Mi-séance Paris : le CAC 40 pourrait aligner une neuvième séance de baisse
Les marchés obligataires restent sous tension.
LA TENDANCE
Le CAC40 évolue sans direction ce vendredi, à l'équilibre autour de 8.460 points en fin de matinée après huit séances précédentes de repli. Les opérateurs continuent à guetter comme le lait sur le feu l'évolution des marchés obligataires avec des rendements qui se sont stabilisés depuis le milieu de semaine mais sans véritablement redescendre. Le taux des obligations à 30 ans américaines se maintiennent autour des 5,25% malgré les projets du Trésor d'intensifier ses rachats de dette. En France, le taux des OAT 10 ans se maintient au-dessus de 4,10%.
Aux Etats-Unis, les analystes se montrent notamment sceptiques quant à la capacité du secrétaire américain au Trésor à limiter les dépenses pour réduire un déficit budgétaire de plus de 6% du produit intérieur brut, les charges d'intérêts s'élevant à elles seules à 1.200 milliards de dollars cette année. Les marchés considèrent désormais que le seuil de 5,30% pour la dette à 30 ans constitue un seuil critique pour le Trésor américain.
Les cours de l'or noir consolident un peu mais sont en passe d'enregistrer une deuxième hausse hebdomadaire, alors que l'impasse dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran continue de perturber l'approvisionnement. Le baril de Brent pour livraison octobre se stabilise autour de 93 dollars.
VALEURS EN HAUSSE
Parmi les plus fortes hausses du CAC 40, Stellantis reprend 2,2% à 4,56 euros. Le titre du constructeur automobile a été particulièrement malmené cette semaine avec un plus bas historique touché mardi à 4,38 euros.
STMicroelectronics rebondit de 1,2% à 43,5 euros après trois séances de baisse marquée.
VALEURS EN BAISSE
Thales (-1,4% à 252,5 euros) a procédé à une émission obligataire en deux tranches pour un montant total d'un milliard d'euros, destinée au financement de son projet d'acquisition d'Exail. L'émission est composée de deux tranches de 500 millions d'euros, l'une d'une durée de quatre ans, à taux fixe avec un coupon de 3,50%, l'autre d'une durée de 8 ans, à taux fixe avec un coupon de 3,75%, selon un communiqué du groupe. Cette émission a suscité une forte demande de la part des investisseurs et a été largement souscrite par une base d'investisseurs diversifiée, précise l'entreprise.
Renault cède 0,7% à 28,4 euros. Barclays a dégradé le constructeur à 'pondération en ligne', invoquant une concurrence féroce et la nécessité de réductions de coûts majeures. La banque britannique souligne que, bien que Renault fasse preuve d'une réelle urgence sous la direction de son nouveau DG, l'ampleur des économies requises reste considérable. Si Renault parvenait à atteindre pleinement ses objectifs de réduction des coûts, " cela entraînerait très probablement un relèvement des prévisions de bénéfices, à moins que les vents contraires ne soient encore plus forts que ce que le marché anticipe actuellement. Toutefois, nous ne prévoyons pas de révision des bénéfices avant le premier semestre 2027 au plus tôt ". L'objectif est maintenu à 31,5 euros.
Ipsen (-1,5% à 161 euros) a finalisé l'acquisition de Kartos Therapeutics, une société biopharmaceutique au stade clinique, apportant le navtemadlin, un inhibiteur de MDM2 en développement clinique de phase III dans la myélofibrose. Cette opération avait été annoncée par les deux sociétés le 29 juin 2026. Ipsen, par l'intermédiaire d'une filiale détenue à 100%, doit verser un paiement initial de 450 millions de dollars à la réalisation de la transaction. Les actionnaires de Kartos Therapeutics pourront également percevoir des paiements d'étape supplémentaires pouvant atteindre 1,3 milliard de dollars, incluant un paiement d'étape significatif lié à l'obtention des autorisations réglementaires, ainsi que des paiements d'étape liés aux ventes. Cette acquisition portant sur un actif à un stade avancé de développement devrait avoir un effet relutif sur le résultat opérationnel courant d'Ipsen à partir de 2029, avec un impact dilutif limité sur les perspectives financières de l'exercice 2026, avait rapporté le groupe fin juin.
La Société Générale recule de 1,2% à 75,5 euros. Les analystes de KBW ont dégradé Société Générale à 'sous-performer' malgré un objectif de cours à 81 euros.
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