perspectives pour 2026, avec des ventes de produits attendues entre 135 et 150 ME et un chiffre d'affaires total compris entre 145 et 160 ME. Les marges brutes des produits devraient s'améliorer au cours du second semestre, après l'impact d'éléments non récurrents au premier semestre 2026, indique le groupe.
Seule baisse supérieure à 1% sur le CAC 40, Dassault Systèmes revient sur les 21 euros.
Schneider Electric (-0,2%) reste proche de ses meilleurs biveaux boursiers au-dessus de 310 euros. Bernstein a revalorisé Schneider Electric de 330 à 350 euros ('surperformer').
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