Mi-séance Paris : le CAC 40 corrige mais tente de préserver les 8.000 points
Les valeurs pétrolières rebondissent.
LA TENDANCE
Après l'envolée d'hier sur le marché parisien qui a vu le CAC 40 progresser de +4,49%, soit la hausse la plus forte depuis le 9 mars 2022 (+7,13%), l'heure est désormais aux prises de bénéfices et l'indice parisien cède 0,8%, encore au contact des 8.000 points.
Le détroit d'Ormuz reste la principale source d'inquiétude, alors que Donald Trump avait fait état d'une trêve de deux semaines des hostilités avec l'Iran qui devait permettre une réouverture totale de la voie navigable, mais que Téhéran ne semble vouloir qu'un passage contrôlé. La trêve est par ailleurs compromise du fait des frappes israéliennes continues au Liban. Le Wall Street Journal a rapporté que l'Iran avait informé les médiateurs qu'il limiterait le nombre de navires traversant le détroit à une douzaine par jour, soit une fraction des plus de 130 navires qui le franchissaient quotidiennement avant la guerre. Les transporteurs maritimes demeurent donc dans l'expectative, sur fond d'échos contradictoires sur les conditions de circulation. Lors d'un point de presse hier, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié de fausses les affirmations de Fars concernant l'interruption du trafic. Elle a également indiqué que Washington soutenait la position d'Israël selon laquelle le Liban ne ferait pas partie de l'accord de cessez-le-feu.
Trump a promis de maintenir les troupes américaines dans le golfe Persique avant les pourparlers prévus avec l'Iran pour consolider la trêve, tandis que Téhéran a averti qu'il pourrait y avoir des mines dans la voie maritime. Les deux camps s'accusent mutuellement d'enfreindre la trêve annoncée avant-hier après six semaines de conflit. En conséquence, le baril de pétrole repart légèrement à la hausse à 97 dollars le Brent.
VALEURS EN HAUSSE
Technip Energies bondit de 3,3% à 41,3 euros. Le groupe a remporté un contrat auprès de Long Son Petrochemicals Co (LSP) dans le cadre du projet d'amélioration du complexe de Long Son Petrochemicals (LSPE), situé sur l'île de Long Son, au Vietnam. Ce contrat porte sur des services d'ingénierie et d'approvisionnement, une assistance sur site ainsi que la fourniture de brûleurs propriétaires pour les fours de craquage de l'installation.
Plusieurs autres valeurs pétrolières sanctionnées hier remontent, notamment Vallourec en hausse de près de 5% à 23 euros.
TotalEnergies reprend aussi de 0,8% à 77,5 euros.
Safran reste en légère hausse à 313,7 euros. La Deutsche Bank a revalorisé Safran de 348 à 365 euros ('achat').
VALEURS EN BAISSE
Au lendemain d'une séance de vif rebond pour le luxe, LVMH retombe de presque 4%. Kering et Hermès reculent d'environ 2%. Dans une note reprise par 'Bloomberg', JP Morgan affirme que les résultats du premier trimestre dans le secteur européen du luxe devraient confirmer les tendances observées pour la plupart des acteurs, mais également révéler des divergences de performance plus marquées entre les marques. Malgré les perturbations géopolitiques actuelles, la banque anticipe une forte croissance pour les marques présentes dans des catégories telles que la joaillerie et le prêt-à-porter haut de gamme.
Airbus, Saint-Gobain ou ArcelorMittal, qui figuraient hier parmi les plus fortes hausses du CAC 40, corrigent d'environ 2%.
Fleury Michon (-0,4% à 22,4 euros) a maintenu une marge opérationnelle courante de 1,5% en 2025 mais déclare ne pas être en mesure d'apporter des indications chiffrées concernant ses performances en 2026.
OVH perd 3% à 8,78 euros à la suite de la publication de ses résultats semestriels. Premier fournisseur européen de services cloud natifs, le groupe a vu son Ebitda ajusté progresser de 8,3% en données comparables à 227,2 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 555,3 millions d'euros, en hausse de 5,5%. Le management a confirmé ses prévisions annuelles, dont une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre 5% et 7% et une marge d'EBITDA ajusté supérieure à celle de 2025.
Maisons du Monde (-20% à 0,88 euro) a prévenu du "non aboutissement" des discussions avec ses partenaires financiers. Compte tenu de sa consommation de trésorerie et des besoins de financement, avec une prochaine échéance de remboursement du prêt syndiqué d'un montant de 25 millions d'euros en principal le 22 avril 2026, "ces discussions multipartites ont visé à la fois à apporter de nouvelles liquidités et à restructurer la dette bancaire existante, y compris au moyen de solutions en capital".
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